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Cela fait longtemps que je cherche à attirer Jean-Paul Rappeneau dans mes filets radiophoniques. Impossible de me rappeler comment j’ai réussi à me procurer son numéro de téléphone, mais je lui laissais un message de temps en temps. Il repoussait gentiment mes avances. Pour moi, quelqu’un qui filme, qui dirige et qui monte sur ce tempo, avec cette recherche, permanente, obsessionnelle, de la grâce, était forcément un “compositeur” sur écran.
Il est arrivé chaleureux et inquiet. Il est reparti heureux et soucieux. La recherche de la perfection ne s’arrête jamais. Mais le type est aussi simple et cordial, à l’ancienne.
J’ai vu ses films cent fois, surtout Tout feu tout flamme où le couple Montand-Adjani est aussi prodigieux que Montand-Romy chez Sautet. Et bien sûr Cyrano ! Le dernier-né s’inscrit dans cette veine prodigieuse. Du champagne.

Voici son programme :

Schumann : Concerto pour piano, 1er mouvement
Ravel : Concerto en sol, 1er mouvement, par Martha Argerich et Claudio Abbado
Prokofiev : Guerre et Paix, Acte I, Tableau 2
Haendel : Rinaldo, “Lascia chi’o pianga”

Madeleines :

Charlie Parker : “Parker’s Mood”
Gilberto Joao : “Maria Ninguém”
Charles Trenet : “Fidèle”

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Bien qu’elle aime désormais chanter le blues, Barbara Hendricks ne nous donne pas le cafard. Ce serait même le contraire à en juger d’après les messages des auditeurs qui ont trouvé le temps trop court.

Voici son programme :

Classiques :

Franz Schubert – Nocturne D 897 (trio avec piano)
Une mélodie de Mahler par Jennie Tourel
Un extrait de symphonie de Brahms par Herbert von Karajan
Arvo Pärt – L’Abbé Abathon

Madeleines :

Mahalia Jackson – “We shall overcome”
Miriam Makeba – “Malaïka”
Jacques Brel – “La Quête” (”Rêver un impossible rêve”)

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A Dijon, le public a soif de La Mer de Debussy. Il est vrai que c’est en Bourgogne que le compositeur français a écrit son poème symphonique. Un auditeur cultivé et facétieux m’a écrit pour me signaler qu’on avait découvert des fossiles de poissons dans certaines vignes du Beaujolais attestant d’une présence marine très ancienne… CQFD.

Bravo à Laurent Joyeux pour son programme :

Les Madeleines :

- Sonate n°2 pour violon seul, “Andante”, de Bach, par Nathan Milsein
- Sonate D 959, 2ème  mouvement, de Schubert, par Andreas Staier
- “Le Barbier de Belleville”, de Serge Reggiani

Les autres :

- Air “Possente spirto”, L’Orfeo, de Monteverdi , par Gabriel Garrido
- 1er air de la Reine de la Nuit “O zittre nicht”, La Flûte enchantée , de Mozart, par Rita Streich
- Acte II “O sink hernieder, Nacht der Liebe”, Tristan und Isolde, de Wagner, version de 1936 par Loritz Melchior et Kirsten Flagstad à Covent Garden
- Ma Vlast, de Smetana, par Vaclav Talich en 1939

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Prix Goncourt pour Au revoir là-haut, Pierre Lemaitre a le sens du récit. Un art puisé aux meilleures sources chez Dumas ou Balzac. Tout en s’affichant comme mélomane au petit pied, il parle aussi fort bien de musique. Avec netteté et précision.

Voici son programme :

Classiques :

- La Sonnerie de Sainte-Geneviève du Mont de Paris de Marin Marais
- La musique du film de Georges Franju, Thérèse Desqueyroux, de Maurice Jarre
- Marche pour la cérémonie des Turcs de Lully
- Concerto pour clarinette en la majeur K 622 de Mozart

Les Madeleines :

- Erik Satie - Gnossienne n°1
- Michel Delpech - “Le Loir-et-Cher”
- Dario Moreno - “L’Air du Brésilien”

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La série PJ l’a rendu populaire, mais le théâtre coule dans ses veines. Homme d’énergie et de conviction, Bruno Wolkowitch défend la cause du commissaire Gavat, grand flic à l’ancienne malmené par une hiérarchie timorée, sous la caméra d’Olivier Marchal. Ce qui ne l’empêche pas de frapper les trois coups tous les soirs.

Voici son programme :

Classiques :

Kindertotenlieder / Mahler/ D. Fischer-Dieskau
O rubor sanguinis / Hildegard Von Bingen
Gymnopédie / Satie
Sonate pour violon / Beethoven / Serkin

3 Madeleines :

“Angie” / The Rolling Stones
“Angie” / Bert Jansch
“Famous Blue Raincoat” / Leonard Cohen

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Ecrivain talentueux et brillant, Charles Dantzig s’accorde toutes les libertés dans une construction très rigoureuse. Ses fans adorent et crient au génie. Sensuel et savant, son dernier livre traite de l’amour et de la haine, il passe à gué (gay ?) au-dessus des clichés - qui sont des vérités figées - en demeurant léger et habile. Faire entrer le phénomène de société dans le roman n’est pas nouveau. Quant à savoir si les aléas du mariage pour tous qui ont déchiré la France auront le retentissement d’une affaire Dreyfus en puisant dans des cavités voisines, c’est une autre histoire et c’est trop tôt pour le dire. La littérature prend parfois des paris comme au casino. Une chose est sure : rien ne va plus. Faites vos “je”.

