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Lettre à Lambert Wilson

Le 19 février 2019 à 07:39 par Olivier Bellamy

Cher Lambert Wilson,
Je vous ai vu hier et si j’étais Philinte
Je dirais que m’éclaire un grand bonheur sans feinte.
Mais pardonnez si j’ai, ce soir, l’âme d’Alceste
Obligé d’avouer d’avoir vécu la peste.
D’abord je vous voyais dans un accoutrement
Et j’ai été touché de votre sentiment.
J’ai tremblé, j’ai souffert pour vous mille maux
Avant de découvrir que tout çà était faux.
Comment parler si franc et sans aucune gêne
Et devant tant de gens que l’on connaît à peine.
Je vous ai vu prostré aux genoux d’une dame
A qui vous prétendiez délivrer votre flamme,
Or, car on me l’a dit, je sais qu’elle n’est pour vous
Ni femme, ni amie, ni sœur, ni rien du tout.
Vous avez menti et joué un personnage
Dupant la société et trichant sur votre âge.
Je vous ai vu, monsieur, pleurer à chaudes larmes
A vous fendre les yeux sans l’ombre d’une alarme.
Enfin, j’ai détesté qu’après tous ces tourments
Vous eûtes vanité et applaudissements
Pourquoi avec talent êtes-vous si sincère
Sur un fait qui, je sens, au fond, vous indiffère
Cher ami, je vous dis : Qu’avez-vous dans le cœur
Pour gagner votre vie dans ce métier d’acteur ?

Programme :
« Et incarnatus est » Messe en ut de Mozart / Herreweghe
« Jardin féerique » de Ma mère l’Oye

Madeleines
West Side Story « A boy like that » (BO)
“Je crois entendre encore” N. Gedda

Portrait
Papillons de Schumann

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Lettre à Raphaël Pidoux

Le 15 février 2019 à 20:33 par Olivier Bellamy

Cher Raphaël Pidoux,
Vous êtes violoncelliste comme votre père, Roland Pidoux, qui a été un grand professeur et un membre du célèbre Trio Pennetier-Pasquier-Pidoux.
A priori on pourrait se dire : il a fait comme papa, il n’a fait que cueillir des fruits qui étaient déjà dans son jardin. Sauf que le talent n’est pas forcément héréditaire et que la réalité est toujours plus complexe.
Votre père avait quitté le foyer familial. C’est donc vers le violon et le piano que vous vous êtes tourné. Le violoncelle n’était pour vous la représentation de la voix humaine, mais celle de l’absence.
Et puis alors que vous auriez pu grandir avec cet arbre mort dans votre cœur, vous l’avez replanté. Et vous vous êtes mis au violoncelle pour vous rapprocher de votre père.
La greffe a dépassé toutes les espérances puisqu’il est devenu un tuteur attentif, passionné. Et vous avez grandi entouré d’amour.
Et puis vous vous êtes créé une nouvelle famille avec le Trio Wanderer, vous avez parcouru le monde avec vos deux frères de son.
Etre trois dans la vie, ce n’est jamais bon dit-on. Dans Huis-Clos de Sartre, ils sont trois en enfer. Mais preuve que la musique est plus grande que la vie, c’est qu’à trois vous avez créé un paradis.

Programme :
Madeleines:
- Bach cantate Bwv 85 Christophe Coin : Jesus ist ein guter irt (air d’alto)
- Bartok concerto pour alto (transcrite au violoncelle) CD RCA avec Janos Starker violoncelle (1er mouvement) (Seulement cette version)
Autres:
- M Qui de nous deux
- musique du film Bajirao mastani : Ab tohe Jane na doongi 

