Accueil  >  Frédéric Schiffter, le pessimisme gai
Flux RSS

Frédéric Schiffter, le pessimisme gai

Le 26 septembre 2013 à 16:00 par Olivier Bellamy

250913-frederic-schiffter2.JPG

Il n’est pas dépressif. Son teint hâlé, sa mise soignée et ses bonnes manières le démentent.
Les pessimistes sont toujours polis et de bonne compagnie. Ce sont les optimistes qui sont odieux, envahissants, vantards et hâbleurs.
Frédéric Schiffter se définit comme un “philosophe sans qualités”, avec un rien de coquetterie discrète. Entendez qu’il aime les moralistes, pas les penseurs à pensum, les ogres de la philosophie à système. Encore que l’ironie peut aussi devenir un système, mais au moins elle ne pèse pas, ni dans le sac de plage ni dans la tête. Mais elle trouve sa place chez les êtres sensibles dotés de l’esprit de finesse cher à Pascal. La légèreté, c’est le tragique pour happy few.
On pense à Mozart dont le chef d’orchestre Bruno Walter disait : “Il faut que ce soit si gai, si gai, que l’on ait envie de fondre en larmes.”

Voici son programme :

- Vivaldi : Stabat mater  (interprété par James Bowman)
- Chopin : Valse n°17
- Claude Debussy : Rêveries
- Ravel : Daphnis et Chloé (extrait)

Les trois madeleines :

- The Platters : “Only you”
- Franz Waxman : “A place in the sun” (BO du film de George Stevens, générique de l’émission TV ‘Cinema Cinema’)
- La chanson d’Hélène (musique de Philippe Sarde, BO du film ‘Les choses de la vie’)

Lien permanent | Rétrolien

Soyez le premier à commenter cet article.


Donnez votre avis !






ombre