Voici son programme :

Morceaux classiques :

Rameau, “Air pour les sauvages” (Les Indes galantes)
Haydn, “Dona nobis Pacem” (Missa in Tempore Belli)
Wagner, “Marche nuptiale” (Lohengrin)
Vivaldi, “Bel piacer ch’è la vendetta” (Ercole sul Termodonte)

Madeleines (qui correspondent au goût de certains personnages du roman, indiqués entre parenthèses) :

CocoRosie, « Everybody wants to go to Japan » (Anne)
Carly Rae Jepsen, « Call me maybe » (Aaron)
Gillian Hill, « Coucouche panier », (Ferdinand)

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J’ai rarement croisé quelqu’un d’aussi intense. De vraiment intense, sans hystérie, sans démonstration. Quelqu’un qui charme et qui dérange à la fois ou plutôt qui bouscule. On peut vite être fasciné. D’abord par cette faculté de complète concentration, puis par un discours étonnant, inattendu, personnel. Et ce phrasé brûlant. Physiquement aussi, il est étrange. On pourrait le croire laid avant de se rendre compte qu’il est en fait très beau. C’est que derrière des traits plus harmonieux qu’on aurait cru, c’est le Feu qui s’élève et qui éclaire tout. Assurément un grand invité et une émission mémorable.

Voici son programme :

Classiques :

Schubert : Ständchen, par Rachmaninov
Mozart : Concerto pour flûte et harpe, 2ème mouvement
Beethoven : Quatuor op.132, 1er mouvement, par le Quatuor Takacs
Bach : Messe en si mineur, “Cum sancto spirito”

Madeleines :

Mozart : Symphonie n°25, 1er mouvement
Rachmaninov : Concerto pour piano n°2, 2ème mouvement, par Kissin
Brassens : “Les Passantes”

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Après avoir consacré un Passion Classique à Paris, impossible de ne pas rétablir l’équilibre avec Marseille dont Maurice Xiberras, directeur de l’Opéra, nous a chanté les louanges (sur l’air de Gloire immortelle de nos aïeux).

Voici son programme :

Madeleines :

Norma, “Casta Diva”, Bellini, par Montserrat Caballe
“Je suis une croqueuse de diamant”, par Zizi Jeanmaire
“La Mer”, Charles Trenet

Morceaux classiques :

“Le Spectre de la rose”, par Régine Crespin
Sonate pour flûte et piano, Poulenc, par Barbizet et Rampal
Rameau, par Sabine Devielhe
Concerto pour piano n°21, “Andante”, Mozart

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La Carte du Tendre parisien de Nicolas d’Estienne d’Orves est tout sauf l’oeuvre d’une précieuse ridicule. C’est un champ de bataille amoureux où se croisent le Palais-Royal, Marcel Aymé, les fontaines, les jardins, les églises et les bistrots en un joyeux charivari plein d’esprit.

Voici son programme :

- WAGNER : La Descente de la Courtille 
- MASSENET : Manon, duo “Nous vivrons à Paris” de Manon (version Monteux)
- OFFENBACH : La Vie Parisienne, “Finale” (version Plasson)
- POULENC : Voyage à Paris, (version Pierre Bernac)

LES 3 MADELEINES :

- “A Paris dans chaque faubourg” de Lys Gauty
- “The last time I saw Paris” de Jérôme Kern, par “The Four Freshmen”
- “L’Air de Paris”, par Francis Lemarque

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Marcel Marnat, de Ravel à Haydn

Le 01 octobre 2015 à 08:42 par Olivier Bellamy

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Ravel a bien écrit un Menuet sur le nom de Haydn. Voila le lien. L’autre rapport, c’est que Haydn et Ravel étaient les deux compositeurs les plus célèbres de leur époque et que cela n’a absolument pas changé leur manière d’être.
Marcel Marnat défend deux géants incomparables qu’on s’obstine à placer sur la marche inférieure du podium. Ravel passe encore pour un habile fakir dans l’ombre d’un Debussy qui invente la musique moderne et Haydn souffre toujours de cette réputation de chercheur tandis que Mozart trouve. Deux images fausses qui ont la vie dure.

Voici son programme :

MADELEINES :

* “Tout va très bien Madame la Marquise”, Ray Ventura
* “Once I knew a Pretty Girl”, Joan Baez
* “Blues in the Night”, Frank Sinatra
* “Zarzuela”, par Verganza

Pour les choses SERIEUSES :

* “Adagio”, L’Automne, Vivaldi
* “Finale”, Symphonie n°60, Haydn
* “Der Greis”, Treize Chants pour choeur, Haydn
* “Andante”, Symphonie n°1, Carl Maria von Weber

Séquence Ravel :

* “Fanfare”, L’Eventail de Jeanne

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