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Très cultivé, sans arrogance, intelligent et bienveillant, plus ouvert et tolérant que ceux qui prônent ces qualités sans l’être, Jean-Pierre Chevènement aurait fait un parfait ministre de l’Education et de la Culture.
Voici son programme :
Madeleines
Le temps des Cerises
Bach par Jean-Charles Ablitzer (grandes orgues de Belfort)
Nocturne de Chopin

Kathleen Ferrier : Kindertotenlieder n° 3
Boris Godounov (début) Prologue
Kathleen Ferrier : Le Chant de la Terre « Der Abschied »

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David Grimal, l’esprit ouvert

Le 13 février 2015 à 13:36 par Radio Classique

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Magnifique programme du violoniste David Grimal :
Madeleines:
Charles Munch la Mer de Debussy
Bach, Sonates et partiras live Festival de Salzbourg par Nathan Milstein
Theolonius Monk, Round about midnight

Musiques:
Andromeda Alexandra Grimal
Un disque de Subramanian
Dutilleux, Concerto pour violoncelle Xavier Phillips orchestre de Seattle
Hora Staccato par Grigoras Dinicu au violon.

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Dans le langage familier, le bourdon n’engendre pas une franche gaieté. C’est la face sombre de Didier Bourdon et le paradoxe de l’irrésistible comédien comique, membre des célèbres Inconnus qui sont devenus plus connus que… Stéphanie de Monaco.
En musique, le bourdon désigne un accord continu sur une même note. Le contraire de sa large palette qui lui permet d’incarner des sentiments subtils et mélangés dans Village presque parfait.
Voici son programme :
Bach : “Prélude en do majeur” joué par Richter

- Wagner : prélude “Lohengrin”

- Haydn : “symphonie 98″ (1er mouvement)

- Poulenc : sonate flûte et piano (1er mvt)

Madeleines :

- Bee Gees : “Too much Heaven”

- Léo Ferré : “La vie d’artiste”

- Franck Sinatra : “Strangers in the night”

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Il a joué pour les obsèques de son ami Tignous, de Charlie Hebdo. Le cercueil était recouvert de dessins. Cela lui a rappelé quand son père rentrait dans son village libanais, en pleine guerre civile, et qu’il jouait de sa trompette sur le toit de la maison.
Ibrahim Maalouf est un artiste libre. Inquiet, concerné, mais libre. Refusant les opinions hâtives, les raccourcis hasardeux, il plaide pour les nuances, la complexité. D’une voix claire.
Voici son programme :
« Les 3 « madeleines »:

- “Shlomo” Ernest Bloch

- “l’aquarium” de Camille Saint Saëns

- le concerto pour piano d’Edward Grieg

Les 4 autres extraits:

- Sonate de Beethoven pour violoncelle et piano N° 3 (1er mvt) Rostro/Richter

- Symphonie n° 1 de Mahler (2e mvt)

- 4e Concerto Brandebourgeois de JS Bach (1er mvt)

le Sacre du Printemps, version Ensemble de Cuivres !!

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Dans L’art presque perdu de ne rien faire (Grasset), Dany Laferrière nous invite à l’immobilité, à la lenteur, à l’écoute. Ce n’est pas le vide, c’est le refus de l’agitation par peur du vide. C’est enlever les chaussures qui font courir la pensée vers le bavardage ou le néant et rester pieds nus pour mieux sentir la beauté du monde et accueillir les trésors enfouis de la mémoire. Il y a du Rilke chez ce troubadour haïtien qui siège à l’Académie française.
Dany Laferrière nous a offert l’une des plus belles émissions depuis la rentrée. Il nous rend plus humains.

Voici son programme :

L’Affiche rouge d’Aragon chanté par Ferré.
L’Epitaphe de Villon chanté par Morelli.
N’importe quelle chanson du troubadour haïtien Manno Charlemagne.
N’importe quelle pièce de Tabou Combo.

