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Angelo Rinaldi, comme un torrent

Le 21 novembre 2016 à 13:14 par Olivier Bellamy

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Il a la réputation d’être cruel et sans pitié. Avec les fausses valeurs, assurément, ce qui devient une qualité rare. Et puis pour paraphraser Oscar Wilde, nous pourrions ajouter que la mauvaise réputation est un mythe inventé par les envieux pour expliquer le mystérieux attrait de certaines personnes. Ou pour en citer un autre qu’être la cible des sots constitue un plaisir de fin gourmet.
Angelo Rinaldi ressemble de plus en plus à un enfant tout heureux d’avoir fait une bonne farce ou, selon le mot de la Comtesse de Ségur, à “un bon petit diable”. Pour un Angelo, avouez que la chose est amusante. Mais quand je l’ai vu passer une tête à la librairie Tschann, vendredi soir, pour nous dire un petit bonjour à Felicity Lott et moi, pour notre dédicace, je me suis dit que lorsque la générosité se mêle au talent, il n’y a rien de plus beau.
Voici son programme :

4 morceaux classiques :

- Debussy, Images : Poissons d’or, par Philippe Cassard
- Schubert, Lied  ”Le pâtre sur le rocher”, par Felicity Lott et l’ensemble Nash
- Verdi, Nabuco : “Va pensiero” par le choeur et l’orchestre de la scala de Milan, direction C. Abbado
- Schubert, “La Belle Meunière: Des Baches Wiegenlied” par Jonas Kaufmann et Helmut Deutsch

3 madeleines :

-  Milva, “Caruso”
-  Edith Piaf, “Je ne regrette rien”
-   Nat King Cole,”Aquellos ojos verdes”

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Il y a un commentaire pour cet article :

1 Patrick Delaunay, le 29 novembre 2016 à 15:58 :

Un bon entretien.
À la paraphrase, je préfère l’original, ou plutôt, les originaux, ces aphorismes du grand Wilde, à partir desquels on peut en bricoler un troisième, certes, mais cela ne rappelle-t-il pas, au mieux, le sampling ?
« Une bonne réputation ? C’est une des nombreuses contrariétés à laquelle je n’ai jamais été soumis. »
« L’immoralité est un mythe inventé par les honnêtes gens pour expliquer la curieuse attirance qu’exercent les autres. »
Wilde était un gros éléphant plein de charme, de légèreté, d’esprit et de génie, un animal littéraire qui sentait le soufre et que le Petit Palais accueille actuellement, où il occupe tout l’espace qui lui est dévolu, à l’aise, avec ses amis et son petit-fils. Incontournable !
Cela dit, j’attends, sans vraiment les attendre, des invités qui ont, aujourd’hui, réellement, mauvaise réputation, et ce n’est pas un mythe.
Bon de rappeler le titre d’un excellent film de Vincente Minelli : Comme un torrent.
Bien à vous.


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