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Lettre à Régine

Le 28 novembre 2018 à 09:59 par Olivier Bellamy

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Chère Régine,
« Heureux soient les fêlés, disait Michel Audiard, car ils laissent passer la lumière. »
Vous appartenez, chère Régine, à la race des cabossés de la vie qui ont en eux un soleil. Indestructible et infiniment tendre.
A travers vous, on voit la lumière. Celle du cœur d’abord. Et puis de l’esprit, à l’écoute. D’un nouveau concept ou d’une graine de star. Vos antennes sont en action permanente. Elles frémissent dès qu’un talent passe à proximité.
Vous êtes généreuse, car vous vous nourrissez des conversations jusqu’au bout de la nuit. On dit que tous les chats y sont gris, surtout après plusieurs coupes de champagne, mais pour vous c’est un jeu de vérité.
Les triomphes et les tragédies que vous avez traversés n’ont pas altéré votre passion de l’échange ni diminué votre sens infaillible de ce que l’autre a dans le ventre. Et quand vous aimez quelqu’un ou que vous croyez en lui, ce n’est pas la boule au plafond, c’est la lune que vous décrochez.
Vous avez connu toutes les célébrités de la terre, souvent avant qu’elles soient connues, mais pour vous c’étaient des enfants perdus que vous avez recueillis et réchauffés. Car derrière les paillettes, les bulles et les plumes du boa, il y a une lumière dans vos yeux qui ne vacille pas, qui empêche les âmes égarées de sombrer et qui s’appelle l’espoir.

Programme :
Casse Noisettes, La valse des fleurs, Tchaïkovski

- Casta Diva par la Callas

- L’Aigle Noir, Barbara

- Un américain à Paris, Gershwin

Portrait : Concerto pour violon de Tchaïkovski (Gitlis)

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Il y a un commentaire pour cet article :

1 Abate, le 30 novembre 2018 à 20:05 :

J’ai beaucoup aimé votre entretien avec Régine.Quel destin!merci pour ces instants d’intimité partagée par un si grand nombre d’auditeurs dans laquelle on est inclus.


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