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Il ressemble à Pasolini, l’homme par qui le scandale arrive et dont la poésie scénique est parfois ressentie comme “au bord de l’insoutenable”. Récusant l’accusation de “provocation”, qualifiée de bassement commerciale et cynique (l’autre face du sentimentalisme), il aime au contraire revenir aux sources de la tragédie, qui fatalement heurte la tradition et ses supporters.

Voici son programme :
Classiques :
Henryk Nikolaj Gorecky > sinfonia n. 3
Ottorino Respighi > i pini di roma
Hildegard von Bingen > “O vis aeternitatis”
Tibetan Sacred Temple Music > Dance of the Skeleton Lords

Madeleines:

Scott Gibbons - Lilith > Red Wings
Equipe 84 « Tutta Mia La Citta » - rappel de son enfance
- Devo « Mongoloio » -

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Pièce proustienne sur la force des sensations (olfactives notamment), la volonté de réussir l’impossible et sur l’amour, Dariusde Jean-Benoît Patricot se termine comme une illustration du mot de Victor Hugo après la mort de sa fille : “Tu n’es plus là où tu étais, tu es là partout où je suis.”

Clémentine Célarié la défend avec toute l’énergie et la sensibilité qu’on lui connaît. Aux Mathurins à partir du 24 janvier.

Voici son programme :

8ème symphonie de Mahler par tennstedt

Ave verum corpus de Mozart par bernstein
“tristesse” de Chopin

LES ASSIS DE LÉO FERRÉ ou LORSQUE
TU ME LIRAS

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Depuis 45 ans, elles sont sans rival. Car elles ont réussi à créer leur propre chemin, fait de curiosité, de progrès constant et d’un immense talent. Le livre d’entretien avec Renaud Machard du journal Le Monde nous apprend mille choses passionnantes sur ce duo d’exception, mais aussi sur plusieurs pans de la musique du XXe siècle (Buchet-Chastel).

Voici leur programme :
4 morceaux classiques :
- Telemann - Concerto en do majeur pour flauto dolce TWV 51:C1 (sur CD Telemann chez Amadeus - Il Giardino Armonico)
- Vivaldi - Salve Regina Andante ou Clemens RV 616 avec Carlos Mena contre tenor avec Ricercar Consort et Philippe Pierlot
- Tosca - Vissi d’Arte - Callas et Georges Pretre
Luciano Berio Sinfonia II O’King 4’34

- 4 “madeleines musicales”:
- Beatles - Yesterday
- Semyon Bychkov - Chant russe enfant
- Bizet - Arlésienne  ”Farandole “ (Schoenbrunn Mai 2016 Semyon Bychkov avec Wiener Phil)
- David Chalmin “Purple Diamond “ (sur CD ’Shape of my Heart” KML Recordings)

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Pourfendeur de castes, transgresseur de sectes, Thierry Ardisson a réussi à imposer un modèle dont il est l’initiateur en France : rassembler un philosophe, une star du porno et échanger les questions qu’il voulait leur poser. Une nouvelle manière de faire de la télévision est née. Beaucoup se sont engouffrés dans cette brèche avec des résultats divers, car pour user de la provocation comme un fin gourmet il faut trois choses : du travail, de la culture et une idée de la forme (du goût, en un mot).

L’ennui avec la mode, c’est qu’elle se démode. Or Ardisson est toujours là.

Voici son programme :

4 morceaux classiques :
- « Peer Gynt » (Suite 1) / Grieg
-« Pump & Circumstances » / Elgar
-« Gymnopédie » / Erik Satie
-« Waltz N°2 » / Chostakovitch

3 morceaux « Madeleine de Proust » :
-« Without You » / Harry Nilsson
-« Boogie Oogie » / A Taste Of Honey
-« You’ve Lost That Loving Feeling » / The Righteous Brothers

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S’il est plus facile pour un avocat de défendre un coupable qu’un innocent (à cause du complexe de culpabilité qui affecte prioritairement les seconds), il est plus facile pour un écrivain d’être vrai avec du faux que de dire la vérité. La vérité, quelle vérité ? C’est toute la question. Sans chercher à faire un pamphlet déguisé ou une “bourdieuserie” assumée, Philippe Besson réussit un livre limpide, sensible et universel. Ce qui peut arriver de mieux à la réalité, c’est de devenir fiction.
Voici son programme :
4 musiques classiques :

Ludmila BERLINSKAYA et Arthur ANCELLE. album “2 sonates de Liszt pour 2 pianos”/Concert le 10/01 Salle Cortot

Philip Glass. The Hours. “Why does someone have to die ?”

