Accueil
Flux RSS

La liste de Philippe Tesson

Le 30 avril 2019 à 09:54 par Olivier Bellamy

Madeleines
Valse des Lilas (Michel Legrand au piano)
Poulenc : Embarquement pour Cythère

Mozart : Concerto pour piano n° 17 (2e mvt) Bernstein
Ravel : Concerto en sol (2e mvt)

Portrait : Scaramouche de Milhaud
Mystère : Ouverture de la Pie voleuse de Rossini

1 commentaire Lien permanent | Rétrolien

Flux RSS

Liste de Khatia Buniatishvili

Le 27 avril 2019 à 10:19 par Olivier Bellamy

Mozart - requiem 
Jacques Brel - ne ne quitte pas 
Satie Gymnopedie No.1
Callas - Bellini Norma duo « Mira o Norma »

Schubert D 960 4e mvt Khatia
Et
Ivry Gitlis / Concerto de Sibeslius (Horenstein)
Pierre Cochereau / La Marseillaise

Ajouter un commentaire Lien permanent | Rétrolien

“J’ai un chat
- Ouah ! Moi j’ai un chien.”
Il va vraiment nous manquer celui-là.

Ajouter un commentaire Lien permanent | Rétrolien

 ELGAR - Symphonie n°1 en la bémol, op. 55 : premier mouvement “Andante”
Impérativement : le début, la version dirigée par George Hurst (BBC Philarmonic Orchestra)  
- HANDEL - Serse, HWV 40 : “Frondi tenere… Ombra mai fu”
(impérativement : la version de Philippe Jaroussky, avec Diego Fasolis & Barrochisti) (il faut absolument passer le passage autour de 3′) 
 
Les deux morceaux “madeleine”
 
- MORRICONE - The good, the bad & the ugly (Main Title) 
Impérativement : la version du film
 
- GENESIS - Supper’s ready (Album : Foxtrot) 
Impérativement : le début “Lover’s leap”
 
 
Portrait : Les rivières pourpres (Bruno Coulais)

Ajouter un commentaire Lien permanent | Rétrolien

Flux RSS

Lettre à Marion Bartoli

Le 24 avril 2019 à 09:59 par Olivier Bellamy

Chère Marion Bartoli,
Vous portez le même nom qu’une cantatrice célèbre, et justement, certains artistes ont connu le même genre de parcours que vous.
D’abord l’appui d’un des deux parents. Un célèbre professeur de violon en Russie ne prenait dans sa classe que les élèves doués qui avaient une mère à la volonté inflexible. Votre père a joué ce rôle.
Ensuite le travail et la force du mental. Jean-Sébastien Bach disait : « Quiconque travaillera autant que moi arrivera au même résultat. »
Ce qu’un dicton populaire traduit par : « Quand on veut, on peut. »
Enfin la fragilité des géants aux pieds d’argile ou plutôt des champions qui ont gardé un cœur d’enfant. C’est un amour compliqué auquel elle n’était pas préparée qui a détruit la voix de Maria Callas.
Et combien de cantatrices se sont retrouvés avec des types médiocres fascinés par la gloire de la chanteuse, et puis jaloux de cette lumière, n’ayant de cesse de détruire ce qu’ils avaient conquis.
Et ça marche, car tout être au parcours exceptionnel peut mettre le même talent à se détruire qu’à monter les marches de la gloire et en utilisant exactement les mêmes ressorts. D’où l’intérêt d’être bien entouré et de savoir distinguer les sentiments véritables.
Enfin la différence entre un artiste et un sportif est la même qu’entre une étoile et une comète. Mais il est des comètes dont on se souvient mieux que certaines étoiles. Le tout est de devenir une étoile filante qu’on n’oublie pas.