Portrait
DUPORT par Raphaël Pidoux

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Lettre à Anne Queffélec

Le 14 février 2019 à 20:33 par Olivier Bellamy

Chère Anne Queffélec,
Quand on est enfant, cinquante ans, ça paraît très vieux. Et pourtant, à vous entendre, c’est tout le contraire.
C’est aujourd’hui qui souffre de rhumatismes alors que votre art est si jeune. Votre jeu n’a rien perdu de sa fraîcheur et de cet élan vital qui ne courbe jamais devant le poids des accords. Vous avez toujours su vous tenir droite, résistant au fléchissement des valeurs de notes, servant la musique telle une abeille qui pollinise les fleurs de son jardin.
Question de discipline, mais pas militaire. Nulle raideur sous le soleil des grands textes. C’est une discipline de l’âme qui chaque matin marche vers la fontaine pour se plonger dans l’eau la plus claire.
Et quand vous êtes à votre piano, vous demeurez l’enfant sérieuse et passionnée, prête à écouter les histoires que vont lui raconter ses doigts et à suivre les sons de ce grand bateau à voile noire.
Et lorsqu’on vous demande, comme peut-être, par jeu, vous demandait votre frère, autrefois : « Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? » gageons que vous répondiez encore, les yeux écarquillés : « Hélas, je ne vois que Mozart qui verdoie et Schumann qui poudroie. »
Et dans ce mot « hélas », dit d’une voix vivace, une joie si profonde qu’elle rajeunit le monde.

Programme :

-l’air de Papageno “Der Vogelfänger bin ich ja”avec Fischer Dieskäu,

Sonate de Liszt (début) par Alfred Brendel
Madeleines
l’air de Carmen “Près des remparts de Séville…” chanté par Régine Crespin avec Lombard à la baguette,car j’avais assisté à l’enregistrement de l’opéra de Bizet,à Strasbourg,et air chanté par ma mère.

1 pièce jazz Impro de Martial Solal

Portrait
Sonate de Scarlatti K 27 par A. Queffélec

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Lettre à Metin Arditi

Le 14 février 2019 à 12:34 par Olivier Bellamy

Cher Metin Arditi,
Au moment où votre livre clame son amour pour l’esprit français, des actes ignobles ont été commis dans notre cher et beau pays. Des symboles profanés, des croix gammées, des églises vandalisées. Je ne peux dire ces mots sans trembler de colère et de honte.
La Bête immonde serait-elle de retour ? Sommes-nous coupables de l’avoir laissée reprendre vie ? Doit-on rester vigilants y compris dans la publicité involontaire que nous accordons à ceux qui nous provoquent.
Votre livre apporte des réponses et nous redonne l’espoir. Il nous rappelle qu’une guerre civile a eu lieu pour sauver l’honneur d’un seul homme. Il cite Emmanuel Levinas qui enjoignait les siens de choisir un pays où on a libéré un juif pour mettre un officier de l’armée en prison à sa place.
Il célèbre Anatole France, Jules Renard, Octave Mirbeau, Charles Péguy, Marcel Proust et bien sûr Zola qui se sont levés.
Il rend hommage à Jean d’Ormesson qui, à votre place, nous a dit que si l’Europe avait un sens, c’était grâce à Jacques Offenbach et Heinrich Heine.
Et votre livre nous rappelle que l’humour est au premier rang de notre culture commune. Par exemple lorsqu’un Belge de génie, Raymond Devos, a dit un jour : « Ce n’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut le garder pour soi ». Ce n’était évidemment pas l’objet de cette lettre, mais si elle a commencé par la tristesse j’aimerais la finir par un sourire. En espérant qu’il soit plus fort que la haine et la bêtise.

Programme :
Musique classique:
Chanson Triste, de Duparc, chanté par Felicity Lott, et
Prélude à l’après-midi d’un faune de Debussy

Musique légère (madeleines):
À Paris, chanté par Yves Montand, et
Les moulins de mon cœur, chanté par Dusty Springfield.