Classiques (ajoutés)
Trio n° 2 de Schubert – 2e mvt
Adagio de Barber

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Il creuse le même sillon à fleur de terre entre Paris, les Vosges et la Normandie, depuis près de trente ans et il réussit toujours à nous étonner. Taclant les effets de mode, les fausses valeurs, les ridicules de notre époque et vantant les charmes de la vraie modernité, celle qui savait s’allier à la fantaisie. Pudique et visant juste, léger et profond, Benoît Duteurtre nous enchante par son art du récit, son ironie subtile, sa construction rigoureuse. Son Ordinateur du paradis est un vent d’air frais dans le tintamarre actuel des idées reçues qui sonne creux et empoisonne l’atmosphère.
Voici son programme :
Madeleines
- Offenbach : La belle Hélène, direction Jules Gressier (Emi) - Air de Paris (au mont Ida - ou la tyrolienne :”Je suis gai…”)
- Debussy : Préludes : La fille aux cheveux de lin ou Voiles
- Fernandel : C’est comme ça à Calcutta (1938)

Choix
- Richard Strauss : Concerto pour cor n°2, mouvement final (si possible direction Kempe), ou Don Juan, le début.
- Johannes Brahms : Liebesliederwaltzer, version Boulanger/Lipatti, n°3/4/5 (c’est court et ça s’enchaîne très bien)
- Mozart - Concerto n°15, Szell, Casadesus, troisième mouvement
- Stravinski : Pétrouchka, début, Giulini ou Boulez, par exemple.

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Jean-Marie Rouart, l’oeil écoute

Le 18 septembre 2014 à 16:11 par Radio Classique

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Jean-Marie Rouart, c’est d’abord un oeil qui embrasse en un éclair l’ensemble, la forme et les mille détails. Et puis c’est une oreille, attentive aux plus infimes palpitations du sentiment humain. C’est aussi un nez - un cap, une péninsule - qui respire large et qui nous livre des portraits bien sentis. Comme les grands pianistes, il a son toucher qu’on reconnaît au bout de quelques pages. Enfin et surtout, c’est une langue, souple et claire, qui mâchonne le malheur pour mieux nous faire éprouver le bonheur. Quand l’écrivain se double d’un artiste, la littérature retrouve ses soeurs perdues, la musique, la peinture, leur ouvre les bras et les serre contre son coeur.
Voici son programme :
- Le Requiem de Mozart.
- Adagio - Albinoni
- Le Concerto Empereur de Beethoven
- Erik Satie - Gymnopédie

Madeleines :

- Georges Brassens - Il n’y a pas d’Amour Heureux
- Jeanne Moreau -Ni trop tôt, ni trop tard
- Jacques Douai - Aragon - Maintenant que la Jeunesse

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Il en horripile plus d’un. Surtout ceux qui le voient à la télévision et qui ne le lisent pas. On peut s’opposer à ses choix, vitupérer son omniprésence médiatique, avoir des crises d’urticaire face à ses certitudes, tout se nuance dès qu’il n’est plus en représentation et qu’il ne semble plus vouloir à tout prix illustrer jusqu’à la caricature le trait de De Gaulle à propos de “ce peuple d’élite, sûr de lui et dominateur”.
En face à face, hors des caméras, sans ce besoin viscéral d’en découdre, BHL est passionnant. Face à une intelligence en mouvement, plus nuancée qu’il n’y paraît de prime abord, on peut même tomber sous le charme. Quitte à redevenir vigilant le lendemain et ne rien lui passer.
Voici son programme :
Chopin par Cortot
Wagner
Mozart

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Il agace et il le sait. Il n’a rien trouvé de mieux que d’écrire dangereusement pour se faire pardonner ses pitreries. Le risque paie, car son Oona et Salinger est épatant. Un hymne à l’amour, à la littérature et à l’amour de la littérature.
Voici son programme :

Classiques :

-Couperin pièces pour clavecin Les vieux seigneurs
-Richard Wagner Tristan et Yseult ouverture
-Monteverdi Vêpres à la vierge marie ouverture
-Leonard Bernstein “The young person’s Guide to the Orchestra” (in Moonrise Kingdom)

Madeleines :

-Camille Saint Saens Aquarium (musique du festival de Cannes)
-Erik Satie gnossienne n°1 (musique du Feu follet)
-Bubak and hungaricus (danse dans Amadeus)

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Alors que les polémistes s’étripent encore sur l’héritage du père de la psychanalyse, Eliette Abécassis prend de la hauteur et s’insinue dans les replis secrets du docteur Sigmund.

Voici son programme :
Ernst Bloch, Nigun for Baal Shem Suite for violin and piano http://www.youtube.com/watch?v=V0ANiMxI8FU
Elgar, Concerto pour violoncelle
Fauré: Pavane
Chopin, nocturne op 48 no 1

Madeleines:

Deux fois oui, Debout sur le zinc
Simon Mimoun, la pleureuse: http://www.youtube.com/watch?v=CgcjLxJWmbY
Elisa Point, je suis ton homme

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ombre