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Lettre à Pierre Perret

Le 21 décembre 2018 à 19:30 par Olivier Bellamy

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Cher Pierre Perret,
Vos refrains plein la tête,
Et vot’ cœur dans la pogne
Mettent Paris en fête
Et transportent Boulogne.
On en rit sur la Seine,
On en pleure à Vincennes
Et dans tout le gratin,
Ça fait un sacré Saint-Ouen
Vous n’étiez Passy fou
De r’luquer les Saint-Cloud
Des frangines du tapin,
Qui rentraient de Pantin
En chantant la quéquette,
Vous avez rendu Muette
Les mamies de Courcelles
Qui rêvent de Bagatelle
De cet’ fameuz’ quenelle,
On s’en bourre la Chapelle,
Chez tous les Poissonniers
Jusqu’au Saint-Honoré
Pommes Dauphine chez Bruno ?
Pas besoin de Maillot
Par Lilas, par Issy
On vous redis : Bercy
Vos chansons sur les lèvres
Des échansons de Sèvres
En soignant bien la langue
Pas dans le sens du Vanves
Mais c’qui s’dit et c’qu’Ivry :
Z’êtes un gars Gentilly
Vous êtes la Dorée
Du joli Cham-perret.

Programme :
Idylle philomenale par Yves Montand
Général à vendre par Francis Blanche

Classiques
saxo Jacques ibert le petit âne
tomasi le concerto de saxophone

Portrait : Marche turque de Mozart (Dana Ciocarlie)

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Lettre à Cecilia Bartoli

Le 21 décembre 2018 à 02:43 par Olivier Bellamy

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Chère Cecilia Bartoli,
Il y a trois personnes en vous. Une paysanne, un soldat et une religieuse. La paysanne a les pieds solidement en terre. Elle cultive les plantes médicinales. Allegro pour donner de l’énergie. Adagio pour rendre la sérénité.
Le soldat défend son territoire avec feu. Et son territoire, c’est la musique. Un patrimoine inestimable dont il est le gardien. L’opéra est la couronne de ce royaume.
Enfin la religieuse fait silence au fond de son âme pour enchanter le monde et servir les saints de la musique : Vivaldi, Scarlatti, Mozart, Rossini, Bellini. Et même de moins connus qu’elle défend avec autant de passion.
Mais trois, ce n’est pas suffisant quand on aime. Alors vous êtes aussi une chercheuse, une exploratrice qui défriche de nouveaux territoires, une navigatrice (car vous n’aimez pas l’avion) qui traverse les océans.
Et puis tenez, ce royaume que vous servez avec tant de fidélité et de courage, vous en êtes devenue la reine. Mais pas une reine hautaine et lointaine, une reine de cœur proche de chacun de ses sujets, pour qui régner, c’est chanter. Et dans chanter pour vous il y a aimer. A tel point qu’on se demande Cecilia Bartoli si quelquefois vous avez le temps de penser à vous. Alors on salue Sainte Cecilia prête à affronter les lions pour servir son art. Cecile, un nom qui vous va bien puisque c’est celui de la sainte patronne de la musique.

Programme :
Vedro con mio diletto (VIVALDI)

« Son qual nave » Artaserse de Broschi
https://www.youtube.com/watch?v=2AeariisA9Y
« Non so piu » Les Noces /

Portrait (ROSSINI / BARTOLI)
« Non piu mesta » (Cenerentola / fin, cabalette après Nacqui all’affano)

Mystère : (ROSSINI/BARTOLI)
« Va sossopra… » (finale acte I de L’Italienne à Alger / passage des onomatopées : din din, popopom…)

Javier Camarena
https://www.youtube.com/watch?v=aNASLUVNobY

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Lettre à Jean-François Kahn

Le 20 décembre 2018 à 01:19 par Olivier Bellamy

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Cher Jean-François Kahn,
Certains hommes furent sauvés par l’angélus, d’autres par le son du canon, vous, ce fut la chanson.
Sans ce trésor qui vous a appris la concision, vous auriez la phrase interminablement proustienne le dimanche et le discours castriste les jours de la semaine.
Mais c’est l’opérette qui vous a donné la touche ultime. Autrement dit : tout dire avec esprit, sans vous prendre la tête.
Vu sous un certain angle, le journalisme est un peu l’opérette de la littérature. C’est pourquoi les journalistes qui détestent l’opérette devraient aller planter des choux.
Pour écrire une bonne opérette, il faut connaître l’opéra et faire un pas de côté ; y croire, sans s’y croire. De même, le journaliste doit connaître la littérature, mais préférer les bons petits bistrots aux restaurants prétentieux. Les infos n’y sont pas plus fiables, mais les mots bien plus savoureux.
Quand l’écrivain mondain intrigue pour avoir un prix, le journaliste sait jouer les malappris. L’un soigne ses métaphores, l’autre écluse les alcools forts.
Le feuilletoniste jongle avec ses fins de mois, alors que l’académicien a toujours grand-faim de son « Moi ».
Entre un écrivain racontant l’orpheline et un journaliste toujours prêt à sonner les matines, vous en conclurez peut-être : « Tout ça vaut mieux que d’attraper la scarlatine ».

