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Lettre à Gérard Darmon

Le 29 septembre 2018 à 00:29 par Olivier Bellamy

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Cher Gérard Darmon,
Avec votre voix, vous auriez pu chanter à l’Opéra. Le destin en a décidé autrement. Vous avez bien chanté mais à l’Olympia.
Vous vous êtes appelé Gérard à cause de Gérard Philippe. Un prénom prédestiné à la gloire. Mais attention ! Aujourd’hui, les Gérard de l’année récompensent les pires programmes de la télévision. Ainsi va le monde.
Au début de votre carrière, vous vous êtes déployé lentement. Et puis un jour, vous êtes devenu une tête d’affiche. Il aura suffi d’un rôle dans La Cité de la Peur sur fond de Norma de Bellini et d’une carioca au côté d’Alain Chabat pour que tout change. Tout n’était donc pas mieux avant.
Désormais quand on a besoin d’un mâle alpha, pas forcément bêta, vous êtes en tête de liste. Vous avez pris la suite des Michel Constantin, des Lino Ventura, des Marcel Bozuffi. Le genre de type qu’il ne vaut mieux pas asticoter trop près. C’est vrai qu’on vous imagine mal dans un rôle de garçon fragile, écrivant des poèmes, buvant du thé vert et mangeant des graines de chia en écoutant de l’opéra. A propos, le monde de l’opéra ne vous dit pas merci depuis que vous avez joué le rôle d’Onassis qui a tant fait souffrir la Callas.
Et pourtant vous avez un point commun avec un grand compositeur d’opéra. Vous êtes un 29 février, comme un certain Rossini. Comme vous fêtez votre anniversaire tous les quatre ans, c’est peut-être ce qui vous donne cette jeunesse insolente. Et ce qui vous décidera un jour, qui sait, à nous chanter l’air de la Calomnie.
Programme :
Madeleines

BRASSENS
LES AMOUREUX DES BANCS PUBLICS

THE BEATLES
PENNY LANE

CLASSIQUES

CONCERTO RACHMANINOV N 3 PAR HOROVITZ

2 EME MOUVENMENT DE LA 7 E SYMPHONIE BEETHOVEN

PORTRAIT : Ave Maria de Schubert (Maurice André)

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Lettre à Niels Arestrup

Le 28 septembre 2018 à 09:12 par Olivier Bellamy

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Cher Niels Arestrup
Si les acteurs sont de grands fauves, les réalisateurs de cinéma ont tous quelque chose de Frédéric Rossif. Quand on aime les acteurs, il faut les voir en liberté, au théâtre, sentir la détente du pur-sang, admirer la démarche du tigre, voir s’envoler ces oiseaux sauvages.
C’est ce que j’ai pensé en vous entendant respirer, puis gronder et rugir, hier soir, au Théâtre des Bouffes Parisiens.
Vous possédez, cher Niels Arestup l’oubli de soi qui est la marque des grands acteurs et qui vous rapproche des animaux. Le guépard ne joue pas à être un guépard. Il est un guépard. Ou Burt Lancarter. La panthère est une panthère, ou Ava Gardner.
Car ce n’est pas dans le texte qu’on repère un grand acteur. Ni même un grand poète. C’est dans la musique. Et donc dans le silence.
Le silence de Marlon Brando au début du Parrain. Ce dos immense et flou tandis qu’un autre fait des phrases. Et cette main puissante et pourtant légère qui s’élève et virevolte comme une feuille poussée par le vent.
C’est ce que j’ai pensé en vous voyant vous taire, hier, en Churchill, mâchoires serrées dans votre fauteuil, dévorant du regard une actrice de légende, un rêve d’enfant, vieux lion fatigué par tant de combats, et frétillant soudain comme un jeune cabri tenant à peine sur ses pattes, et prêt à reprendre les armes.
Vous n’étiez plus un acteur, vous n’étiez même plus Churchill, vous étiez l’Angleterre face à l’Histoire, vous étiez le courage. Et puis l’homme face à la beauté, l’humanité tout entière cherchant à fuir l’ennui, la vieillesse, le chien noir, et l’affrontant quand même, à la gorge. Vous étiez grand et dérisoire, comme chacun des passagers sur cette terre. Pour tout ça et le reste, Niels Arestrup, merci !
Programme :
- ouverture de Tannhauser Wagner
- valse triste Sibelius