Programme :
Nessum Dorma-puccini

La liste de Schindler – John Williams

Mystère : Vivaldi par Bartoli (l’autre)

« Madeleines »

We are the champions de Queen forcément

Umbrella de Rihanna parce qu elle passait en boucle lors de ma 1ere finale de wimbledon en 2007

Ajouter un commentaire Lien permanent | Rétrolien

Flux RSS

Lettre à Olivier Latry

Le 23 avril 2019 à 11:28 par Olivier Bellamy

Cher Olivier Latry,
Ce qui me fait rêver, c’est que le mot « orgue » soit l’un des trois mots de la langue française à être masculin au singulier et féminin au pluriel. En pleine discussion sur le genre des mots et des êtres, c’est tout à fait passionnant.
Les deux autres mots sont délices et amours. Que les grandes orgues soient pour la langue comparables aux grandes amours sont la double preuve de la musicalité du français et de la suprématie absolue de cet instrument séculaire qui n’a cessé de fasciner les compositeurs.
Ce qui me transporte c’est la richesse de l’école française. Que de personnalités extraordinaires qui sont souvent compositeurs et improvisateurs ! Et que d’instruments fabuleux, tous différents !
Ce qui me bouleverse, enfin, c’est que les flammes de l’enfer qui ont détruit la charpente aient épargné le grand orgue de Notre-Dame. Il faut évidemment remercier les pompiers, mais aussi tous les organistes qui se sont succédé à la tribune de Notre-Dame, « feus » ces bienfaiteurs de l’humanité, et qui j’en suis sûr sont intervenus en Très-Haut Lieu pour provoquer une intervention divine. Afin que le feu soit circonscrit dans les mains et dans le cœur des musiciens de Notre-Dame.

Programme :
Madeleines 
- Beethoven / Lettre à Élise
- Messiaen / 2e mouvement des Petites Liturgies (si possible version de Marcel Couraud)

Classiques :
- Messe Salve Regina de Yves Castagnet 
- Improvisations de Pierre Cochereau sur la berceuse à la mémoire de Louis Vierne.

Portrait : Olivier Latry joue Bach sur Notre-Dame

1 commentaire Lien permanent | Rétrolien

Flux RSS

Lettre à Gautier Capuçon

Le 23 avril 2019 à 11:26 par Olivier Bellamy

Cher Gautier Capuçon,
Jusque-là vous étiez l’un des meilleurs violoncellistes du monde, vous voilà entré dans l’Histoire.
Tout le monde a encore les images de Rostro devant le mur de Berlin, maintenant nous ne pourrons plus oublier les vôtres.
Ainsi on peut mettre le feu dans le Concerto de Schumann et l’éteindre à Notre-Dame.
Même le choix de l’œuvre était judicieux.
Jouer après un rêve alors que le monde vivait un cauchemar, ce fut une bénédiction.
Choisir Fauré quand le bois brûle, c’était un symbole fort.
Attention quand même de ne pas avoir une bosse qui pousse. Ça risque d’être un jaloux qui vous fait un enfant dans le dos.
On risque désormais de vous appeler Frère Capucin. Et votre femme Esmeralda.
Dans cinquante ans ou plus, vous entrerez au panthéon. Une voix s’élèvera pour dire : « Entre ici, Gautier Capuçon et ton cortège d’ombres et de lumières. » Et pardonnez ces taquineries d’amitié, car, blague à part, en ce triste jour votre magnifique instrument avait le visage de la France.

Programme :

stern Istomin rose / Brahms trio / un extrait

Argerich / Chopin Cto / extrait

Casals / chant des oiseaux avec Martha Istomin qu piano

extrait avec Yuja Wang - concert a la FLV

avec la fondation vuitton / piazzolla grand tango

Portrait : Concerto de Schumann (Gautier Capuçon)

Ajouter un commentaire Lien permanent | Rétrolien

Flux RSS

Lettre à Nicholas Angelich

Le 17 avril 2019 à 22:37 par Olivier Bellamy

Cher Nicolas Angelich,
La phrase de Rilke « L’enfance est un destin » est souvent citée, mais elle semble vous convenir tout particulièrement. Car fils unique d’une mère pianiste et d’un père violoniste, vous avez quitté assez jeune le continent américain pour la vieille Europe où le choc du déracinement s’est mêlé à un retour heureux aux sources de la musique et aux racines de votre famille.
Tant de paradoxes ont présidé à la l’éclosion de votre carrière.
Vous étiez incroyablement doué, possédant des moyens stupéfiants et une profonde maturité musicale. Et pourtant cela n’a pas été si facile pour vous. Vous étiez comme l’albatros de Baudelaire que ses ailes de géant empêchent de marcher. Le succès n’a pas tout de suite été au rendez-vous. Cela tient à la singularité de votre talent, à la profondeur de votre personnalité que le monde musical a dû découvrir, et à l’intégrité de votre parcours.
Je tremble à l’idée qu’une si prodigieuse nature d’artiste aurait pu ne pas trouver le cœur du public. Car si le grand artiste renferme en lui un trésor, il porte souvent une couronne d’épines.
Heureusement, non seulement le public vous aime, mais il comprend très bien vos fragilités si humaines et si touchantes alliées à un professionnalisme sans faille.
Cette relation avec le public s’enrichit sans cesse, à tel point que vous pourriez vous chanter l’un à l’autre avec une sincère fidélité : Ma plus belle histoire c’est vous.

