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Lettre à Claude Aufaure

Le 12 février 2019 à 10:07 par Olivier Bellamy

Cher Claude Aufaure,
Je ne sais pas si vous aimez le cinéma, mais le cinéma vous a toujours pris entre deux portes. C’est une suite de baisers volés, de billets griffonnés ou de cinq à sept vite expédiés.
Les réalisateurs ont singulièrement manqué d’imagination avec vous ! Quand il y a un rôle d’abbé dans un train, c’est pour vous. On vous a vu médecin, et aussi malade. Au restaurant, vous êtes rarement à table. Le barman au fond qui essuie les verres vous ressemble, et le maître d’hôtel qui prend la commande ne vous est pas totalement étranger.
Heureusement il y a le théâtre. Ah, le théâtre ! Il faut dire qu’avec Tania Balachova comme capitaine, vous avez vite pris la mer sans jamais vous demander ce que vous veniez faire dans cette galère.
Vous avez pris le bateau avec Chéreau, vous avez vu du pays avec Lavelli et vous êtes devenu un vrai chef sous la direction de Terzieff.
Et vous avez même pris du galon avec Tesson, pour incarner Ramuz. Quand le cinéma ne vous propose que des généraux en retraite, le Théâtre de Poche vous voit la fleur au fusil dans L’histoire du soldat.
Finalement, vous avez fait ce que vous deviez faire. Prendre un film comme Sept morts sur ordonnance et le jouer au théâtre. Bon sang, mais c’est bien sûr. Car si au cinéma, on a joué, comme disait Jouvet, au théâtre on joue !

Programme :
Classiques :                          
Richard Stauss Morgen par Soile Isokoski synphonique de Berlin Marek Janowski.                   
Dichterliebe Schumann par Wolfgang Holzmair et Imogen Cooper.    

Pour les « madeleines »:             
Barbara( Prevert et Kosma) par Mouloudji.                                       
Duettino sul aria des Noces de Mozart par Gundula Janowitz et Lucia Popp.                                

J’apporterai Isokoski et Holzmair.

Portrait : L’histoire du Soldat

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