- chet Baker my funny valentine
- Sinatra my way

Portrait
Verdi : Don Carlos Air de Philippe II (solo de violoncelle)

Mystère
« O du mein Holder » par René Kollo

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Lettre à Joann Sfar

Le 27 septembre 2018 à 09:22 par Olivier Bellamy

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Cher Joann Sfar,
Vous savez exactement mettre le doigt sur l’absurdité des fictions qui nous font vivre. Mais aussi sur l’absurdité des nouvelles fictions censées remplacer les fictions sur lesquelles nos parents ont vécu et dont on ne veut plus.
Par exemple la représentation. Le ferment de l’histoire de l’art. Si la femme ne veut être représentée par l’homme, si un blanc ne peut plus dessiner un noir, si un acteur non juif ne peut plus jouer un juif, si le juif et le musulman ne veulent plus être représentés, si les enfants refusent qu’on parle en leur nom. Si l’on s’acharne à faire parler les animaux alors qu’on traque toute trace d’animalité inappropriée chez l’homme.
Si le modèle veut devenir le peintre, si le personnage fait un procès à l’auteur, si l’élève refuse au professeur le droit de le juger, surtout si le professeur est blanc, masculin, chrétien, etc.
Alors brûlons Picasso qui fait pleurer les femmes. Interdisons Brahms qui fait pleurer les violons qui ne lui ont rien fait. Crachons sur Gauguin, sur Manet, déchirons Voltaire, emprisonnons Woody Allen.
Et retournons à l’âge des cavernes. Mais alors a-t-on le droit de peindre Lascaux ? Et la pierre, lui a-t-on demandé quelque chose, elle a un peut-être un cœur, la pierre, un cœur de pierre mais un cœur tout de même. Et Pierre avait-il le droit de bâtir son église ?
Encore « la faute des juifs » ! et retour à la case départ.
On a eu beaucoup d’embêtements après avoir mangé la pomme, on n’a pas fini d’avoir des pépins à vouloir la croquer. N’est-ce pas ?
Programme :
“Viens Malika sous le dôme” de l’Opéra Lakmé, par Howard Blake pour le film True Romance.
Fellini, musique du Casanova par Nino Rota.

Madeleines :
Pierre et le loup.
Fiddler on the Roof « To Life »

Portrait
Gershwin : Rhapsodie in Blue
Mystère
Duo des chats

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Lettre à Philippe Jordan

Le 26 septembre 2018 à 09:21 par Olivier Bellamy

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Cher Philippe Jordan,

Je me suis demandé à quel personnage des opéras de Richard Wagner vous pourriez ressembler le plus. Est-ce Tannhäuser qui choisit la sensualité plutôt que l’ordre ? En effet, la passion de la musique vous dévore. Est-ce Lohengrin, fils de Parsifal ? En effet, vous êtes le fils d’un noble chevalier de la direction d’orchestre. Est-ce Tristan ? En effet, dès que le soir tombe vous buvez le philtre d’amour avec la musique et vous mourez à ses côtés à la fin de chaque représentation. Est-ce Hans Sachs des Maîtres-Chanteurs ? Il est bien séduisant ce cordonnier-poète humaniste qui donne sa vie à l’art et qui rappelle qu’il faut être à la fois respectueux des maîtres et ouvert à la nouveauté.
Mais je crois que c’est peut-être Siegfried qui vous correspond le mieux. Car il se présente désarmé face au danger, à la fosse qui est parfois une fosse aux lions. Il n’a jamais peur devant l’adversité, et marche vers son destin sans frémir. Il est seul au monde lorsque vient le moment de faire naître la beauté du silence. Il est un héros lumineux, simple, souvent inconscient de son pouvoir. L’anneau qu’il porte à son doigt, c’est la baguette que vous tenez dans votre main. Siegfried élève l’humanité à un degré supérieur, et c’est votre mission, Philippe Jordan. Il comprend le langage des oiseaux, comme vous celui des bois et des cuivres de l’orchestre. Il est invulnérable devant les attaques, les critiques, les coups bas, sauf une faiblesse dans le dos, point faible de tous les maestros.
Mais vous, Philippe Jordan, de tous les héros wagnériens quel est votre préféré ?