Erik Satie. Trois Gnossiennes. Gnossienne 1. Musique du « Feu Follet » (scène du Café de Flore)

Chostakovitch. “Quatuor à corde N°8 en ut mineur”. Accompagne le film de Fanny Ardant, “le divan de Staline”. Fanny Ardant dit : « Chostakovitch représente pour moi l’artiste qui a lutté et survécu malgré la terreur, qui n’a rien abandonné de son génie pour plaire. On raconte qu’il s’attendait toujours à être arrêté et que sa valise était prête sous son lit. Le quatuor n°8 en Ut mineur se déroule tout au long de l’histoire, comme une menace et une consolation »

3 madeleines :

Luigi Tenco. « Ho capito che ti amo »

Adele. « When we were young »

Jean-Jacques Goldman. « Puisque tu pars »

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Eric Bouhier, cent Antonio

Le 10 janvier 2017 à 10:26 par Olivier Bellamy

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Non seulement Eric Bouhier connaît parfaitement l’oeuvre de Frédéric Dard (pas seulement les San Antonio), mais il s’est intéressé aux visages contradictoires d’un homme complexe et passionnant par ses paradoxes. Il les résume dans l’entrée “Bipolaire” : “Il a aimé la vie, il n’a cessé de penser à la mort (…) capable en même temps d’écrire et de lire par-dessus son épaule (…) un violent devenu le plus doux des hommes…” Frédéric Dard était de la même famille que Georges Pérec, Raymond Devos ou Bobby Lapointe. Il jouait avec la langue comme Karpov aux échecs. L’Académie française a raté l’un de ses enfants les plus dignes d’y entrer.

Voici son programme :
Vivaldi : Concerto pour mandoline RV 425
Chopin : Ballade n° 1 par Hélène Grimaud
« Caruso » par Pavarotti
Beethoven : Sonate « Clair de lune »

Madeleines
The Platters : Only You
Sinatra : Strangers in the Night
Aznavour : La Bohème

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Il pourrait nous parler d’elle jusqu’à demain. Elle, c’est la flamme qui l’anime sans le consumer. Abd Al Malik nous montre que la foi et la raison sont compatibles, que France rime avec tolérance, que passion et équilibre sont des mots qui vont très bien ensemble. Il est bien le petit frère d’Albert Camus que le monde attendait.

Voici son programme :
1/ Orfeo ed Euridice: Melodie (arrangements G. Sgambati for piano) Sergei Rachmaninov
2/ Verdi; Otello, Act 4: Niun mi tema
Luciano Pavarotti, Antony R. Johnson, Dimitri Kavrakos, Alan Opie, Chicago Symphony Orchestra & Sir Georges Solti
3/ Wagner - Lohengrin - Prelude

Madeleines :
- Satie Gnossienne numéro 1
- Massenet Méditation de Thaïs
- Tchaikovsky & Dvorak Serenade for string on E Major

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Nicolas Vanier, nature en tout

Le 06 janvier 2017 à 10:58 par Olivier Bellamy

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Il voyage en solitaire, comme dit la chanson, et toujours au bout de ses rêves, comme dit une autre chanson. Comme tous les aventuriers de l’extrême, Nicolas Vanier fascine le grand public. L’homme n’est pas fait pour rester immobile, sinon il dépérit. Nicolas Vanier est donc l’homme aux mille vies.
Voici son programme :
Bach – Prélude – Suite N° 1 – YoYo Ma
Vivaldi – L’hiver – Premier mouvement
Concerto en ut mineur pour 2 violons – adagio
Serge Prokofiev – Pierre et le Loup

Dire Strait – Money for nothing
Pink Floyd : Another brick in the wall
Zaz – Belle
Leonard Cohen – By the rivers dark

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Françoise Hardy, l’initiée

Le 06 janvier 2017 à 10:51 par Olivier Bellamy

Elle ne laisse rien au hasard et s’emploie à ce que tout soit parfait. Non par raideur morale mais pour que la réalité qui dépende d’elle soit à la hauteur de ses rêves et de son idéal d’harmonie. Un maître mot, en amour comme en art : le discernement. Sans cette puissante faculté qui évite pas mal de désagrément et permet d’aller plus loin, point de salut. Son programme lui ressemble : émouvant et subtil.

Voici son programme :
Chanson que j’aurais aimé chanter :
“Where or when” dans la version de Bryan Ferry
- Chanson que j’aurais aimé avoir composée et écrite : “Je suis venu pour elle” chanté par Laurent Voulzy (texte l’ami Souchon et musique l’ami Laurent)…
- Ma chanson préférée de moi : Doigts (dans l’album La Question)

Morceaux de musique classique, (au choix) :
- Shostakovich Adagio du concerto n°2 pour piano : version i Musici de Montréal
- Mozart /Agnus Dei : Léonard Bernstein
- Martha Argerich : Scarlatti Sonata in D minor K141 / 3’28 / ou Partita 2 de Bach
- Gabriel Fauré Requiem : orchestre symphonique
- Beethoven : String Quartet nº 16 op. 135 Lento assai - Leonard Bernstein & Wiener Philharmoniker

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