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Frédéric Vitoux, de Rossini et Céline à Manet

Le 14 février 2013 à 14:52 par Olivier Bellamy

 Olivier Bellamy reçoit Frédéric Vitoux dans Passion Classique

Au fond, on ne devrait écrire que les livres qu’on aimerait lire. Par une sorte d’égoïsme très sain. C’est ce qu’a fait Frédéric Vitoux avec son Voir Manet (Fayard). Il aborde ce peintre si vilipendé de son vivant et si mal connu encore aujourd’hui en écrivain, en historien de l’art et en amoureux. Mais en tout premier lieu parce qu’il ne trouvait pas d’étude assez satisfaisante qui déchiffre la psyché et les mystères (plus que la simple biographie) d’un artiste qu’il rapproche judicieusement de Gustave Flaubert et des peintres du passé plus que de l’Impressionnisme. Les commentateurs de l’art sont souvent obsédés par une idée illusoire du progrès : un artiste est grand s’il en annonce un autre. Monteverdi annonce Mozart qui annonce Chopin qui annonce Wagner, etc. Schoenberg est “moderne” parce qu’il dissout la tonalité, etc.
Comme Brahms ou John Adams, Manet regarde en arrière pour entrer dans le grand art. C’est en imitant qu’il devient personnel. Il appartient à la peinture comme Schubert appartient à la musique. Ce qu’on demande à un artiste, c’est d’avoir une vision, d’être sincère, de deviner l’invisible plus que d’annoncer qui que ce soit. Sinon on est un esclave de l’avant-garde, un suiveur de l’hypothétique, pas un homme libre.
Voici son programme :

Aria « Di tanti palpiti », extraite de « Tancredi « de Gioacchino Rossini version Marilyn Horne
Fin de l’arietta de la dernière sonate pour piano de Beethoven, op 111, interprétée par Yves Nat
« Im Abendrot », lied de Schubert interprété par Margaret Price
Paisiello : opéra « Nina ossia La pazza per amore », air de la folie : « Il mio ben quando… » version avec accompagnement pian par Cecilia Bartoli dans le disque Decca, « arie antiche »

Et aussi :
« Le pot-pourri d’Alain Gerbault », paroles de Willemetz, chanté par Yvonne Printemps
Le quatuor « Bella Figlia dell’Amore » de Rigoletto »
Mazurka de Chopin op 33, n°2, par J-M. Luisada

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Il y a 2 commentaires pour cet article :

1 HOLDRINET, le 17 février 2013 à 21:56 :

Une presque journée hier samedi, avec Manet l’après-midi et Berthe Morisot, le soir sur F3.
Voilà qui donne envie de faire un tour au musée d’Orsay!

2 Patrick Delaunay, le 06 mars 2013 à 12:11 :

Remarquable.


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