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Lettre à Pierre Palmade

Le 17 janvier 2019 à 19:58 par Olivier Bellamy

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Cher Pierre Palmade,
Je suis bien embêté parce que je n’ai rien de spécial à vous écrire… Si je pourrais dire que j’aime ce que vous faites, mais c’est un peu plat. Ou que j’ai une amie qui vous adore, mais ça vous fait une belle jambe.
Je pourrais aussi faire mon malin. Mais essayer d’être drôle face à quelqu’un qui est très fort là-dedans, c’est un peu comme faire des vocalises devant Cecilia Bartoli ou dribler avec Tony Parker. Faut être culotté.
Et puis écrire à quelqu’un qui a réussi, ça a toujours l’air d’essayer d’obtenir quelque chose de lui. Vous avez remarqué ? Alors je crains que vous ne pensiez que je veuille vous parler de mon petit neveu. Il est impayable, qu’est-ce qu’il nous fait rire le dimanche, à table. Ah si vous pouviez un peu l’aider. Pour vous, ce n’est rien, mais pour lui, ce serait beaucoup. Mais je ne vous en parlerai pas parce que vous ne devez pas avoir le temps…
Et puis, il y a une autre chose qui me gêne. C’est de vous lire cette lettre au lieu de vous l’envoyer. Vous allez peut-être penser : ah ! le radin, il a voulu économiser un timbre. Ou alors : est-ce qu’il croit que je ne sais pas lire ? Toutes ces choses quoi.
Bon allez, je ne vais pas vous embêter plus longtemps. Et puis je ne signe pas, tiens. Comme ça, au moins, ben, vous n’saurez pas d’où ça vient.

Programme :
« L’été de vivaldi »
Chopin : Etude n° 3 op. 10.

Madeleines  :
« Still loving you » de Scorpions
Et
« Old and wise » d’Alan person project !

Portrait : Valse du petit chien de Chopin

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Lettre à Gilbert Montagné

Le 16 janvier 2019 à 23:51 par Olivier Bellamy

Cher Gilbert Montagné
Je me souviens d’un slogan autrefois qui disait : « La vue, c’est la vie ». Il s’agissait d’une campagne de prévention incitant nos concitoyens à préserver leurs yeux en allant régulièrement consulter l’ophtalmologiste, du temps où l’on pouvait avoir un rendez-vous facilement.
Mais les meilleures intentions du monde contiennent parfois des conséquences inattendues.
Ainsi je me souviens très bien m’être dit : si la vue c’est la vie, ça veut dire que les aveugles n’ont pas de vie ou qu’on les considère comme morts. Il faut se méfier des slogans. L’intelligence de l’esprit ne rejoint pas toujours celle du cœur.
Non seulement vous êtes la preuve vivante que vous êtes bien vivant, Gilbert Montagné, mais votre parcours nous montre que l’important ce n’est pas le nombre des dons reçus ou non à la naissance, mais ce qu’on en fait.
L’égalité n’est donc pas une promesse de bonheur, et une inégalité peut au contraire vous pousser à exprimer ce que vous avez de différent.
Au lieu de nous plaindre de ce que nous n’avons pas, il nous serait profitable de développer ce que nous avons.
Et pourquoi pas chanter l’un de vos grands succès
Qui contient un secret, Gilbert : « On va s’aimer ».

Programme :
2 classiques :

- L’enfant et les sortilèges de Maurice Ravel
– Tableaux d’une exposition Moussorgsky

Madeleines  :

– De l’autre côté de la rue en Edith Piaf
– There is a place for us (West side Story)

Portrait / Rodrigo : Concerto d’Aranjuez (mvt lent)

