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Amélie Nothomb, les musiques épicènes

Le 30 août 2018 à 09:31 par Olivier Bellamy

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Chère Amélie Nothomb,

Pour nous consoler de la rentrée, du temps gris et de la pluie, il y a chaque année la promesse d’un bonheur et ravissement, plus que stupeur et tremblement, encore que les deux peuvent être liés, provoqués par la sortie du nouvel Amélie Nothomb.
On sait qu’on va sourire, avoir peur, réviser nos classiques et vivre avec des personnages toujours étonnants, affublés de prénoms aussi importables que votre couvre-chef que vous parvenez par une sorte de poésie belge, de stoïcisme nippon et d’élégance française à porter délicieusement.
Chère Amélie Nothomb, vous êtes aimée par le public français qui a le paradoxe d’être plutôt conformiste, jusqu’au jour où il fait la révolution, et d’adorer les nobles anticonformistes.
Votre univers est aussi étrange et cruel que votre prose est limpide et votre regard amical, comme si ces livres, vous ne leurs donniez pas vie, mais qu’ils vous la prenaient. Comme si ces personnages aux prénoms épicènes, cette année, c’est à dire unisexe, et votre héroïne éponyme EPICENE, élisaient domicile dans votre aimable caboche parce qu’ils sentaient qu’ils auraient là mieux qu’ailleurs le temps et la grâce de se développer harmonieusement sans la main trop lourde d’un écrivain envahissant.
Et puisque votre dernier opus parle d’amour et de manipulation, je voudrais vous demander chère Amélie Nothomb si le roman ne serait pas l’une des formes les plus abouties de la manipulation. Et si, enfin, comme il y a du bon et du mauvais en toute chose, vous ne seriez pas une sorte de pervers narcissique à fréquenter assidûment, comme la musique est une drogue dure sans aucun danger.

Voici le programme :
Petite messe solennelle de Rossini (Kyrie)
Requiem de Fauré (Pie Jesu)

Madeleines :
Hymne national japonais
Hymne de Belgique, la Brabançonne (les bras m’en sonnent)

Portrait
Sonate K 5 de Scarlatti (Scott Ross)

Mystère
Alfred Cortot joue Litanei de Schubert

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