Accueil  >  Lettre à Guillaume Durand
Flux RSS

Lettre à Guillaume Durand

Le 03 avril 2019 à 23:39 par Olivier Bellamy

durand-blog.jpg 

Cher Guillaume Durand,
Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les bons journalistes sont souvent des types à propos desquels leurs parents se sont demandé : « Mais qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire de lui ? » Trop doué pour s’astreindre à un cursus long, s’intéressant à trop de choses pour en creuser une seule, n’aimant ni l’autorité ni la discipline, et ne travaillant que sous adrénaline à fortes doses. Comme tous les paresseux contrariés, vous vous imposez une énorme charge de travail pour entrer en résistance contre vous-même.
À toutes ces caractéristiques, vous ajoutez quelques sémillants paradoxes. Notamment le fait d’être passionné d’art contemporain tout en travaillant dans les médias, deux domaines aux tropismes très éloignés. Mais aussi d’avoir une culture rock’n roll tout en vous sentant très bien sur Radio Classique.
Peut-être parce que ce qui vous plaît c’est d’être un rebelle dans une armée en marche, et si possible d’être le seul. Une radio rock ou une télé branchée vous ennuierait profondément. Vous y seriez malheureux. Vous aimez incarner le chaos au milieu de l’ordre. Être le poil à gratter dans un massif de roses, le klaxon rutilant dans une symphonie classique, le graffiti sauvage sur une jolie façade XVIIIe. Ainsi vous pouvez étancher votre soif d’ordre et de désordre dans des proportions qui vous regardent et dont vous aimez rediscuter les conditions chaque matin.

Programme :
Martha Arguerich (La Valse)
Cécilia Bartoli Norma ( vu au théâtre des Champs Elysées )
Pavarotti : Caruso ( vu à l École Militaire )

Stones wild horses because Mick malade ( titre Gillespie Dizzy )
les double Six groupe de Mimi Perrin.

R. Strauss : début de Ainsi parlait Zarathoustra

Lien permanent | Rétrolien

Soyez le premier à commenter cet article.


Donnez votre avis !






ombre