Programme :
CLASSIQUES :
“O Paradiso” (l’Africaine de Meyerbeer) par Pavarotti -
“Adieu notre petite table” (Manon de Massenet)

MADELEINES :
“Oh Magalie ma bienaimée” (Mireille de Gounod) -
“6ème Brandebourgeois” de Bach - ”

Le général boum boum (Offenbach)

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Lettre à Jacques Drillon

Le 19 décembre 2018 à 10:35 par Olivier Bellamy

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Cher Jacques Drillon,
Eh bien moi, je la trouve sympathique votre mère. Vous vous êtes amusé à la charger pour en faire un avatar provincial et bigot de Mme Verdurin, avec une impitoyable tendresse. Ce qui m’a plu, c’est qu’elle vous ait fait croire qu’un nez aquilin signifiait un nez droit. Elle vous a ainsi préservé du pharisaïsme, de la cuistrerie du spécialiste, elle a introduit le doute dans votre savoir. Sans elle vous seriez resté littérateur, perdu pour la littérature.
Je vous en veux moi pour un gros livre sur la ponctuation. J’ai toujours mis mes virgules à la diable, gardant mon caprice pour le point-virgule, (tiens faut-il un tiret entre point et virgule ?), eh bien depuis la parution de votre traité, c’est vous que j’aurais volontiers traité de tous les noms, car désormais je m’entends respirer en écrivant.
Ça m’a intéressé de savoir que chez vous on était plutôt pétainiste et qu’on cachait des juifs. Rien de tel pour penser libre. Ça vous a donné la phrase souple et raide, dans des proportions que vous tenez aussi secrètes que jadis le Vatican son Miserere d’Allegri. Un vertueux, tempéré de fausse nonchalance, où précision et charme ne sont pas ennemis. Avec des acmés soigneusement préparées, l’air de ne pas y toucher, comme un zénith légèrement diésé chez Ravel. Et puis en marge de l’observation maniaque, des entrelacs de sensibilité dont il serait presque déplacé de faire état ici.
Jusqu’à ce titre « Cadence » qui a l’air d’entrer à l’université quand il cherche la sotie, et dont la mystérieuse économie récuse les importuns et rend cois ceux qui font l’important. Ah, vous êtes bien le fils de votre mère. Et voici, Madame, pourquoi votre fils est muet : il nous apprend à lire et nous en conte de belles.

Programme :
Menuet du Quatuor K 575 (Mozart/Drillon), par les soeurs Laffite  (Jacques Drillon apporte le CD)
-          Du wahret Gott BWV 23 (Bach) duo initial, par Gustav Leonhardt

Et ses madeleines :

- Variations sur la Follia (Corelli) par Frans Brüggen
- Moment musical n° 3 (Schubert), par Wilhelm Kempff

Portrait Webern : Variations (Gould)
https://www.youtube.com/watch?v=ZEtqEzPakxA

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Lettre à Rupert Everett

Le 17 décembre 2018 à 21:13 par Olivier Bellamy

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Cher Ruppert Everet,
Le mariage gay vous a tué, le Brexit va vous ressusciter.
Je m’explique.
Nous avons grandi avec le dandysme flamboyant et insolent de votre personnage dans le film culte Another Country. Vous étiez le sauveur des années Thatcher, le héros de l’ambiguïté, le prince de la complexité. Tout n’était pas noir ou blanc, il y avait une autre façon d’être et d’aimer. Vous l’avez incarné avec courage et glamour. La France vous a ouvert les bras, mais Hollywood vous a boudé. Vous étiez trop incontrôlable, trop peu standard.
L’uniformité américaine s’est imposée à tous.
Le mariage gay vous a rendu old fashioned. Il ne fallait plus briller, il fallait revendiquer. L’heure n’était plus au génie, à la singularité, mais à la comptabilité des droits, au conformisme social.
Pour un Anglais excentrique et paradoxal, c’était un peu les funérailles de la reine Mary.
Oubliés Michel Ange, Tchaïkovski, Rimbaud et Oscar Wilde, place à la normalité, il ne fallait plus être gay que le samedi et les jours de carnaval. Fini le délire et la transgression. A nous la crèche, les cours de yoga, les apéros facebook et les voyages organisés.
Avec le Brexit, l’Angleterre victorienne reprend du poil de la bête et vous allez de nouveau exister, car nous avons besoin d’un Lord Henry qui nous rappelle que la jeunesse est un art et que le goût délicieux du péché n’existe pas sans interdit.
Votre Happy Prince meurt au-dessus de ses moyens, mais il réhabilite tout ce qui n’est pas tristement moyen.