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Lettre à Dana Ciocarlie

Le 25 septembre 2018 à 15:36 par Olivier Bellamy

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Chère Dana Ciocarlie,
J’ai déjà reçu des rossignols qui chantaient à l’Opéra dans cette émission. Etant une vraie tête de linotte, je ne me souviens pas de tout, mais quand même de quelques oiseaux rares. Des écrivains gais comme des pinsons, des danseurs qui revivaient leur chant du cygne, des acteurs bavards comme des pies, des peintres qui bayaient aux corneilles. Dans le lot, on a dû laisser passer quelques drôles d’oiseaux, des perdreaux de l’année, des merles moqueurs, un corbeau, et même allez savoir, un ou deux vautours, et j’y ai peut-être laissé des plumes. Comme on dit : une hirondelle ne fait pas le printemps. Mais la plupart du temps, cette rencontre nous donne des ailes et nous emporte comme une volée de moineaux.
Mais il faut que je vous dise, Dana Ciocarlie, je n’ai jamais eu d’alouette. Non, vous êtes ma première, et je me sens très ému. Car Ciocarlie en roumain, n’est-ce pas ? Alors faut-il que je vous plume la tête, ou le bec, et la tête, et le bec, alouette. Je ne me souviens plus très bien. Et dans le miroir que voit-on ? Dans votre miroir aux alouettes ! Une belle carrière ou un mirage. C’est ce que vous allez nous dire ou nous chanter, car une chose est sûre, Dana Ciocarlie, c’est que non seulement vous êtes très chouette, mais, grande schumanienne, vous êtes aussi un Oiseau prophète.
Le programme :
Enesco
2 ème Rhapsodie extrait)par Lawrence Foster
Schumann : Variations Abegg (Dana Ciocarle)

Enesco Bourrée de La Suite op 10 interprétée par Dinu Lipatti
chanson interprétée par Maria Tanase. (grande chanteuse des années 50)
Suggestion : Cine iubeste si lasa, Ciuleandra.

Portrait
https://www.youtube.com/watch?v=Ifi3odtvJdU
Mystère
Schumann : « Le poète parle » par Cortot

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Lettre à Hélène Mercier

Le 24 septembre 2018 à 15:39 par Olivier Bellamy

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Chère Hélène Mercier,
Avant de s’insérer dans l’histoire, les destins se fixent dans une géographie. Entre Montréal, où vous êtes née, et Paris, où vous vivez, il y a une île, un territoire, une étoile nommée Vienne.
Vienne où Mozart s’est libéré de ses chaînes, Vienne où Beethoven a parlé au monde, Vienne où Brahms est devenu un maître.
J’imagine qu’à l’heure où paraît un disque consacré au Brahms tzigane et viennois, populaire et raffiné, qui se souvient des tavernes de son enfance et qui embrasse sa nouvelle demeure vous reviennent en mémoire vos années viennoises. Celles où vous vous êtes émancipée si jeune, celles où vous avez découvert que le bonheur et la douleur ne pouvaient qu’être fatalement liés l’un à l’autre, celles où une musicienne douée devient une artiste et se forge un destin.
Il y a à Vienne comme un phare qui attire les plus beaux bateaux de la musique et comme un pavillon noir qui rejette ses enfants à la mer. On quitte Vienne un jour, et l’on y revient toujours.
Et ce mouvement de flux et de reflux, c’est le mouvement de la vie, comme un rythme de valse qu’on pourrait traduire par aimer, lutter et chanter. Car pour un musicien tout finit par devenir musique.
Chère Hélène Mercier, ce magnifique nouvel enregistrement a-t-il fait revivre en vous certains fantômes surgis du passé ?
Programme :
Danse hongroise n° 1 (Mercier Katsaris)

Chopin : Concerto n° 2 / 2e mvt par Ashkenazy et Zinman
Tchaïkovski : Romeo et Juliette (Karajan)

Portrait :
Spiegel im Spiegel
Mystère :
https://www.youtube.com/watch?v=yRcMPxbaDAY

et
https://www.youtube.com/watch?v=2YsG4r-PzW8

Valse n° 15 (Mercier / Katsaris)

