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Il est à l’image de ces seconds rôles du cinéma français sans qui le film s’écroule et n’existe plus. Un Louis Jouvet ou un Pierre Brasseur de la musique. Les premiers rôles, c’est pour l’affiche, pour attirer le public. Les seconds rôles renferment le secret de l’oeuvre : son ciment, sa liaison, ses articulations. Pas étonnant que Mozart et Schubert aient joué de l’alto, ils étaient au premier poste d’observation, là où se situe le coeur battant de l’ouvrage. Chêne indestructible, Gérard Caussé n’est pas l’arbre qui cache la forêt, il est l’esprit de la forêt, le fou et le sage à la fois.

Voici son programme :

- Mozart, Quintette avec 2 altos, “Andante”, Capucon, Ibragimova, Caussé, Hennino, Hagen
- Dutilleux, L’arbre des songes, Sokhiev, Capuçon et l’Orchestre National du Capitole de Toulouse

Petites Madeleines :

- Gluck, Orphée et Eurydice, “Mélodie des esprits bienheureux”, Micha Elman
- Ensemble A Filetta, Castelli, “In Ogni addiu” (traditionnel corse)
- Stan Getz

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Il dirige Bach à Aix-en-Provence avec son ensemble, mais bientôt il dirigera Wagner et Strauss en revenant aux sources. La leçon des Harnoncourt et Gardiner est loin d’être achevée, le terrain d’expériences demeure inépuisable.

Voici son programme :

- Rameau, Les Boréades, ”Entrée de Polymnie”, Brügen et l’Orchestre du 18ème siècle
- Strauss, Ariadne auf Naxos, “Sein Wir wieder gut”, Agnès Baltsa, Levine et l’Orchestre Philharmonique de Vienne
- Schumann, Nachtlied, Gardiner

Petites Madeleines :

- Bach, Messe en si mineur, “Cum sancto spiritu”, Gardiner
- Wagner, Le Crépuscule des Dieux , Birgit Nilsson, Georg Solti et l’Orchestre Philharmonique de Vienne
- Mozart, Don Giovanni, “Ouverture”, Harding et le Malher Chamber Orchestra

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Les festivaliers venus écouter Passion Classique au Grand Théâtre de Provence étaient enchantés par la présence de Louis Langrée, toujours passionnant et généreux. Sur la direction d’orchestre, la mission du musicien et l’attachement des Américains à la musique, il a dit des choses fortes et essentielles.

Voici son programme :

- Mozart, Grande Messe en ut mineur, Louis Langrée
- Lotti, Crucifixus à 10 voix, Taverner Consort, Choir & Players et Andrew Parrott
- John Adams, Short ride in a fast machine,  Louis Langrée et le Cincinnati Symphony Orchestra

Les petites Madeleines musicales :

- Brahms, Ouverture Tragique, Charles Munch et le Boston Symphony Orchestra
- Jaques Brel,”Les Marquises”
- Ravel, Daphnis et Chloé, “Danse générale”, Pierre Boulez et le Berliner Philharmoniker

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Et nous revoilà au Grand Théâtre de Provence. Heureux de rejoindre le Festival de Pâques malgré les tristes nouvelles venues de Bruxelles. Heureux aussi de retrouver le pianiste François-Frédéric Guy qui prend de la bouteille et se bonifie comme un grand vin.

Voici son programme :

- Brahms, Sonate pour piano n°3, “Scherzo”
- Beethoven, Symphonie n°5, Karajan et l’Orchestre Philharmonique de Berlin
- Mahler, Symphonie n°9 “Scherzo”, Bernstein 

3 Madeleines :

- Rachmaninov, Concerto pour piano et orchestre n°1, par Byron Janis
- Boulez, Sonate pour piano n°2, par Maurizio Pollini
- Beethoven, Concerto pour piano et orchestre n°1, par Leon Fleisher 

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L’heure n’est plus à la révolte, aux rugissements, aux dissonances (qu’on a pris à tort pour de beaux pains). Mais plutôt aux coups d’oeil dans le rétroviseur, aux sourires amers, aux tendres bilans (le palpitant aurait-il pris de la brioche ?) Pour son 6e album (Diable !), Alex Beaupain veut voir Loin. Ça tombe bien, le public veut aussi le garder tout près.

Voici son programme :

- Purcell, O Solitude, par Alfred Deller
- Mompou, Cancion y danza numéro 6 , par Gustavo Romero
- Mozart, Requiem, “Lacrimosa”
- Britten, A Ceremony of Carols, “This little babe”

3 Madeleines :

- Schubert, Marche militaire pour piano à 4 mains
- Georges Brassens, “La Prière”, sur un poème de Francis Jammes
- Charles Trenet, “Je chante”

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Il se décrit comme quelqu’un de froid. Mais son sang bouillonne dès que ses convictions égalitaires sont titillées.
Mélange d’homme d’Etat et de révolutionnaire permanent, ce n’est pas un tiède. Sa complexité lui vient de sa connaissance de l’Histoire et de la richesse de ses origines. Catholique breton par son père, protestant suisse et juif allemand par sa mère, il s’est aussi beaucoup intéressé à l’islam au cours de son existence. Mais ces identités ne sont pas en contradiction, elles forgent une image de l’Homme cohérente et résumée par l’engagement de son père dans la Résistance gaulliste et la sienne dans le progrès social qui n’est pas un vernis bobo. Pierre Joxe est l’un des rares hommes politiques à aimer et connaître la musique, et l’une des rares personnalités de gauche ouvertes à la transcendance, ou pour reprendre ses mots : laïque non “décérébré”. Il fut aussi un ministre de l’Intérieur qui a réussi à susciter l’estime de ses “troupes” sans tomber dans le tout-répressif et sans passer pour un laxiste. Ce n’est pas un homme facile, il est cassant, autoritaire, rigide et ne mâche pas ses mots. Mais un homme de culture et de conviction, assurément, et fidèle dans ses engagements comme il en manque aujourd’hui.
Pour l’anecdote, il s’est attardé dans nos studios pour choisir la version de la Passion selon Saint Jean qui lui convenait le mieux et s’est mis en colère en entendant la version d’Harnoncourt, qu’il a traité de “chef militaire”. L’ancien ministre de la Défense savait de quoi il parlait. Gardiner a eu finalement sa préférence.