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Lettre à Franck Dubosc

Le 16 janvier 2019 à 00:08 par Olivier Bellamy

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Cher Franck Dubosc,
Vous êtes au milieu du gué. Enfin, que votre famille se rassure, vous n’avez pas viré votre cuti, vous êtes au milieu de cette grande aventure que l’on nomme la vie. Pour l’instant, tout vous a souri. Après des débuts laborieux, car l’originalité peine à s’imposer, on peut dire que vous êtes au zénith de votre carrière. Zéniths que vous fréquentez plus souvent que les MJC de quartier.
Mais si le pauvre rêve de devenir riche, le riche craint de redevenir pauvre. Le roi du rire redoute le bureau des pleurs. De quitter les plateaux de télé pour finir devant un plateau-télé. D’arrêter de tourner Camping et de vivre dans un camping.
Alors vous vous donnez « Fifty Fifty » pour continuer à manger de la brioche au lieu… de l’avoir sur le bide.
Mais là je vous rassure. Vous avez des atouts.
D’abord l’humour. Qui vous permet de séduire qui vous voulez, ou de supporter l’échec avec panache.
Ensuite vos yeux bleus. Vous serez forcément un vieillard délicieux. Regardez Jean d’Ormesson. Et comme lui, vous continuerez à nous donner des nouvelles du ciel, puisqu’il est déjà dans votre regard.
Alors la recette, je vous la donne : fifty, vous nous faites rire, et fifty vous nous donnez de l’émotion. Autrement dit, ne changez rien.

Programme :
Madeleines :
Marche funèbre de Wagner (Crépuscule)
Bolero de Ravel

Classiques :
Carnaval des animaux Camille Saint Saens
Concerto 2 de rachmaninov

Portrait
Vivaldi : Concerto pour violon RV 356 (1er mvt)
Mystère :
https://www.youtube.com/watch?v=QeZkLV3ZjeI

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Lettre à André Tubeuf

Le 14 janvier 2019 à 22:47 par Olivier Bellamy

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Cher André Tubeuf,
La musique est enfant de bohême, elle n’est pas là pour que nous rentrions au quartier pour l’appel.
D’où la difficulté d’un métier comme le nôtre.
En la décrivant, cette musique, ne risquons-nous pas de passer à côté, d’écouter notre bavardage au lieu de faire silence et d’approcher son âme. En agissant comme des gardiens du temple exigeant le respect de la loi, n’échappons-nous pas au mystère de la foi.
Depuis que je vous lis, je voulais vous dire que vous nous avez préservé de l’orgueilleuse manie du pharisien, en aimant, en admirant, en écoutant à genoux. Au lieu de jouir de la toute-puissance qui vous était attribuée, vous avez mis votre sensibilité et votre habileté au service du miracle indicible et éphémère de l’émotion musicale.
Il fallait garder la mémoire de ces moments essentiels qui élèvent une communauté en civilisation, cristallisent le temps en légende et transforment la beauté fragile d’un instant en poussière d’éternité. Pas pour dire « Nous y étions », mais pour désigner l’inaccessible étoile aux générations futures. Vous avez humblement fait acte de témoin. Vous avez dédaigné la toge de Ponce-Pilate pour empoigner la plume de l’évangéliste.
Voilà l’immense tache que vous vous êtes assignée. Raconter le glorieux sacrifice d’une poignée d’élus et mettre des mots sur un acte d’amour. Et pour nous avoir montré ce chemin jonché d’épines avec comme seule récompense le chant des oiseaux et le parfum des roses, André Tubeuf, merci.

Programme :
En madeleines je souhiterais Marilyn Monroe dans l’air de la Rivière sans retour, The River of no return; et the Lads in their hundreds, plage  27 dans le CD de Bryn Terfel intitulé the Vagabond.
Sinon, je voudrais en plus classique
Lili Kraus dans  le  larghetto du 24° de Mozart en ut mineur K 491 avec son Orchestre de Festival chez Sony
et
Rudolf Serkin dans le Scherzo et Trio, 3° mouvement de la sonate en si bémol D 960

Portrait : Lipatti Scarlatti 380

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Lettre à Jean des Cars

Le 12 janvier 2019 à 00:26 par Olivier Bellamy

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*** ECOUTER L’EMISSION SUR https://www.radioclassique.fr/radio/emissions/passion-classique/#livePlayer *************