Programme :
Bach : Partita la mineur / Milstein : violon seul
Brahms : Sy n° 3 Bernstein

Aldo Ciccolini / Debussy 
Sarah Vaughan : April in Paris

Brahms : Intermezzo op. 118 / 2

Ajouter un commentaire Lien permanent | Rétrolien

Chers Raphaëlle et Edgar,
Un moraliste a dit un jour : que tous les hommes soient frères est le rêve des gens… qui n’ont pas eu de frère.
Depuis Abel et Caïn, Cléopâtre et Ptolémée, on sait que les rapports entre frère et sœur ne sont pas un long chemin parsemé de roses.
La violence et la compétition font partie du jeu pour s’imposer et capter l’attention des parents. On n’en sort jamais indemne.
Je me suis souvent demandé si la musique, à la maison, adoucissait les meurs, ou si elle exacerbait les rivalités.
A moins que l’émulation absorbe et transforme la violence en énergie.
A moins que l’exemple vienne de plus haut, et qu’il vaut mieux des parents qui s’entendent pour que les enfants s’écoutent.
Car si nulle amie ne vaut une sœur, nul ennemi n’est aussi dangereux qu’un frère.

Programme :
Raphaëlle Moreau 
 
-La nuit transfigurée de Schoenberg 
 
Et les deux madeleines de Proust:
 
-Feeling good de Nina Simone 
-L’aigle noir de Barbara 
 
Edgar Moreau 
 
-Rostropovitch Dvorak 

Ajouter un commentaire Lien permanent | Rétrolien

Flux RSS

Lettre à Amin Maalouf

Le 13 avril 2019 à 08:55 par Olivier Bellamy

Cher Amin Maalouf,
Erik Satie a dit : « Je suis né très jeune dans un monde très vieux. » Il voulait dire par là qu’il était difficile de faire entendre une voix d’enfant sous le poids des ancêtres et de s’affranchir des règles sous le joug des vieillards. Malgré tout, en restant pauvre et en ayant une vie d’ermite, Erik Satie a pu par miracle exercer son art solitaire et faire briller sa flamme singulière.
Tout a changé aujourd’hui. Plus rien n’est comme avant. Les statues sont tombées et les dieux sont morts. L’égoïsme, la technologie et la finance ont mis Homère et Jean-Sébastien Bach aux abonnés absents.
Vous n’êtes pas né jeune dans un monde vieux, comme Erik Satie, vous êtes né « en bonne santé dans les bras d’une civilisation mourante. » C’est la première phrase de votre livre ; l’incipit comme disent les savants qu’on n’écoute plus et qui se disputent entre eux sur la prononciation de ce mot par-dessus le fracas du monde.
Votre livre, cher Amin Maalouf est une source pure d’intelligence et de bonté. Qu’aucun des grands de ce monde n’ait eu l’idée de vous choisir comme conseiller ne laisse de m’étonner et de m’attrister.
Mais j’entrevois une lumière dans votre phrase de requiem. Un mot qui sauve la civilisation d’une mort annoncée. Une image biblique. C’est « les bras ». Tant qu’il y aura les bras d’une mère pour bercer les enfants et leur apprendre à se donner la main, j’ose espérer que tout n’est pas perdu.

Programme :
concerto de Grief en LA mineur par Dinu Lupati 
- warsaw concerto de Richard Addinsell 

Et les madeleines:
- ouverture 1812 de Tchaikovsky 
- Moonlight sonata de Beethoven.

Portrait : Satie Gnossienne

Ajouter un commentaire Lien permanent | Rétrolien

ombre