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Charles Berling, Toulon tout bon

Le 14 septembre 2013 à 09:12 par Olivier Bellamy

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C’est la deuxième fois que Charles Berling monte la pièce de l’Autrichien Robert Schneider qu’on pourrait traduire par “Détritus”. C’est le monologue d’un Irakien fou de culture allemande et arrivant à Berlin sous le regard hostile des habitants qui vide son sac.
Avec cette pièce, l’acteur nous invite à réfléchir sur le regard que nous portons sur les étrangers. Bientôt, dans Passion Classique, Nana Mouskouri nous rappellera que dans l’Antiquité, lorsqu’un étranger arrivait dans la ville, on lui lavait les pieds et on lui donnait à manger. Voila matière à réfléchir.

Voici son programme :

- Norma, par Cecilia Bartoli : “Mira o Norma” (duo)
- Glenn Gould : Suite anglaise n° 2
- Sébastio Rivas
- Philippe Jaroussky

Madeleines :
- Ferré : “Avec le temps”
- Petula Clark : “Down Town”
- Reggiani : “Le temps qui reste”

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Paavo Järvi, le feu sous la glace

Le 13 septembre 2013 à 14:54 par Olivier Bellamy

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Il est impressionnant quand on l’approche. Et puis, sous la glace, on sent vite le feu de sa passion et la chaleur de son humanité.
Paavo Järvi a réussi à faire des miracles avec l’Orchestre de Paris. Cela faisait longtemps que cette formation d’élite - telle qu’elle avait été définie par André Malraux, Marcel Landowski et Charles Munch - n’avait pas trouvé un démiurge capable de fonder un groupe tout en mettant en valeur les personnalités exceptionnelles qui la composent.
Avec Paavo Järvi, l’Orchestre de Paris a cessé de regarder vers l’Allemagne en se diminuant, comme la grenouille voulant se faire aussi grosse que le boeuf, a élargi son répertoire (notamment nordique), s’est réconcilié avec la musique de son arbre généalogique et a retrouvé sa place sur l’échiquier international.

Voici son programme :

Madeleines :
- Haydn : symphony No. 104 (sir Thomas Beecham),
- Tchaikovsky : 6th symphony (Mravinsky),
- Sibelius : 2nd Symphony (Toscanini)

Et trois pièces :
- Grieg : Peer Gynt,
- Arvo Pärt : Cantus in memoriam Benjamin Britten,
- Mahler : 10th adagio

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Roch Voisine en invité surprise

Le 11 septembre 2013 à 13:26 par Olivier Bellamy

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Marthe Villalonga nous a fait faux pas. Ce n’est pas grave, elle reviendra vendredi.
Nous avons donc dû agir vite et c’est Roch Voisine qui nous a accompagnés ce mardi. L’émission était prête. Ouf ! Merci Yann !
Ce chanteur québécois qui a longtemps fait rêver les filles, et pas seulement celles qui s’appellent Hélène, est un solide gaillard au physique de bûcheron (que je parais chétif et malingre à côté de lui). Il aurait pu prendre la suite de Rock Hudson dans un remake du sublime mélo de Douglas Sirk (le titre m’échappe). Cela nous fait du bien d’entendre un rire sonore, un naturel, une joie de vivre typiques de nos cousins canadiens. Tabernacle ! voilà un invité qui nous enchante.

Voici son programme :

3 Madeleines :

- Perry Como : “It’s Impossible”
- Elton John : “Your Song”
- Bee Gees : “Lonely Nights”

4 Classiques :

- Erik Satie : Gymnopédie
- Les Quatre Saisons de Vivaldi, par Jeanne Lamon
- Mozart : Petite musique de nuit
- Chopin : Valse, par Samson François

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Enrique Mazzola en sympathie

Le 11 septembre 2013 à 13:14 par Olivier Bellamy

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Qu’il est sympathique ce chef d’orchestre d’origine espagnole, ayant grandi à Milan, et dirigeant l’Orchestre national d’Ile-de-France !
Il me semble que si j’étais un musicien d’orchestre grognon, mal luné, négatif sur tout, râleur, tire-au-flanc et délégué syndical par-dessus le marché (Lol comme disent les jeunes), il me ferait oublier instantanément ma mauvaise humeur, mon envie bien latine de vouloir un chef et de m’évertuer pourtant à lui contester le droit d’user de son autorité. J’en oublierais l’heure, mes aigreurs d’estomac, le café au lait qui ne passe pas et tout le toutim, sitôt qu’il lève le bras, et je lirais la musique dans ses yeux ardents et son sourire communicatif.

