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Piotr Anderszewski, conversation en do bémol mineur

Le 01 mars 2017 à 10:00 par Olivier Bellamy

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Retrouver Piotr Anderszewski, c’est l’assurance de passer un moment intéressant, amusant et d’en sortir un peu déprimé. En fuyant les clichés, sans forcément cultiver l’artifice de l’originalité à tout prix, mais en laissant remonter les paradoxes de la nature humaine, il met à jour des vérités étonnantes. Par exemple, rapprocher Mozart de Schumann qui apparemment ont peu en commun. En y repensant, je me demande si la différence fondamentale n’est pas que Mozart fait converser des êtres de chair et de sang avec la langue des dieux tandis que Schumann parle avec des fantômes, rêve éveillé et met en scène des visions.
Beau passage quand le pianiste polonais suggère que Schumann a tout ouvert sans rien refermer alors que Chopin a trouvé la perfection à chaque fois. Et d’ajouter que recherchant lui-même la perfection dans l’interprétation, et se condamnant par avance au désenchantement, au puritanisme, Piotr Anderszewski est plus attiré par des personnalités généreuses comme Schumann, à des âmes spontanées.
Si les chats ne font pas des chiens, ils peuvent rechercher leur compagnie et y trouver profit.

Voici son programme :
Classiques :
-Benedetti Michelangeli, recital de Londres en 1957, Carnaval op 9
de Schumann
-Chopin Valse op 42 avec Josef Hofmann
-Mozart concerto pour piano KV 482 avec Wanda Landowska

Madeleines :
-Roll Garner : Autumn leaves
-Bach : messe en si Agnus Dei (avec Bernarda Fink)
-Beethoven Missa Solemnis op 123 Benedictus

+ Mozart Sonate K 457 par Anderszewski (Finale)

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