Cher Jean des Cars,
Vous connaissez la formule. « Le journaliste est un historien du présent, et l’historien un journaliste du passé. »
Certains parviennent à devenir les deux et à bâtir ce qu’on appelle une œuvre d’écrivain. C’est votre cas.
Après tout, que les personnages soient de fiction ou qu’ils aient existé, l’essentiel est d’être juste et de présenter les choses de telle façon qu’on comprenne mieux le monde et qu’on en saisisse toutes les complexités avec une grande clarté.
En racontant le destin des Romanov, des Habsbourg, des Windsor, des Grimaldi, des grandes dynasties qui ont traversé les âges, vous vous êtes toujours tenu à un devoir d’authenticité abreuvée aux sources les plus fiables, en jouant sur les charmes du récit, sans tomber dans les pièges du romanesque.
On lit Jean des Cars pour savoir, pour comprendre et pour aller plus loin qu’une simple idée reçue.
Votre Reine Elizabeth est bien vivante. On la voit, on l’accompagne. Vous nous donnez l’occasion unique de partager ses pensées et son intimité. Et sous les feux de la couronne, on découvre, un dévouement sans égal. Dévouement dont vous êtes imprégné, à en croire cette manière d’être au plus près de son sujet, comme on l’est de ses sujets. Noblesse oblige.

Programme :
1) Souvenirs d’enfance:
Musique du film “Les Vacances de M. Hulot”, composée par Alain Romans. Le titre est “ Quel temps fait-il à Paris?”. Une bande originale en accord parfait avec ce film nostalgique de 1953.
Etant passionné de cirque (une tradition familiale), j’ai  été, si je puis dire, élevé avec “L’entrée des Gladiateurs” du compositeur tchèque  Julius Fucik, datant, je pense, de la fin du XIX e siècle, entre 1895 et 1900. Un modèle de la musique de cirque qui est un genre que j’apprécie beaucoup et qui fait partie de la magie du cirque.
2) Airs classiques:
“La Marche de Radetzky” de Johann Strauss Père, composée en 1848 pour célébrer une victoire autrichienne sur des Piémontais en révolte contre l’occupation autrichienne en Lombardie –Vénétie, au début du règne du jeune empereur François-Joseph. Cette célèbre marche est traditionnellement interprétée à la fin du Concert du Nouvel An à Vienne. Le public l’accompagne en frappant dans ses mains, ce qui a été le réflexe des officiers autrichiens dès qu’ils entendirent cette irrésistible marche…
La prière de Tosca, au IIème acte de ce chef d’oeuvre de Puccini, bouleversant, poignant, si possible par la Callas.
Portrait : Pomp and Circonstances n° 1 de Elgar

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Lettre à Catherine Cusset

Le 11 janvier 2019 à 15:09 par Olivier Bellamy

Chère Catherine Cusset,
Pour un écrivain, avoir le sens du titre, c’est comme pour un ténor, d’avoir un contre-ut.
Et vous avez le sens du titre. Vous avez le contre-ut.
Par exemple, l’un de vos premiers livres s’intitulait « Jouir ». Quelle promesse pour un lecteur ! Et puis c’est quand même plus attirant dans une librairie que « Phénoménologie herméneutique ».
Ensuite il y a eu « La haine de la famille ». Bien sûr, on pense au célèbre « Famille je vous hais », d’André Gide, mais avec quelque chose de plus définitif, donc de plus inquiétant. Excellent titre.
Je pense aussi à « Confessions d’une radine ». Alors là chapeau. Même Molière paraît étriqué avec son Avare. Alors que tout le monde se croit généreux en accusant les autres de pingrerie, voici quelqu’un qui avoue le contraire. Très fort.
Enfin il y a « L’autre qu’on adorait ». Là vous avez pioché chez Léo Ferré une de ces expressions mystérieuses qui attirent l’œil et l’oreille en même temps. Aussitôt résonne dans nos têtes « L’autre qu’on devinait au détour d’un regard / Entre les mots, entre les lignes et sous le fard… » Et votre livre devient aussi entêtant qu’un chef-d’œuvre de la chanson française. Bravo !
Mais alors le dernier : « Vie de David Hockney ». Tout d’un coup, c’est d’un plat. Je me suis dit : aurait-elle perdu son contre-ut. Et puis je me suis rendu compte qu’avec votre nom, Catherine Cusset, ça formait un alexandrin qui rimait à l’hémistiche. Vous n’évoquiez plus une chanson, vous en commenciez une. Là on réclame un bis.