Voici son programme :

3 madeleines :

- Paolo Conte : “It’s wonderful” (Italian version)
- Norah Jones : “Don’t know why”
- Dire Straits : “Private Investigations”

4 morceaux classiques :

- Rachmaninov : L’Île des Morts
- Mozart : Piano Concerto N.23 K488, Adagio
- Rossini : Tancredi, Recitativo e aria “Oh patria…..Di tanti palpiti”
- Stravinsky : L’Oiseau de feu, n.9 Lullaby et n.10 Final

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Michel Aumont et la musique

Le 09 septembre 2013 à 09:33 par Olivier Bellamy

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Il l’aime mais ne retient rien. Au contraire de Michel Bouquet qui entretient une relation intime et profonde avec la musique, Michel Aumont avoue des rapports plus distanciés. Peut-être le souvenir de cours de piano peu satisfaisants durant l’enfance l’ont conduit à la fréquenter de loin. Peut-être aussi la peur d’être submergé par l’émotion retient ce grand pudique. Ou peut-être que sa passion pour le théâtre est trop exclusive, trop tyrannique. Cela ne nous a pas empêché de passer un bon moment ensemble.

Voici son programme :

- Tchaïkovski : Belle au Bois dormant

- Mozart : Concerto n° 18 (2e mvt)
- Richard Strauss : Till Eulenspiegel
- Franz Liszt : Mazeppa

Madeleines :
- Brel : La Fanette
- Barbara : Chapeau bas
- Montand : Syracuse

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L’oeuvre de Marcel Proust est tellement riche et sinueuse que la forme du dictionnaire - amoureux, forcément amoureux - se prête idéalement à une exploration sensible et associative mue par le souvenir davantage que par l’exégèse universitaire. Les auteurs père et fils ont choisi leurs entrées, parmi les plus originales et les moins attendues, contournant les piliers de cette cathédrale sans Dieu qu’est La Recherche pour mieux saisir l’ensemble par différents points de vue.
Chez les Enthoven, la passion Proust est familiale, atavique, presque existentielle : les larmes du père de Jean-Paul Enthoven à trois pages de la fin d’À l’ombre des jeunes filles en fleurs (fleurs avec un “s”, les auteurs s’en expliquent).
La “liturgie proustolâtre” a encore de beaux jours devant elle, le tourisme proustien (de Combray à Vermeer, de Cabourg à Wagner) continue de se répandre à travers le monde. Et si on lira toujours Proust dans deux siècles, comme on lit toujours Rousseau et de moins en moins Voltaire et Sartre, c’est qu’il a mis toute sa vie dans son oeuvre et qu’il sent (lire l’entrée “Nez”) autant qu’il pense. Tant qu’on tombera amoureux, qu’on souffrira, et qu’on voudra être consolé par le haut, on écoutera Schubert, Chopin et on lira Proust. Marcel, Jean-Jacques, c’est nous.

Voici son programme :

1/ Prélude de la troisième suite de Bach pour violoncelle (durée: 2′51)
2/ Gabriel Fauré : Sonate n°1 en la majeur pour violon et piano
3/ Dvorak : Air à la lune (Russalka)
4/ Reynaldo Hahn : “Ciboulette” (2′17), (seulement l’air: “je m’appelle Ciboulette…”)

Mes “Madeleines”…

1/ “Avec le temps” (Léo Ferré)
2/ “Les moulins de mon cœur” (Michel Legrand)
3/ “Du côté de chez Swann” (Dave)

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Dans la Trilogie Marius-Fanny-César, Panisse raconte à Fanny que feu sa première femme et lui n’avaient pas pu avoir d’enfant. À en “dégoûter le Bon Dieu”. Même la “gymnastique suédoise” n’avait réussi à infléchir la malédiction. Ils s’étaient fait des reproches : à quoi te sert ton ventre ? lui disait-il. Si tu avais bu un peu moins de pastis, lui rétorquait-elle. Et puis, Fanny est tombée enceinte de Marius. “À son âge, une jeune fille attrape plus facilement le ballon que le million”, a sobrement commenté sa tante Claudine. Honorine a été forcée de reconnaître, en pleurnichant, que les petits bâtards étaient souvent plus beaux et plus intelligents. “Alors de quoi te plains-tu ?” a explosé Claudine. Et puis cet enfant a fait le bonheur de Panisse.
Comme cette petite fille du Togo a fait le bonheur d’Olivier Poivre d’Arvor, malgré des angoisses, des tracasseries administratives, des drames qu’il raconte avec franchise et pudeur dans Le jour où j’ai rencontré ma fille (Grasset). Une belle histoire et l’un des plus jolis livres de la rentrée littéraire.