Programme :
Tchaikovski 6-4 th mouvement

- Betty blue - un des titres du film 37.2 le matin composé par Gabriel Yared, avec qui il a travaillé sur la musique de son film The Happy Prince.
- Being Boring par les Pet shop boys

Le spectre de la rose de Berlioz

Remember me Purcell

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Lettre à Christian Morin

Le 15 décembre 2018 à 01:59 par Olivier Bellamy

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Cher Christian Morin,
Vous n’avez jamais perdu le do de votre clarinette. Ah si papa il savait ça. Ou plutôt « Ah si ton père avait pu voir ça » comme a dit un jour votre mère quand l’Académie du jazz vous a remis le prix Sydney Bechet.
Depuis vous distribuez vos petites fleurs à la radio, à la télévision et sur scène, avec l’humour et l’élégance qu’on vous connaît.
Vous n’avez pas non plus perdu le ré de votre clarinette. Mais on se demande bien où vous l’avez mis, ce ré. Ne serait-il pas dans la poche de ce personnage à l’air fat que vous avez croqué d’un coup de crayon, vous qui avez tous les talents. Enfin ce ré, ne serait-il pas tombé sur le sol. Cherchez bien, on va bien finir par le trouver. N’est-il pas là. Non là, là. Mais si si, regardez bien.
C’est le ré de soleil qui filtre à travers les persiennes du poste dès que votre timbre de voix résonne sur la clarinette de votre camarade Gershwin. Alors reprenons notre gamme. Game over.
Do ré mi, comme dit Jeanne d’Arc qui a peut-être entendu votre voix.
Fa sol, pas si fa sol que ça, d’être de bonne humeur chaque matin.
La si, eh oui, sans jamais la si l’auditeur qui est notre boussole.
Bous-sol mineur bien entendu, tonalité rare pour celui qui est l’ami de vos matinées classiques, l’a-mi majeur comme il se doit. Et sans bémol.

Programme :
Madeleines :
1-« Lush Life »/ Lady Gaga,( dans l’album de duos enregistré avec Tony Benett)
2-« le pianiste de Varsovie »
Gilbert Bécaud.(version 1956, sur internet…)
CLASSIQUES:
Concerto pour piano en do,
« Patético », piano:Melani Mestre (c’est un garçon

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Lettre à Jean-Claude Carrière

Le 14 décembre 2018 à 12:33 par Olivier Bellamy

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Cher Jean-Claude Carrière,
Il y a des hommes d’une seule chose, comme des hommes d’une seule femme, d’une seule loi, d’un seul pays, et puis ceux qui se laissent porter par le vent, qui sont à l’écoute des murmures du monde, qui vont d’arbre en arbre, de fleur en fleur. Vous êtes de cette race de butineurs, moitié savant, moitié troubadour. Et vous avez deux yeux, deux oreilles, deux bras pour tenter de tout embrasser.
Né à la campagne et citadin, poète et paysan, une main pour écrire, l’autre pour dessiner (une autre pour piocher et biner), une voix pour le théâtre, l’autre pour le cinéma, un pied en occident, l’autre en Orient, l’esprit pour le tout, le cœur pour le détail, ouvert au visible comme à l’invisible, fou de prose, ivre de poésie, rivé au singulier, attaché au collectif.
On aurait bien du mal à vous définir, à trouver un point d’ancrage, un fil d’Ariane qui conduirait à votre donjon secret.
S’il ne fallait choisir qu’un seul mot pour vous définir, et le choisir dans votre œuvre, on pourrait peut-être dire : L’Aide-Mémoire. Vous êtes un moine médiéval qui consigne tout pour ne rien perdre. Pour que chaque parole, chaque chant d’oiseau, chaque regard et chaque prière résonnent ensemble et forment un chant du monde dont vous seriez le chantre tapi dans l’obscurité et toujours en éveil, souriant aux étoiles avec un air gourmand et insatiable.