Programme :
I’m your man de Leonard Cohen et
Take a Walk on the Wild Side de Lou Reed pour les madeleines.

Concerto Brandebourgeois no 5 de JS Bach et
Nocturne OP. 9 no 2 de Chopin.

Mendelssohn : Romances sans paroles op. 19 n° 1 « Doux souvenirs »

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Lettre à Michèle Bernier

Le 09 janvier 2019 à 23:26 par Olivier Bellamy

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Chère Michèle Barnier,
- non Bernier
Grâce à vous, l’Union européenne va sortir du tunnel où elle est plongée depuis trop longtemps. Votre négociation sur le Brexit est un modèle du genre.
(non, moi c’est Michèle Bernier, la comédienne)
Grâce à vous l’Europe… va exister en trois tailles. Il y aura la grande Europe, l’Europe resserrée. Et puis l’Europe du rire. Nous allons enfin quitter la grisaille des technocrates de Bruxelles et sauter comme des cabris en criant « Europe, Europe, Europe »
Et même puisqu’elle existe en trois tailles : « Eu-robe à fleurs, Eu-robe à bretelles, Eu-robe à frous-frous.
Avec la loi du pollueur-payeur, les Gros Navion ont du souci à se faire. Et là encore sans votre spectacle, la prise de conscience n’aurait pas été aussi forte.
Vous avez su, chère Michèle Barnier (Bernier), créer un consortium de Filles, en rameutant toutes les Stagiaires et les Grosses Têtes de l’Europe. Après votre spectacle Le Démon de Midi, on parle encore, à Strasbourg, d’une loi sur les saucisses qui existent désormais en plusieurs tailles. Il y a maintenant les grandes saucisses, les moyennes saucisses et même les petites saucisses. A chaque pot son couvercle, et les vaches seront bien gardées.
Mais je préfère vous le dire tout de go et sans ambages, chère Michèle Barnier (Bernier), dans le respect des institutions et la sauvegarde des bonnes mœurs : « Je préfère que nous restions amis. »
Vive la République, vive la France et “Vive Demain” !

Programme :
MAURANE le prélude de Bach
Claude Nougaro A bout de souffle

Lettre à Élise de Beethoven et la marche de Radetzki de Strauss

Portrait
Quatuor op. 25 n° 1 de Brahms / 4e mvt Alla zingarese

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Lettre à Yann Moix

Le 09 janvier 2019 à 09:59 par Olivier Bellamy

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Cher Yann Moix,
Comment peut-on être aussi bête ! Comment peut-on être aussi intelligent dans la vie et aussi bête en amour.
Comment peut-on laisser tomber une femme qu’on aime et qui vous aime sur une misérable question d’ego.
Et tout ça pour manquer à ce point de dignité qu’il vous faille exhiber vos larmes et clamer votre cocuage. Vous pensez avoir la douleur claudélienne ? Pas du tout, elle est moliéresque, vous êtes Arnolphe de L’Ecole des femmes, victime de votre folie.
Vous êtes le plus égoïste, le plus vaniteux, le plus prétentieux des hommes.
Et pourtant vous êtes aussi le plus humain, le plus émouvant, le plus pur. Car votre histoire, c’est la nôtre. Que l’on vous plaigne ou que l’on vous raille, c’est nous que nous plaignons et que nous raillons. Pourquoi faut-il que la lucidité et le courage se manifestent précisément au moment où la douleur vous étouffe, où le manque mange vos entrailles.
Vous avez rompu et le vin est tiré, mais ne rompez pas avec la littérature ; et allez tirer ailleurs. Car votre livre dit tout de l’indicible. Petit par la taille, grand par le cœur.
Pour le reste, faites-vous moine, ou pédé.

