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Héloïse d’Ormesson, mon père ce héros

Le 03 septembre 2018 à 12:01 par Olivier Bellamy

Héloïse d’Ormesson ou la magie d’un nom. D’un nom et d’un prénom. Puisque Jean d’Ormesson votre père et Françoise Béghin votre mère vous ont baptisé pour ainsi dire dans la crypte de la littérature.
On pense à Heloïse et Abélard, Héloïse, la jeune nonne enlevée par son professeur, vivant une folle histoire d’amour scandaleuse, tombant enceinte et devenant abbesse. Votre père devait adorer cette histoire médiévale, sulfureuse, tellement française.
Et bien sûr la Nouvelle Héloïse, celle de Jean-Jacques Rousseau qui influença tant la sensibilité du XVIIIe siècle français. Votre père fut du reste lauréat in extremis du prix Jean-Jacques Rousseau, bien qu’on l’imagine plutôt du côté de Voltaire, mais sait-on jamais avec ce diable d’homme.
Héloïse, un prénom taillé sur mesure, car quand on est éditrice, il faut être amoureuse, des livres, des auteurs, du métier. Il faut être un peu nonne et abbesse, ou en tout cas avoir la foi et la vocation surtout aujourd’hui où le livre est un îlot dans un océan d’images et de novlangue.
La question que je me pose chère Héloïse d’Ormesson, c’est si vous aimez votre prénom et si votre père a été un peu fâché de devoir partager ce qui constitue pour un écrivain un véritable trésor de guerre : son nom.

Voici son programme :
 - Triple concerto de Beethoven, Barenboïm, Perlman et Yo-yo ma 3è mvt (sur la Polonaise)
- Massenet, Thaïs, Renaud Capuçon

Et les madeleines : 

- Déjeuner en paix, Stephen Eicher
- Il est cinq heures

Portrait
Bach BWV 78 : Duo « Wir eilen »

Mystère
Haydn : La Création « Mit Staunen sieht… » (Karajan)

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