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Lettre à Philippe Lançon

Le 05 octobre 2018 à 23:53 par Olivier Bellamy

Cher Philippe Lançon,
La valeur de votre livre Le Lambeau dépasse de très loin la valeur du témoignage et même d’une certaine littérature. Il peut accéder au rang très particulier du compagnon de vie, c’est-à-dire un livre qui aide à vivre et qui nous rappelle ce que c’est qu’être vivant en conscience. Car il pose toutes les questions essentielles, celles qui naissent quand on est meurtri dans sa chair, et qu’on ne se pose pas de manière aussi aiguë quand on est en bonne santé.
Il donne à la littérature cette valeur existentielle qui lui manque parfois. Il remet les pendules à l’heure comme on dit communément.
L’art prend soudain une dimension qui dépasse celle qu’on lui assigne habituellement. Bach aide-t-il à respirer, Beethoven à marcher, Kafka à comprendre ce que c’est que souffrir, rire et aimer.
Le monde d’en bas et le monde d’en haut, le monde d’hier et d’aujourd’hui se rassemblent guidés par la mémoire et la sensibilité qui est à vif.
Les mots les plus simples comme le goût de vivre ou je t’embrasse, ou que c’est beau ! prennent soudain une valeur sacrée. C’est peut-être cela Le Lambeau, une expérience intime et universelle du sacré.
Programme :
My favourite Things de John Coltrane et
La légende de la Nonne de Brassens (chantant Hugo).

Scarlatti K 9 par Dinu Lipatti,
une mazurka de Chopin par Samson François

le début de la Pastorale de Beethoven enregistré par FURTWANGLER avec l’orchestre philharmonique de Vienne, peu avant sa mort je crois.

Portrait Sarabande en ré mineur Partita violon

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