Voici son programme :

- Arnold Schönberg : La nuit transfigurée
- Tout Bach
- Myslivecek (baroque tchèque)
- Antonin Dvorak : Stabat Mater

+ 3 Madeleines :
- Michaël Nymann : “Drowning by numbers”
- Brel : “Au suivant”
- Tania Maria, chanteuse brésilienne

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Jean Benguigui, une découverte

Le 04 septembre 2013 à 11:42 par Olivier Bellamy

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  On peut passer pour une pomme et en avoir dans le citron. Jouer les idiots face à des buses qui se croient sorties de la “cuisine” de Jupiter (comme disait Coluche) peut être un plaisir de fin gourmet.

C’est le cas de Jean Benguigui qui, tout en prétendant ne rien connaître à la musique classique, ne rapproche pas moins, instinctivement, Mozart de Marivaux et de Shakespeare, ce qui est une preuve éclatante d’intelligence et de sensibilité.

Ajoutez à cela l’humour, la nonchalance orientale, le bon sens, la malice qui cachent l’angoisse juive d’apparaître, la passion obsessionnelle du détail et l’amour des belles choses. Un sacré bonhomme !

  Voici son programme :

  - Mendelssohn : Concerto pour violon, Isaac Stern

  - Offenbach : La Belle Hélène, « Au genre humain, il faut rendre service »

  - Mozart : « Voi che sapete », Frederica von Stade

  Madeleines :

  - Beethoven : « La Pastorale », L’orage

  - Gounod : Faust, « Le veau d’or est toujours debout »

  - Lili Boniche : « Alger »

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Née Le Guay, elle est la cousine de la pianiste Claire-Marie Le Guay, la soeur du réalisateur Philippe Le Guay (Les Femmes du sixième, Alceste à bicyclette) et a longtemps vécu dans l’ombre de son ex-mari Dominique de Villepin.
Ce n’est que très récemment qu’elle a décidé de montrer ses sculptures au public sous le nom de Marie-Laure Viébel (en référence au film de Roberto Benigni). Son hypersensibilité, sa grande finesse émotive la prédisposent peu à l’exposition médiatique, et pourtant, elle a magnifiquement parlé de son travail et des mystérieux ressorts de la création. Une belle rencontre.

Voici son programme :

Madeleines :
- Henri Salvador : ” Une chanson douce”
- Billie Holiday : “The man I love”
- Musique du film “Peau d’Ane”, extrait : “Mais qu’allons nous faire de tout cet amour”, Michel Legrand

Musiques classiques : (dur, dur à choisir!)
- Tchaïkovsky : “Le lac des cygnes”
- Erik Satie : “Morceau en forme de poire”
- Puccini :  Madame Butterfly :  “Un bel di vedremo”
- Brahms : Gestillte Sehnsucht (op. 91) par Jessye Norman

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Il sait manier l’émotion sans l’éloigner du réel. Il est attentif à tous les petits détails sans perdre de vue l’arche du récit. Il est sans illusions sur le monde, mais chérit l’utopie. Il pense sans oublier d’agir et de sentir. Son inquiétude nourrit sa vigilance. Grand journaliste, Sorj Chalandon est aussi un écrivain précieux.

Voici son programme :

- Pie Jesu (Requiem, Op 9 de Maurice Duruflé)

- Si possible, la version Concert Lamoureux - Requiem - Quatre motets/ Chez Apex.

- Lascia la spina, cogli la rosa. (Triomphe du temps et de la désillusion. Handel)

- Si possible, la version Cecilia Bartoli dans l’Album “Opera Proibita” (chez Decca)

- Verset. (Trois leçons de Ténèbres - François Couperin)

- Si possible, la version Ensemble Il seminario musicale. Gérard Lesne. (Harmonic records)

- Libera me. (Requiem de Mozart/ K626). Si possible, le Malgoire. (K617)

Madeleines :

- Né en 17 à Leidenstadt (JJ Goldman). L’original, pas le disque “Génération Goldman”

- L’affiche Rouge (Aragon). Version Marc Ogeret (Vogue)

- Fernand ( Jacques Brel)

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