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Lettre à Alain Lefèvre

Le 03 mai 2019 à 23:42 par Olivier Bellamy

Cher Alain Lefèvre,
Wilhelm Furtwängler a dit : « Le grand art est toujours modeste ». C’est ce que j’ai pensé en écoutant votre disque. La musique française attire parfois les musiciens par ce qui brille, ce qui pétille, ce qui est luxueux ou fastueux. Les musiciens qui l’aiment pour sa simplicité, sa qualité d’âme, sa beauté secrète sont rares. Cela demande d’en faire le moins possible mais de donner l’impossible.
Pour cela, il faut la jouer dans l’esprit d’un Dinu Lipatti jouant du Bach. Pas comme un cheval fou, pas non plus comme un faux dévot qui recouvrirait sa tête de cendre. Non. Avec un grand amour sérieux et modeste.
Votre Debussy semble sorti des bras de la nature. Votre Ravel a l’air d’être joué par un enfant. Votre Franck ressemble à une bougie dans une petite église. Et votre Satie a le sourire discret des nuages dans le ciel.
Merci de m’avoir donné cette émotion.

Programme :

 
• Sibelius : Concerto pour violon en ré mineur Op.47 / Par Christian Ferras, Herbert von Karajan / Orchestre Philharmonique de Berlin
• Bach      : Le Clavier tempéré /  Par Samuel Feinberg.  
 
Choix musicaux plus généraux :
 
• « Guigui » : De Michel Jonasz
• Ballade Op.10 No. 4 de Brahms par Arturo Benedetti Michelangeli

Portrait : Arabesque n° 1 de Debussy par Alain Lefèvre

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