Portrait
Lalo : Symphonie espagnole 1er mvt

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Lettre à Alexandre Desplat

Le 12 février 2019 à 22:58 par Olivier Bellamy

Cher Alexandre Desplat,
Vous avez écrit la musique de plus d’une centaine de films, vous collaborez avec les plus grands, Audiard, Anderson, Polanski, Malick, vous avez reçu de nombreuses récompenses, deux oscars, trois césars. Votre musique est belle, expressive, raffinée. Elle réussit à dire autrement que par des mots ou des images ce qui se passe à l’intérieur des personnages, c’est-à-dire des êtres humains, de nous. Vous n’illustrez jamais, vous dites l’indicible.
Mais de toutes les histoires que vous avez mises en musique, je me demande si la vôtre n’est pas la plus extraordinaire.
Vous avez rencontré une femme, Solrey, qui est violoniste, nourrie de poésie, de littérature, de philosophie, qui est aussi metteuse en scène, réalisatrice. Qui est votre femme, une muse, une collaboratrice, mais qui est aussi un véritable créateur à vos côtés.
En 2010, après une opération au cerveau, elle a perdu l’usage de son bras gauche. Armée de courage, elle a suivi une rééducation aux Invalides. Et puis vous avez réfléchi tous deux à cette épreuve que vous avez décidé de surmonter en artistes, c’est-à-dire en créant un œuvre d’art sur la nuit et le silence qui soudain brise une vie. Et puis avancer. Après tout Beethoven même sourd a continué à composer.
Cette histoire formerait le scénario et l’un des films les plus extraordinaires, car c’est une histoire de courage, d’amour, de confiance, d’amitié, et c’est une histoire vraie qui peut-être vous a appris le sens de la vie.

Programme :
Classique:

John Williams
The Falcon
Album : Star wars: The force awakens

Franco Corelli
Tosca:Tosca (1997 Remastered Version): E lucevan le stelle (Act III)
Album Franco Corelli, ténor : The Tenor as Hero

Madeleines :

Miles Davis
Old folks
Album Someday my prince will come

Edu Lobo
Chovendo Na Roseira
Album millenium

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Lettre à Claude Aufaure

Le 12 février 2019 à 10:07 par Olivier Bellamy

Cher Claude Aufaure,
Je ne sais pas si vous aimez le cinéma, mais le cinéma vous a toujours pris entre deux portes. C’est une suite de baisers volés, de billets griffonnés ou de cinq à sept vite expédiés.
Les réalisateurs ont singulièrement manqué d’imagination avec vous ! Quand il y a un rôle d’abbé dans un train, c’est pour vous. On vous a vu médecin, et aussi malade. Au restaurant, vous êtes rarement à table. Le barman au fond qui essuie les verres vous ressemble, et le maître d’hôtel qui prend la commande ne vous est pas totalement étranger.
Heureusement il y a le théâtre. Ah, le théâtre ! Il faut dire qu’avec Tania Balachova comme capitaine, vous avez vite pris la mer sans jamais vous demander ce que vous veniez faire dans cette galère.
Vous avez pris le bateau avec Chéreau, vous avez vu du pays avec Lavelli et vous êtes devenu un vrai chef sous la direction de Terzieff.
Et vous avez même pris du galon avec Tesson, pour incarner Ramuz. Quand le cinéma ne vous propose que des généraux en retraite, le Théâtre de Poche vous voit la fleur au fusil dans L’histoire du soldat.
Finalement, vous avez fait ce que vous deviez faire. Prendre un film comme Sept morts sur ordonnance et le jouer au théâtre. Bon sang, mais c’est bien sûr. Car si au cinéma, on a joué, comme disait Jouvet, au théâtre on joue !

Programme :
Classiques :                          
Richard Stauss Morgen par Soile Isokoski synphonique de Berlin Marek Janowski.                   
Dichterliebe Schumann par Wolfgang Holzmair et Imogen Cooper.    

Pour les « madeleines »:             
Barbara( Prevert et Kosma) par Mouloudji.                                       
Duettino sul aria des Noces de Mozart par Gundula Janowitz et Lucia Popp.                                

