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Lettre à Patrick Sébastien

Le 06 décembre 2018 à 00:54 par Olivier Bellamy

Cher Patrick Sébastien,
Quand on est un clown, on prend un risque avec son image, parce qu’on estime en définitive que l’image, c’est très superficiel par rapport à ce qu’on a au fond du cœur. On s’assoit sur son esprit de sérieux et l’on apporte de la joie autour de soi.
Derrière ce « on », il y a une personne sensible et souvent blessée qui a trouvé ce moyen honorable d’exister, et il y a souvent quelqu’un de rare.
Derrière ce « on », certains y voient un con. Ce peut-être des gens intelligents ou moins intelligents, le manque de finesse n’a rien à voir avec le quotient intellectuel.
C’est le prix à payer. De passer pour un lourdaud devant des imbéciles.
Evidemment « tourner les serviettes », c’est pas du Mallarmé, mais ce n’est pas du bien-armé non plus, ça ne tue pas des gens.
« Le p’it bonhomme en mousse », c’est pas du Mozart. Mais que ceux qui vous condamnent au nom de Mozart sachent bien que si Wolfgang était là, c’est avec vous qu’il choisirait de s’amuser et de raconter des blagues pipi-caca, pas avec ceux qui utilisent son nom pour décider de ce qui est bien ou mal.
Alors soyons bienveillants, mais restons marrants, l’esprit de sérieux, ça donne l’air vieux.
Comme l’a fait Mozart en son temps, montrons nos fesses, pour bien garder en nous l’éternelle jeunesse.

Programme :
La 9ème Symphonie de Beethoven 
-L’Étude N°3 “Tristesse” de Chopin. 

Piensa en mi  Luz Cazal 
Stances à un cambrioleur - Georges Brassens

Portrait :
Boléro de Ravel (vers la fin)

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