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Lettre à Florian Zeller

Le 24 septembre 2018 à 15:37 par Olivier Bellamy

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Cher Florian Zeller,
Au début vous aviez tout pour agacer la terre entière. Trop beau, trop doué, trop aimé, trop primé. Il n’y a pas que vos cheveux qui sont en bataille, les muses aussi se disputent vos faveurs. Et les théâtres s’arrachent vos œuvres, car vous êtes avec Yasmina Reza l’auteur français le plus joué à l’étranger.
Et puis loin de vous répéter (car si les acteurs répètent, les auteurs parfois hélas se répètent), vous n’avez cessé d’approfondir votre art. Il faut donc bien vous rendre la monnaie de vos pièces.
Et la dernière, Le Fils, c’est de l’or. La parole n’étant que d’argent, vos répliques rejoignent le silence à travers la musique des mots.
La cruauté brillante de vos premiers drames s’est enrichie d’une sensibilité, d’une vision, d’une conscience toujours plus juste.
« Je suis un mensonge qui dit la vérité », disait Cocteau, vous êtes l’enfant et le parent des deux, et vous en jouez en virtuose.
Vos personnages nous ressemblent. Ils sont si vrais qu’on se demande qui imite qui, d’eux ou de nous. Car vos thèmes sont éternels, la souffrance, la solitude, l’amour, autant dire la vie, mais racontée par un joueur d’échec invisible, mais de chair autant que d’esprit.
Votre théâtre attire les grands acteurs, Catherine Hiegel, Pierre Arditi, Luchini, Auteuil, Hirsch, mais il ne perd rien à être lu.
Seriez-vous déjà classique ? Donc bienvenue chez vous dans la radio du même nom.
Son programme :
Adagio for Organ and Orchestra in G Minor (Albinoni). C’est une musique qui se retrouve dans le spectacle du FILS, dans la mise en scène de Ladislas Chollat.

- La Troisième leçon des ténèbres, de Couperin.

- Metamorphosis II, de Philip Glass, un de mes compositeurs contemporains préférés. Cette musique se retrouve également dans LE FILS

- Paradis Perdus, Christine and the Queens - d’après Christophe. Pour parler de mon amitié et de ma collaboration avec Christophe.

Portrait
Vivaldi : Cun dederit (Bowman)
Mystère
https://www.youtube.com/watch?v=StXT0BQKwg0

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Lettre à Michel Legrand

Le 24 septembre 2018 à 15:36 par Olivier Bellamy

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Cher Michel Legrand,
Il y a deux sortes d’artistes : ceux qui nous font réfléchir, comprendre le monde, pleurer sur notre condition, et ceux qui nous rendent heureux. Ceux qui nous font réfléchir travaillent dans l’ombre, ceux qui nous rendent heureux font surgir le soleil avec trois mots, trois images, trois petites notes de musique. Ceux qui nous font réfléchir méritent notre respect et notre gratitude. Ceux qui nous rendent heureux savent qu’ils ont tout notre amour.
Parmi ces derniers, qui un jour deviennent les premiers, il y a Mozart, le saint patron de la joie. Il y a Charles Trenet, Jacques Demy, Rossini, Charlie Chaplin, Woody Allen, Oscar Peterson et il y a vous.
C’est inexplicable. Vous voir nous donne envie de danser, vous entendre nous donne envie de rire aux éclats. Ils l’ont tous dit Miles Davis, Barbra Streisand, Ray Charles, Sarah Vaughan, Stan Getz, Stéphane Grappelli, Ivry Gitlis, Natalie Dessay, tout ce que vous touchez devient swing.
Derrière ces moments de grâce, il y a forcément des malheurs, la guerre, la faim, la peur, la mort. Et il y a une formidable envie de mettre des couleurs à la vie, de faire valser la tour Eiffel avec la statue de la liberté. Et s’il fait gris dehors de faire pousser des fleurs, de faire chanter les oiseaux. Ou le contraire. Et si la vie nous met des semelles de plomb, la musique nous fait nous envoler.
Alors cher Michel Legrand, vous qui êtes une fontaine au soleil de la musique, j’ai le regret de vous dire merci pour cet arc-en-ciel au-dessus de nos vies.
Son programme :
Thème du Concerto (Demoiselles de Rochefort)
You must believe in spring (Barbra Streisand)

Madeleines
Tino Rossi : Sérénade de Schubert
Brassens Il n’y a pas d’amour heureux