J’apporterai Isokoski et Holzmair.

Portrait : L’histoire du Soldat

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Lettre à Elisabeth Quin

Le 09 février 2019 à 14:26 par Olivier Bellamy

Chère Elisabeth Quin,
A la fin des années 1930, Bette Davis alors au sommet de sa gloire a harcelé la Warner pour qu’elle rachète les droits d’une pièce qui se jouait à Broadway et dont le titre était « Victoire sur la nuit ». Commentaire laconique de Jack Warner : « Qui va aller voir une femme qui devient aveugle ? » Le film fut tourné et reste comme l’un des plus grands succès de l’actrice. C’est tout le mal que je souhaite à votre livre qui nous rappelle que le style est avant tout une vision, et qu’un écrivain c’est d’abord un regard. Le vôtre n’a rien perdu de son acuité malicieuse et de sa lucidité perçante.
C’est un comble, mais la vie est ainsi faite, car beaucoup de nos auditeurs se souviennent de la manière dont vous nous avez parlé du cinéma, avec passion et finesse. Oui, Elisabeth Quin, à toute une génération, vous avez appris à mieux voir dans les salles obscures, et à mieux distinguer le talent de l’anecdote.
Ce qui vous arrive nous touche car on sent bien que votre intelligence vient de vos sens, qu’elle n’est pas sèche, et que chez vous l’œil écoute autant que la langue sent les choses.
Alors si la nuit se lève vraiment pour vous, gageons que vous saurez relever vos manches, trouver la parade et dire comme Scarlet O’Hara : « Demain est un autre jour ».

Programme :
Messe pour le temps présent/Pierre Henry
Arabesque n°1 Debussy 

Marvin Gaye whats foing one
Patti Smith because The night

Portrait : Barbier de Séville / Rossini

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Lettre à Denise Bombardier

Le 08 février 2019 à 17:33 par Olivier Bellamy

Chère Denise Bombardier,
Avec un nom tel que le vôtre, vous étiez prédestinée à faire exploser tous les compromis, à faire éclater les conformismes et à faire voler en éclats toutes les petites lâchetés dont s’accommode si bien nos sociétés.
Vous avez été de tous les combats : le souverainisme, le féminisme, la défense de la langue française si souvent menacée et méprisée. La Révolution a peut-être été « tranquille » au Québec, mais vous ne l’avez jamais été. Préférant les accents de la passion aux propos feutrés d’antichambres obscures, vous n’avez jamais refusé le débat voire la polémique pour défendre des idées chevillées au cœur.
Crainte des puissants, aimée des rebelles et respectée de certains beaux esprits, vous avez aussi été brocardée, traînée dans la boue, et insultée par ceux que votre liberté de ton dérangeait.
L’une des insultes les plus fréquentes a été aussi l’une des plus injustes si j’en juge d’après le nombre et la qualité d’hommes qui vous ont aimée et honorée.
Mais si vous n’avez pas votre langue dans votre poche, vous ne manquez pas non plus d’humour. Car à un célèbre intellectuel de Saint-Germain des Prés qui vous traita lui aussi de « mal baisée », vous répondîtes d’une voix forte, dans un célèbre restaurant parisien, qu’à travers cette injure c’est tous les hommes du Québec qu’il insultait. Ainsi à cet esthète sybarite, vous avez donné une double leçon d’esprit français et de libertinage. Chapeau bas, Madame, et vive la Québécoise libre !

Programme :
Callas dans La Boheme « O soave fanciulla »
Schubert : Fantaisie en fa mineur

Madeleines :
quand on a que l’amour Brel
Mon pays / Leveillée chanson québécoise.

