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Bleu BLANC Rouge

Le 06 septembre 2008 à 17:58 par Olivier Bellamy

Michel Blanc est venu avec un programme 100 % musique française. “J’en avais marre de parler tout le temps de Brahms” a-t-il dit en guise de préambule. L’émission a été enregistrée la veille de sa diffusion (je devais aller à Toulouse le lendemain, écouter le pianiste Fou Ts’ong au festival Piano aux Jacobins : sublime !) L’acteur est arrivé un peu en avance. En entrant, nous avons croisé Lambert Wilson et Claire Chazal, qui venaient de terminer leur enregistrement. Chabadabada !

Autant l’avouer tout net, Michel et moi sommes amis. Ce n’est pas pour cela que c’est plus facile de faire une émission ensemble, loin de là. Par respect pour l’auditeur, on essaie toujours d’éviter une trop grande familiarité (tutoiement et private jokes sont bannis). L’avantage, c’est que, lorsqu’un invité vous lâche au dernier moment, il est bon d’avoir des amis ! J’ai proposé à Michel de faire l’émission quarante-huit heures avant et il est venu. En sortant, il était un peu inquiet. Le rythme était-il bon ? Le programme était-il équilibré ? Nous avons noyé espoirs et doutes dans un bon verre de vin. Je ne sais pas ce que les auditeurs ont pu en penser, mais j’aime Michel pour son honnêteté intellectuelle (il marche sur des oeufs pour ne pas dire de choses inexactes), son humour et sa rigueur : il est amoureux fou de musique, mais tente de maîtriser cette passion en cherchant les mots justes. Justes Blanc, évidemment !

Son programme 


Couperin : Barricades mystérieuses

Madeleines

Air de Figaro (Barbier de Déville) en FRANÇAIS

Rameau : Les sauvages (Alexandre Tharaud)

Liste

Les pêcheurs de perles : « Je crois entendre encore » (Alain Vanzo)

Debussy : Jardins sous la pluie (Alain Planes)h

Honegger : Jeanne au bûcher « Je suis le cochon » (Baudo)

Ravel : Concerto en sol, 3e mvt (Argerich/Abbado)

Mondonville : Dominus Regnavit : plage 1 (Christie)

Tanguy : Sinfonietta, 3e mvt

Fauré : Requiem – Im paradisium

Poulenc : gloria

 

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Il y a un commentaire pour cet article :

1 Jad Seif, le 13 septembre 2008 à 21:25 :

Je voulais remercier Michel Blanc qui nous a offert un programme innoubliable, musique contemporaine inclue. Et j’enchaine ainsi sur une critique à l’égard d’Olivier Bellamy qui je croit a, momentanement (et c’est passé dans mes oreilles)critiqué la musique classique contemporaine. je pense personnelement que les deux plus grandes periodes de la musique classique sont l’époque baroque et l’époque contemporaine. L’époque baroque est au sommet de la métrise des règles de la musique créant des oeuvres innoubliables. La musique contemporaine quant à elle a bafoué les règle et créé de nouveaux modes d’expressions. Je comprend que Stockhausen ou Boulez ne plaisent pas, mais Glass, Schoenberg, Part ou berio fiont parti de mes compositeurs favoris. Et n’oublions pas Charles Ives qui a composé entre autre des chansons comtemporaines ainsi que des chansons parfaitement compréhensibles par les melomanes. Et que dire de Takemitsu qui me calme.

j’ai joué au clavecin, juin dernier, 4′33″ de Cage. Ce n’est pas une oeuvre très compliquée, mais plutot une oeuvre philosophique, qui calme l’esprit (quant on vous dit du silence que c’est de la musique, vous avez plutot tendance à écouter le silence).


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