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Lettre à Emilie de Turkheim

Le 27 octobre 2018 à 10:01 par Olivier Bellamy

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Chère Emilie de Turkheim,
Bien que vous portiez une particule, personne n’a envie de chanter « Ah ça ira ça ira » devant vous et encore moins de vous conduire à la Lanterne.
Quand certains refaisaient le monde dans les salons, vous donniez des cours de français et d’anglais dans les prisons ou vous intéressiez à la prévention contre le sida.
Vous n’avez pas froid aux yeux. Quand d’aucuns font la moue dans les galeries d’art, vous posez pour des peintres, dans des chambres de bonne. Expérience que vous avez racontée dans un livre.
Vous êtes une aventurière. Avec du talent et du culot. Comme votre héroïne dans Héloïse est chauve, vous aimez qui vous plait, vous êtes faite comme ça, et vous n’en faites qu’à votre guise.
Et quitte à être aristocrate autant perdre la tête par amour que sous la Terreur.
Dans votre dernier récit, vous adoptez un jeune Afghan dans votre appartement parisien. Vous êtes insupportable Emilie de Turkheim.
La Déclaration des Droits de l’Homme, on la cite à tout bout de champ. Vous vous l’expérimentez avec curiosité. Sous votre plume, les comptes d’apothicaire deviennent des contes de Noël.
Et quand les défenseurs de la Liberté se battent avec les avocats de l’Egalité, vous nous rappelez le sens du mot Fraternité.
Donc oui ça ira ça ira… bien mieux comme ça.
Programme :
Les barricades mystérieuses / Couperin (par Marcelle MEYER)
- Buxtehude : Membra Jesu Nostru : « Ad pedes »

« Madeleines »
L’air de la reine de la nuit / La flûte enchantée.
Impromptu de Schubert op 90 n°2 Alfred Brendel

Portrait
- Un madrigal de Monteverdi : Lamento della ninfa (par exemple Maud Gnidzaz avec les Arts florissants)

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