Voici son programme :

- Beethoven, Symphonie n°5, 4ème mvt, interprétée par l’Orchestre de Paris, dirigée par C. Eschenbach
- Bach, Passion selon saint Jean, dirigée par J.E. Gardiner

Madeleines :

- Cheikh Raymond, Anthologie, “El Boghi”
- Schubert, Marche militaire n°1, C. Eschenbach et J.Frantz
- Offenbach, La Vie parisienne, “Air de la lettre”, Hélène Delavault

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Son roman a la limpidité d’un conte africain, l’amertume souriante d’une fable de La Fontaine, le rythme implacable d’une tragédie de Racine et un parfum de Le Clézio. Nous sommes toujours entre deux mondes, deux sons de cloche, l’ombre et la lumière, le rire et les larmes. On est au coeur du noyau du jeu de la vérité et du style poétique. Des chauves-souris, des singes et des hommes. Paule sud.

Voici son programme :

- Rameau, Hippolyte et Aricie, “Ouverture”, par Marc Minkowski (dir.) et Les Musiciens du Louvre
- Mendelssohn , Concerto pour violon n°2, 1er mvt, interprété par Anne-Sophie Mutter
- Chopin, Nocturne n°1, par Brigitte Engerer

Trois Madeleines :

- Léo Ferré, “Je chante pour passer le temps”
- Charles Trenet, “Douce France”
- Georges Brassens, “La Prière” (sur un poème de Francis Jammes)

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C’est ainsi que l’a baptisée Michel Legrand qui sait autant jouer avec les mots qu’avec les notes.
Mais Macha est avant tout, bien sûr, une artiste talentueuse, une créatrice authentique, une femme diablement intelligente, fine et drôle. Princesse rouge plus que bas-bleu, femme de lettres fascinée par la poésie des chiffres, dame de coeur qui sait aussi envoyer des piques, vous régaler d’une salade de trèfles ou vous laisser sur le carreau. Libre avant tout.

Voici son programme :

- Bach, “Jésus que ma Joie demeure”, par Dinu Lipatti
- Stravinski, L’Oiseau de Feu, ”La Danse de l’oiseau”
- Franck, Sonate pour violon et piano, 2ème mvt, Vadim Repin (violon) et Nikolai Lugansky (piano)

Les petites madeleines :

- Franck Churchill (musique), Larry Morey (paroles), Blanche Neige (Disney), ”Sifflez en travaillant”
- Thelonious Monk, “Round about Midnight”
- Georges van Parys, Belles de nuit (Film de René Clair)“Je te reverrai chaque nuit” 

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Voiler ou dévoiler, est-ce vraiment la question ? Il y a des tartuffes et des artistes dans les deux camps. Il y a des dévoilés et des dévoyés, des dévoreurs et des voyeurs. Plus on dévoile, plus on doit soigner le style, me semble-t-il. Pour que le chaos, toujours, scintille derrière le voile de l’ordre (Novalis). A un certain niveau d’élégance, on peut respecter la franchise, l’honnêteté d’un Gide, d’un Fernandez, mais respecter aussi la pudeur d’un Mauriac, ou le classicisme d’un Julien Green qui face à Bernard Pivot bégayant sur le mot “homosexualité” lui répondit : “Si vous ne pouvez le dire, comment pourrais-je l’écrire ?” Il y a dire et dire, il y a faire et être, à chacun sa nature, à chacun sa vérité et sa part d’ombre.

Voici son programme :

- Tchaïkovski, Eugène Onéguine, introduction
- Tchaïkovski, Souvenir de Florence pour sextuor à cordes, “Adagio”
- Prokofiev, Guerre et Paix, Mort du prince André, G.Vichnevskaïa (soprano), Kibkalo (baryton)

Madeleines :

- Schubert, Symphonie inachevée, Kurt Masur (direction)
- Verdi, La Forza del destino, Air “Pace, pace mio Dio” de Leonora, Mirella Freni (soprano)
- Chostakovitch, Sept Romances de Blok, “Dans un sommeil profond - la ville dort : Largo”, G.Vichnevskaïa (soprano) et Rostropovitch (violoncelle) 

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… se conjugue parfois avec l’art d’être grand-père.

Voici son programme :

- Caccini, Ave Maria, interprété par Inessa Galante
- Vivaldi, Stabat Mater, interprété par James Bowman
- Mozart, Concerto pour piano et orchestre n°23 en La majeur, “Adagio”
- Saint-Saëns, Le Carnaval des animaux, “Le Cygne” 

3 madeleines

- Pharrell Williams, “Happy”
- Nach, “Ce qu’ils deviennent” (version acoustique)
- Julien Doré, “Corbeau blanc”

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ombre