Programme :
Bach, Cello Suite, No,2, Pierre Fournier, Cello
- Tom Waits : Blue Valentines
- Asaf Avidan : In a Box II, The Labyrinth Song

Portrait : https://www.youtube.com/watch?v=Q__g0tgC2wE

Brahms : Rhapsodie pour alto

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Superbe Traviata à Marseille

Le 08 janvier 2019 à 10:40 par Olivier Bellamy

Pour parler d’un spectacle, comme pour parler d’une personne, le plus difficile est d’oublier l’impression extérieure, les décors pour l’un, l’habit pour l’autre, et d’étudier ce qu’il y a à l’intérieur. Est-ce juste, vivant, nécessaire ?
L’important dans La Traviata de Marseille, ce n’est pas que nous soyons en costumes et décors d’époque. L’important c’est que l’oeuvre vive et que ce soit pour nous évident de comprendre les passions des personnages même s’ils nous semblent d’un autre temps. Que nous pleurions avec Violetta tout en comprenant parfaitement les raisons des personnages et de l’époque. Que nous soyons au coeur de la tragédie sans travestir la pensée de Verdi de frous-frous ou de haillons.
Très grande connaisseuse de l’oeuvre, Renée Auphan (mise en scène) a recherché le naturel. C’est-à-dire le plus difficile, le plus profond et le plus rare. L’Orchestre de Marseille a fait des merveilles sous la direction raffinée, passionnée, attentive de Nader Abbassi. L’Australienne Nicole Car est une Violetta qui possède la (les) voix du rôle, une réelle présence et un engagement scénique. Le ténor sicilien Enea Scala ne démérite pas et campe un Alfredo humain. Le baryton Etienne Dupuis est la révélation de la soirée. Son Germont de première classe nous donne le grand frisson, et quelle école de chant !
Mais l’important, au-delà des talents respectifs, c’est qu’une oeuvre aussi rebattue nous apparaisse dans la pure clarté de sa beauté comme si nous la découvrions avec une émotion intacte. Le génie de Verdi a donc été servi par une équipe exceptionnelle dirigée par des gens qui savent et qui aiment.

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Lettre à Alexis Michalik

Le 04 janvier 2019 à 23:32 par Olivier Bellamy

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Cher Alexis Michalik
La tirade du nez nous met tous en éveil
Mais avez-vous pensé la varier à l’oreille ?
Agressif : si j’avais de ces feuilles de chou
Dans un grand jardin, j’irais les planter debout
Descriptif : suis-je à la mer, au bord d’une plage
Pour ramasser céans de si beaux coquillages
Vétilleux : il faut un visa, j’en suis fort aise
Pour laisser passer là ces longues portugaises
Ecolo : respirer ne nous met plus en peine
Quand on bénéficie de telles éoliennes
Décoratif : décrochez ces deux ailerons
Pour orner le toit de la Fondation Vuitton
Lyrique : si vous voulez écoutez l’opéra
Penchez juste la tête pour être à la Scala
Musical : vous pourriez diffuser du Mozart
En ajustant les ondes de vos deux radars
Pour terminer ouvrir de si grands parachutes
Voilà qui doucement amortit cette chute.

Programme :
Gabriel Fauré - Pavane
Saint-Saens - carnaval des animaux - finale

Pour les madeleines:

Ella Fitzgerald- Evry time you say goodbye
Nat king cole - Stardust

Carmen : Ouverture (Abbado)

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ombre