Accueil  >  Lettre à Gérard Mannoni
Flux RSS

Lettre à Gérard Mannoni

Le 02 novembre 2018 à 00:04 par Olivier Bellamy

gerard-mannoni-pc.jpg

Cher Gérard Mannoni,
Comment devient-on critique ? En critiquant dira M. de La Palisse. Mais le mot « critique » sonne de manière aussi engageante que « inspecteur des impôts ».
On entend le glapissement du spécialiste, le croassement du spectateur furieux, voire le rire de la hyène déchaînée.
Cela n’a jamais été votre cas. Vous avez toujours préféré aimer, vous êtes toujours entré au théâtre sinon le cœur battant au moins les yeux brillants.
Ensuite je vous ai toujours connu disant la chose comme elle était. Sans méchanceté ni excès de louanges. Avec en plus un souci d’informer le lecteur et de lui faire partager l’intérêt d’une manifestation dans une juste perspective.
Certains critiques ne voient pas l’intérêt de rencontrer les artistes ou s’en défendent. Vous avez toujours préféré approcher ces animaux étranges par curiosité, qui n’est pas un vilain défaut, quand vous n’étiez pas choisis par eux ce qui évidemment constitue une marque de confiance.
Quand ils perdent leur tribune, certains critiques cessent d’aller au spectacle, comme on prend sa retraite. Mais avant d’être un métier courir les théâtres est pour vous une passion et l’on n’a pas fini de vous voir hanter les premières et en débattre avec gourmandise.
Programme :
Classiques :
Liszt 2me étude transcendante
Tchaïkovski pas de deux final de Casse-Noisette (seulement l”adage, pas les variations qui suivent)

Madedeines :
Si tu sapesti (paghjella corse Cd fronti musicali fdm 158)
Partie carrée par Yvette Guilbert (coffret Y.Guilbert EPM)

Portrait : Le tombeau de Couperin (Prélude) de Ravel (version orchestre)

Lien permanent | Rétrolien

Soyez le premier à commenter cet article.


Donnez votre avis !






ombre