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Les lapins blancs de Thierry Noir

Le 30 octobre 2009 à 10:34 par Olivier Bellamy

Olivier Bellamy et Thierry Noir

Thierry Noir est parti vivre à Berlin-Ouest au temps de la guerre froide. Artiste peintre en mal de sensations fortes, il était fasciné par l’atmosphère créative et internationale qu’il régnait dans la ville allemande. Petit à petit, il s’est mis à peindre sur le Mur, ce qui était interdit donc dangereux. Des visages colorés, des personnages naïfs, qui cristallisaient un besoin de respirer sous la chape de plomb.

Depuis la Chute du Mur, Thierry Noir est devenu l’un des personnages clés de la vie berlinoise. Sur les 1,3 km qui restent de la sinistre muraille, transformés en toile ouverte aux artistes du monde entier sous le nom de East Side Gallery, il est l’artiste de référence.

En une heure et demie, Thierry Noir nous a fait revivre l’époque du Mur de Berlin avec un art consommé de conteur. De sa voix douce et hésitante, il a eu les mots justes pour décrire la situation quotidienne des gens, l’ambiguïté des sentiments. Quand il a évoqué les lapins qui gambadaient entre les deux parties du mur, on avait l’impression d’y être. Ce n’était pas une vision politique, mais un témoignage humain, sensible, qui nous faisait d’autant mieux ressentir l’absurde des choses et la complexité du monde.

C’était un vrai moment d’émotion et d’intelligence. Peut-être le meilleur de cette Semaine de Berlin.

Voici son programme :

- Un morceau de musique classique que j’aime par dessus tout.

Erik Satie”Gnossienne No 3″ Thibaudet

3 “madeleines” musicales.

David Bowie “Heroes”

Ennio Morricone “My name is nobody”

Michael Jackson “Billie Jean”

 Musique classique:

Keith Jarreth “The Köln Concert (Part one)”

Franz Liszt “Liebestraum Nr. 3″ (Cziffra)

Chopin “Nocturne Op.9 No.2″ (Pires)

Debussy “Clair De Lune” (François)

Debussy: “L’après-midi d’un faune” (Boulez)

Erik Satie “Gnossienne No 1″ (Barbier)

Saint Saens Le carnaval des animaux, “Le Cygne” (Maïsky)

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Il y a 2 commentaires pour cet article :

1 Itié, le 30 octobre 2009 à 12:57 :

Un témoin qui nous parle de Berlin et des tragédies que ce mur a engendrées . Ce que l’homme est capables de faire à l’homme . Le ridicule ( les femmes qui étendent le linge à reculons ) y cotoie la tragédie ( les enfants noyés ) Ce n’était pas la fin de la tragédie , ensuite , il y a eu la Bosnie .
Heureusement , pour alléger toute cette douleur , Thierry Noir nous a offert le clair de lune de Debussy et le rêve d’amour de Liszt !
Et ce soir-là Olivier n’a pas mouillé sa chemise comme avec Masur et Glucksman !

2 term paper, le 23 août 2010 à 19:15 :

Nice one……….


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