Programme :

-          Il n’y a plus d’après de Guy Béart
-          Il y avait des arbres de Charles Trénet

-          Un morceau de flûte d’Hariprasad Chaurasia
-          La pavane pour une infante défunte de Maurice Ravel

Portrait : Danzon n° 2 par Dudamel (le début)
Mystère : Une chanson de Shahram Nazeri

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Lettre à Pierre Billon

Le 13 décembre 2018 à 10:48 par Olivier Bellamy

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Cher Pierre Billon,
En haut de la rue Saint-Vincent
Deux enfants se sont bien connus
Donnant vie à un autre enfant
Qui fut aimé comme un Jésus

De belles chansons il composa
Produisit et réalisa
De grands succès à tour de bras
Aussi ceux qu’il se réserva

Entre violence et violon
Drôle de métier, sans profession,
Saoul à mourir ou dans les livres
N’as-tu pas oublié de vivre ?

Les escaliers de la lutte sont durs aux ambitieux
Mais les ailes de l’aigle protègent cet amoureux

Programme :
Highway to hell / ACDC
Bohemian Rapsody / Queen

La 7eme de Beethoven

La chevauchée des Walkyries de Wagner
Puccini : le grand air de Butterfly

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Lettre à Paul Greveillac

Le 12 décembre 2018 à 10:19 par Olivier Bellamy

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Cher Paul Greveillac,
Le grand art est toujours modeste. Et il faut être modeste pour se documenter sérieusement quand on entraîne son lecteur en Union soviétique ou dans la Chine communiste.
Le grand art est aussi orgueilleux. Il faut l’être un peu pour s’attaquer à de grands sujets comme l’art, l’histoire, la liberté, la beauté.
Le grand art est toujours musical. Et l’on sent bien que vous composez vos livres autant que vous les écrivez. Un accent comme un dièse et tout bouge.
Le grand art est pictural. Et vos descriptions sont saisissantes. J’en prends une au hasard : « Le tramway rouge et blanc tintinnabulait gaiement sur la voie dégelée. » Ça n’a l’air de rien. C’est une image qu’on entend et qu’on voit, qui nous bringuebale, qui ressemble à un haïku.
Le grand art est toujours poétique. Vous faites sonner la langue d’une manière neuve, avec des mots simples et des idées fortes.
Le grand art est d’abord classique. Vous ne connaissez pas l’esbroufe. Chaque phrase conduit à la suivante. C’est à la fin que le tableau existe.
Le grand art est vivant. Voilà le secret. Derrière tant de contraintes, de coups de ciseau, de coups de burin, de métronome, ou de glacis, un oiseau construit son nid et chante. Des airs qui se ressemblent et ne sont plus les mêmes.

Programme
Madeleines :

Prince - Still would stand all time
La danse du bonheur - Shakti

Autres :

D. Buxtehude // Concerto Vocale, dir. René Jacobs : Ad genua (Membra Jesu nostri)
L. Boccherini // Agnès Mellon, Ensemble 415, dir. Chiara Banchini : Quando corpus morietur (Stabat mater)

Portrait : Monteverdi – Lamento de la Ninfa

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Lettre à Sylvie Vartan

Le 11 décembre 2018 à 01:14 par Olivier Bellamy

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Chère Sylvie Vartan,
En ces jours de grand trouble dans notre pays, je ne peux m’empêcher de voir une coïncidence entre la France Johnny qui pleure la mort du King et la France jaune qui veut la mort du roi.
Je me demande ce qu’aurait pensé Johnny de ce déferlement de violence. La violence sur scène et dans la vie, ce n’est pas la même chose, aurait probablement dit Jean d’Ormesson, parti en même temps que lui.
Je repense aussi à une phrase de Charles Aznavour : la pauvreté ce n’est pas la misère. Il faut faire attention avec les mots. Mal les choisir redouble le malheur. La colère peut les faire mentir. La violence peut les trahir.
Et je repense à votre grand-père qui était francophile et grâce à qui votre famille bulgare a choisi la France.
Qu’aimait votre grand-père de la France ? Fouquier-Tinville ou Voltaire, Victor Hugo, Charles Trenet. Autrement dit la culture. Mais aussi la liberté. Ce génie qu’a le peuple français d’exprimer un sentiment universel.
Mais est-ce en cassant, en volant, en insultant ?
C’est si long de construire et si facile de détruire. On peut gâcher sa vie en une seconde, mais il faut des années pour la construire.
Vous en êtes la preuve. Toujours debout, mais aussi prête à combattre l’injustice quand elle touche votre famille. Parce qu’il s’agit au fond de dignité. Sauf quand les moyens employés ternissent la justesse d’un sentiment et la noblesse d’un combat.

Programme :
Les 2 classiques  :
Walkyries  Wagner
Valse hongroise n5 de Brahms

Madeleine :
Vienne  Barbara

Katchaturian : Valse Mascarade

+ Sylvie : Quelque chose de Tennessee

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