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Lettre à Jean-Louis Fournier

Le 29 novembre 2018 à 23:20 par Olivier Bellamy

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Cher Jean-Louis Fournier,
Vous nous avez aidé à aimer la grammaire comme on embrasse sa grand-mère. Et même l’arithmétique qui nous donnait des tics. Vous nous avez appris la politesse quand on préférait s’occuper de nos fesses.
Et puis on est devenu un peu plus proches. Forcément. Alors vous nous avez parlé de vos enfants, handicapés tous les deux. Vous ne vouliez pas nous faire pleurer alors vous nous avez fait rire… aux larmes. Avec infiniment de tendresse. Et c’était sacrément gonflé. Et courageux. Et généreux de votre part. Ils ont rejoint le bon dieu, mais pour nous ils sont toujours là, Mathieu et Thomas, grâce à votre livre « Où on va papa ? »
Et puis comme on est devenus comme qui dirait intimes, vous nous avez raconté la mort de votre femme, qui, ne le prenez pas mal, est devenue un peu la nôtre. Aujourd’hui nous nous sentons un peu veufs, tout comme vous.
Et puis vous nous avez présenté votre mère. Pensiez-vous à nous mettre la bague au doigt ? J’avoue que cette pensée cocasse m’a traversé l’esprit. On voit tellement de choses de nos jours.
Mais vous n’avez pas perdu le Nord. Vous lui avez même consacré un Dictionnaire amoureux. Du coup, on a oublié les gondoles à Venise pour rejoindre les clairs de lune à Maubeuge. Et si la Provence rime avec vacances, on comprend mieux pourquoi dans chaque beffroi du Nord on entend battre tous ces cœurs en or.

Programme :
Madeleines :
Prosper yop la boum Maurice Chevalier
La belle de Cadix Luis Mariano.

Classiques :
Danse macabre Franz Liszt par Georges Cziffra
L’andante de la symphonie concertante de Mozart

Portrait
Satie : Gnossienne

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