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Lettre à Emmanuelle Bertrand

Le 14 novembre 2018 à 23:45 par Olivier Bellamy

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Chère Emmanuelle Bertrand,
On ne porter votre prénom sans se sentir investi d’une mission, d’une destinée messianique. Ce ne sont pas l’âme et la corde de votre violoncelle que vous caressez avec ferveur qui me contrediront : Dieu est avec nous quand résonne la musique.
Certains comme le compositeur Henri Dutilleux l’ont tout de suite saisi chez vous en parlant de « révélation » à prendre au sens biblique.
Et il suffit de vous regarder, chère Emmanuelle Bertrand, pour se souvenir immédiatement de sourire de madones peintes par Raphaël ou Leonard de Vinci. Avec votre violoncelle dans les bras, c’est soudain la Pieta de Michel Ange qui revient à la mémoire, ou celle du Tintoret, quand la Vierge s’évanouit de douleur au pied de la Croix.
Vous rendez vie à la musique qui vous traverse en une sorte d’Annonciation, comme vous avez retrouvé la voix du violoncelle de Maurice Maréchal, prophète de l’école française de violoncelle, en ressuscitant l’instrument construit par deux camarades de tranchées pour que brille l’espoir entre deux bombardements.
Chaque son émis par votre violoncelle est bien le fruit de vos entrailles et pardonnez ma fièvre allégorique si votre phrasé sans tache évoque une immaculée conception et si j’entends dans la façon dont votre mélodie monte au ciel une véritable Assomption.
Programme :
Maurice Maréchal (cf le violoncelle de guerre) Liebestraum de Liszt
- Pascal Amoyel dans un Nocturne de Chopin
- Tout un monde lointain » de Dutilleux par Rostropovitch
- une berceuse a capella (composée dans les camps) chantée par Marielle Rubens.

Portrait :
Stabat Mater de Vivaldi / MN Lemieux

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