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Gérard Caussé, un chêne que rien n’abat

Le 26 mars 2016 à 11:25 par Olivier Bellamy

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Il est à l’image de ces seconds rôles du cinéma français sans qui le film s’écroule et n’existe plus. Un Louis Jouvet ou un Pierre Brasseur de la musique. Les premiers rôles, c’est pour l’affiche, pour attirer le public. Les seconds rôles renferment le secret de l’oeuvre : son ciment, sa liaison, ses articulations. Pas étonnant que Mozart et Schubert aient joué de l’alto, ils étaient au premier poste d’observation, là où se situe le coeur battant de l’ouvrage. Chêne indestructible, Gérard Caussé n’est pas l’arbre qui cache la forêt, il est l’esprit de la forêt, le fou et le sage à la fois.

Voici son programme :

- Mozart, Quintette avec 2 altos, “Andante”, Capucon, Ibragimova, Caussé, Hennino, Hagen
- Dutilleux, L’arbre des songes, Sokhiev, Capuçon et l’Orchestre National du Capitole de Toulouse

Petites Madeleines :

- Gluck, Orphée et Eurydice, “Mélodie des esprits bienheureux”, Micha Elman
- Ensemble A Filetta, Castelli, “In Ogni addiu” (traditionnel corse)
- Stan Getz

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Il y a un commentaire pour cet article :

1 C.HOLDRINET, le 28 mars 2016 à 17:28 :

Le noeud à la corde de l’alto … m’a fait rire aux larmes… d’autant que mon petit garçon, à propos d’une corde cassée, nous a dit, en toute candeur mais sûr de lui aussi:”Et ben on fait un noeud et ça va aller!”L’air de dire ces adultes ce qu’ils sont compliqués. C’est assez récent c’est pourquoi Olivier je me permets de relever…Et gardez votre candeur, c’est trop mignon.
Cette conversation avec Gérard Caussé était comme toujours un moment de grâce absolue.


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