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Lettre à Alexis Jenni

Le 01 avril 2019 à 23:16 par Olivier Bellamy

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Cher Alexis Jenni,
La guerre est au centre de votre œuvre. Surtout celle qui consiste à coloniser, c’est-à-dire non à se défendre contre l’envahisseur, mais à détruire pour posséder ou pour s’enrichir. Que ce soit la guerre d’Algérie ou la conquête du Mexique, c’est finalement toujours la même histoire. De beaux discours et des chants vigoureux pour habiller la haine et le néant. On pourrait y ajouter la guerre économique qui détruit au nom de la modernité, du libéralisme et du progrès.
Derrière cette étude, il y a un professeur de biologie qui sait très bien que la nature n’est pas tendre, mais qu’il n’y a rien de commun avec cette entreprise diabolique de démolition qui asservit les hommes et les âmes.
Il y a aussi un être de foi qui s’efforce d’extraire la spiritualité du dogme, de distinguer l’élévation du pouvoir et de l’asservissement.
Il y a enfin l’homme de culture et d’amour qui n’en finit pas de cultiver son jardin au milieu des décombres et parmi les gravats. De vivre et d’apprendre à vivre. Car il suffit de presque rien, parfois, pour que les féroces infirmes cèdent la place aux roses et à la myrrhe.

Programme :
Ses madeleines

“O psaras”, de Stelios Kazantzidis

Et

“The End”, Doors

Ses classiques

“Buss und reu” dans “Passion St Matthieu” Bach (version Anne Sofie von Otter)

Et

“Sacre du printemps : Part I, morceau 2 : Les augures printaniers”, Stravinsky (version Pierre Boulez orchestre de Cleveland)

Portrait : Traviata « Di Provenza »

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