Portrait : Symphonie classique 4e mvt (Prokofiev)
Mystère : Conseils de la Fée Lilas

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Chère Natalie Dessay,

Le 18 septembre 2018 à 08:56 par Olivier Bellamy

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Chère Natalie Dessay

Vous êtes à contre-courant. Aujourd’hui les animateurs de télévision font du théâtre. Les vedettes de télé-réalité ont des rôles sans avoir pris des cours de comédie. Bientôt on fera des castings sauvages pour jouer Bérénice.
Vous, c’est le contraire. Vous venez du plus haut. Du théâtre lyrique vers le théâtre tout court. Mais chez vous, rien tout court. Même ce nez charmant qui moins long n’eut pas autant la face de l’opéra. Et puis un nez au théâtre, c’est un pic, c’est un cap, c’est une péninsule.
En allant vers le théâtre, vous étiez prête à redevenir une étudiante. Et ça s’est fait naturellement, peut-être parce que vous n’avez jamais cessé d’apprendre. Et de choisir non des rôles où vous pourriez briller, mais des guides qui pourraient sans cesse vous mener plus loin.
Et puis vous n’êtes pas de celles qui regardent le monde de leur balcon. Non, vous aimez admirer de tous côtés. Ce n’est pas le genre qui vous intéresse, c’est la singularité.
Donc vous ne descendez pas d’un cran, vous escaladez une autre montagne qui appartient, vous l’avez toujours senti ainsi, à la même chaîne que la vôtre. Qu’importe le flocon, pourvu qu’on ait l’Everest.
Pour vous avoir vue dans La légende d’une vie de Stephan Zweig, je peux vous dire que ce pari est gagné. Vous y êtes impressionnante. Et vous n’avez pas fini de nous étonner. A moins que nous apprenions bientôt que vous avez finalement choisi le surf, la haute voltige ou l’alpinisme, domaines où vous avez là aussi plusieurs crans d’avance.
Programme :
Between Yesterday and Tomorrow (Legrand par Dessay)

Madeleines
Bach-Siloti : Prelude par Emil Gilels
Tierney Sutton

Portrait :
https://www.youtube.com/watch?v=eMbhwIg0KxA

Mystère :
https://www.youtube.com/watch?v=92jiitUEahg

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Chère Valérie Lesort, cher Christian Hecq,
Votre association est un sujet d’opéra à elle toute seule. D’abord Christian, vous êtes belge et Valérie vous êtes française. Comment avez-vous pu voir le match de la coupe du monde ensemble ? C’est un mystère.
Christian vous avez travaillé le mime, la marionnette, le clown. Et vous entrez où ? A la Comédie française dont vous êtes le 525e sociétaire. On vous retrouve dans des films à succès comme Les Visiteurs ou Knock, mais aussi au théâtre dans du Shakespeare ou du Molière. On ne vous a pas dit qu’il fallait choisir en France ?
Valérie, vous êtes plasticienne, metteuse en scène, et vous créez des monstres, des monstres marins, des vampires et même des hommes politiques lors d’un passage aux guignols de l’info.
Christian Hecq vous avez dit un jour : « Je n’aime pas les gens trop normaux ». Bel hommage à votre terre natale. Vous étiez fait pour jouer Feydeau, un auteur qui vous garde un fil à la patte et qui a fini chez les fous.
Et en travaillant avec Valérie, quelqu’un de pas trop normale, comme vous les aimez, vous êtes partis tous deux sous les mers avec Jules Vernes, à la Comédie française, remportant un Molière, vous avez joué à la station Auber à l’Opéra comique, et bientôt vous tiendrez la chandelle aux amours d’Hercule, toujours à Favart.
La question est : que représente la musique pour vous ? La raison ou la folie ? Ce qui vous tient au sol ou ce qui vous emmène dans les étoiles ?
Programme :
Christian Hecq classique:  Toccata und fugue de Bach
Christian Hecq madeleine: Le petit train rébus (1965) on le trouve dans les compilations de télé tubes. Interlude, mémoire de l’ORTF, archive INA
 
Valérie Lesort classique: Duo des fleurs- Lakmé
Valérie Lesort madeleine: An american trilogy d’Elvis Presley. Live at the Honolulu international center
 
 
Portrait : Duo des moutons et des dindons
Mystère : Le Domino noir (ouverture)

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