1. Lorsqu’on parlait de Sigismond Thalberg (le grand rival de Franz Liszt), on évoquait sa “troisième main”, un effet surprenant qu’il obtenait en jouant des contre-chants avec ses deux pouces, au milieu du clavier. Lang Lang, dont les moyens sont phénoménaux, mais dont le goût et la culture ont parfois été en deçà de ce qu’on est en droit d’attendre d’un grand virtuose qui s’attaque à des chefs-d’oeuvre musicaux, parle de “sixième sens” à développer à propos de l’éducation musicale des enfants. Une jolie expression, heureuse et bienvenue. La musique apporte une dimension en plus, une sensibilité, un chemin vers la transcendance, qui est à la portée de tous, pour peu qu’on puisse y avoir accès. J’ai longtemps été assez critique avec Lang Lang qui me semblait manquer de maturité et de profondeur. “Les jeunes pianistes sont comme les pamplemousses, disait Horowitz, ils sont cueillis trop tôt ; il faut les laisser mûrir”. On n’est pas obligé d’aimer tout le monde, mais, au travers de certains enregistrements, Lang Lang m’a heureusement surpris. Lire l’article en entier
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