Portrait : Symphonie n° 7 Beethoven (4e mvt)

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Lettre à Nicolas Vaude

Le 07 février 2019 à 00:24 par Olivier Bellamy

Cher Nicolas Vaude,
Contrairement au Neveu de Rameau, vous n’avez pas été écrasé par la célébrité de votre bisaïeul, Jacques Thibaud, car vous avez œuvré dans deux disciplines différentes. Permettez qu’en vous recevant ce soir, nous puissions évoquer cet immense artiste, car la France si riche en talents a parfois tendance à les oublier en cours de route. Vous verrez plus tard. Mais parlons d’abord de vous.
La première fois que je vous ai vu au théâtre, c’était dans le rôle de Fantasio mis en scène par Stéphanie Tesson. On avait l’impression que Musset avait écrit le rôle pour vous. Vous, l’enthousiaste, êtes parfait dans les rôles de cynique. Vous, le passionné, semblez être fait pour incarner la légèreté, la cruauté. Il y a quelque chose de noir et de crépitant en vous. De diabolique, de mercurien. Comme une rencontre fatale entre l’air et le feu.
L’air, c’est la musique. Ne dit-on pas un air de musique. Le feu, c’est le théâtre. Ne dit-on pas brûler les planches. Vous êtes bien fils des deux muses.
Vous avez su aussi aller contre votre don et incarner des personnages très droits et peu brillants comme le M. Brun de la Trilogie de Pagnol pour Daniel Auteuil.
Mais le rôle de votre vie restera néanmoins ce Neveu de Rameau de Diderot où vous gouvernez sans cesse sur la vague en skipper virtuose et où vous êtes tellement naturel que vous répondriez probablement aux éloges en disant tout simplement : « Parce que c’était Moi, et parce que c’était Lui. »

Programme :

Madeleines : 
1/ Trio Archiduc de Beethoven (mvt lent) par Cortot-Casals-Thibaud
2 Gigue de la Partita n° 1 de Bach par Lipatti (concert de Besançon)
Musiques : 
1. Mozart Serenade Gran Partita (Adagio / 3e mvt) par KLEMPERER
2 / Quintette pour 2 violoncelles 
Casals -Stern ….Prades

Portrait : Islamey (Balakirev)

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Lettre à Michèle Laroque

Le 06 février 2019 à 01:04 par Olivier Bellamy

Chère Michèle Laroque,
Comme votre nom vous va bien. Il y a d’abord « Michèle, ma belle » sont des mots qui vont très bien ensemble. La chanson des Beatles semble avoir été écrite pour vous. Paul Mc Cartney l’a chantée à la Maison Blanche pour Michele Obama, mais je suis sûr qu’on a dû vous la chanter au moins à tous vos anniversaires.
Ensuite il y a Laroque. Peut-être La Roque d’Anthéron qui sous-entendrait une appétence pour le piano. Et Laroque parce que vous semblez forte comme un roc. « Un pic, un cap… vous connaissez vos classiques »
Cette force vous la tenez peut-être de vos racines niçoises. Nice qui a montré sa capacité à se relever de la tragédie.
Cette force vous vient peut-être aussi de votre mère qui a su quitter son pays, la Roumanie, pour fuir la dictature.
Cette force, elle vous vient surtout d’un terrible accident de voiture qui a décidé de votre vocation. Quand on a vu, comme vous, que la vie ne tenait qu’à un fil, on décide d’aimer la vie, on est insubmersible, et on partage cette joie de l’instant présent avec les autres. Grâce au rire. Pas d’un rire grossier, d’un rire qui abaisse ou d’un ricanement qui se moque, non, d’un rire qui chante et qui enchante le monde.
De ce rire qui est le propre de l’homme et qui est un cadeau des anges, vous qui avez appris la comédie tout près de la baie des anges. Et lorsqu’on le voit inonder votre visage, ce rire, on a envie de lui dire : « S’il te plaît, encore un instant. »

Programme :
le 3ème mouvement de la symphonie 1 de Mahler
- la 2e rapsodie hongroise de Liszt

Creep de Radiohead
She’s a rainbow des Stones

Portrait : Requiem de Mozart “Kyrie”

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