Accueil  >  Lettre à Gérard Jugnot
Flux RSS

Lettre à Gérard Jugnot

Le 27 octobre 2018 à 10:04 par Olivier Bellamy

jugnot-blog.jpg

Cher Gérard Jugnot,
Comme dans l’œuvre de Beethoven, on distingue trois périodes dans votre carrière. (ça commence bien, enfin il faut se méfier des compliments trop appuyés)
1ère période. Vous êtes le teigneux du cinéma français. On vous voit traîner dans les poubelles de l’histoire et draguer les canaux pestilentiels de la nature humaine. Personnages hargneux, atrabilaires, collabos. Vous jouissez de vous rouler dans la fange et le public adore.
2e période. Une conscience sociale poind. Vous avez peut-être peur qu’on confonde l’artiste et l’homme. La comédie est toujours là, mais elle dénonce des faits de société. Le flic, le SDF, le scout, les sectes. On vous regarde d’un autre œil. Vous êtes respecté, nominé (comme on dit) mais pas encore primé.
Alors vient la 3e période. Après la phase gaudriole et la phase banderole, voici le sacre Batignolles. Oublié le franchouillard cauteleux, voici que Gérard pleure en même temps que Jugnot rit.
Mais le rire s’efface parfois devant le cours de philosophie qui nous dit : « C’est beau la vie quand on y pense ». En attendant d’autres questions existentielles comme « C’est chouette l’amour quand on s’aime » ou « Un bon copain, c’est bien ».
Mais vous avez réussi cher Gérard Jugnot à durer et à vous renouveler. Mais quand certains regrettent votre période bête et méchante, vous leur dites que vous avez changé ou que le monde n’est plus le même ?
Programme
Concerto pour la main gauche - RAVEL
- La belle Hélène OFFENBACH (Trio patriotique / à partir de « C’est une immense bacchanale »)

- Et si en plus il n’y a personne - SOUCHON
- Elsa - Léo Ferré chante Aragon

Portrait :
https://www.youtube.com/watch?v=mLHVuY7wqOg

Lien permanent | Rétrolien

Soyez le premier à commenter cet article.


Donnez votre avis !






ombre