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Mais sans la sensibilité, ce festival de neurones ne serait que ruine de l’âme et dessèchement du coeur. Or Yaron Herman a beau être savant, cultivé, possédé par son art, il n’en demeure pas moins humain, drôle et tourné vers l’émotion. Et avec ça un programme génial que voici :

4 musiques :

- Symphonie des Psaumes de Stravinski
- Sonate pour piano n°3 de Hindemith
- “Zwielicht”, Liederkreis de Schumann (par Christophe Eschenbach et Fischer-Dieskau)
- “Chaconne”, Suite en La Majeur, Vieux Gaultier (par Hopkinson Smith)

3 Madeleines :

- Keith Jarrett - “Tokyo encore” - Sunbear Concerts
- Miles Davis - “My Funny Valentine” - Live at Town Hall
- Bjork - “Joga” - Homogenic

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C’est drôle, moi la mort de Belmondo dans Le Professionnel ne m’a rien fait du tout. Ou peut-être un peu (on n’est pas des sauvages quand même), mais je ne m’en souviens pas. En revanche, la mort de la maman de Bambi, je ne vous raconte pas. Une fontaine de pleurs. Ensuite ça a été les mélos flamboyants de Douglas Sirk. Mais Bébel, non. D’abord il ne peut pas mourir, il est immortel Bébel. Qu’est-ce qu’ils lui ont appris ses parents à Jérémie Renier ? Ah là là, le drame des enfants laissés livrés à eux-mêmes devant le poste de télé, dans un immeuble probablement glauque. Tiens, on dirait un film des frères Dardenne. Ils arrivent bien à nous tirer la larme ces deux-là. Et avec des vrais gens de la vraie vie, en plus, de ceux dont on se dit en les croisant dans la rue “Si c’est pas malheureux”. Pas des agents secrets athlétiques, bronzés, les dents blanches et les bras pleins de nanas comme s’il en pleuvait. Enfin, à chacun ses souvenirs d’enfance. Le problème avec la musique du Professionnel, c’est qu’on entend Royal Canin, maintenant. C’est malin. Comme Lustucru avec l’air de la Reine de la Nuit. Donc pour être ému, il faut l’écouter au troisième degré ou être sacrément affamé.

Voici son programme :

* Andrea Chénier, “La Mamma Morta” de Giordano (par Callas)
* Trio pour piano et cordes n°2 D. 929 de Schubert (musique de Barry Lyndon)
* “Gentle Threat” de Chilly Gonzales
* “The Heart Asks Pleasure First” de Michael Nyman

En Madeleines :

* “La Ritournelle” de Sebastien Tellier
* La musique d’Ennio Morricone dans Le Professionnel

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Historien médiéviste, Philippe Contamine est professeur émérite à la Sorbonne et n’a pas son pareil pour faire revivre les péripéties d’une bataille, expliquer les raisons d’une victoire ou d’une défaite et nous faire comprendre un point demeuré obscur. Avec prudence et honnêteté, il sait éviter les amalgames et se garde de laisser pencher la balance d’un seul côté, mais rigueur historique n’est pas fadeur du récit, bien au contraire !

Voici son programme :

Trois Madeleines musicales :

1. Le Lied “O Strassburg, o Strassburg, du wunderschöne Stadt”
2. Une étude de Czerny
3. Oratorio de Noël, “Tollite hostias et adorate” de Saint-Saëns

Quatre moments musicaux :

1. “Chant d’Azincourt”, ou “Deo gratias”
2. Jordi Savall, extrait de Jeanne d’Arc
3. Clément Janequin, La Bataille de Marignan
4. Claude Debussy, Jardin sous la pluie

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Egal à lui-même, Jean d’Ormesson nous a offert un feu d’artifice d’intelligence avec quelques moments d’émotion discrètement mis en valeur par son programme musical.

Classiques :

- Haydn : Quatuor n°1 op. 1 “La Chasse” (Adagio)
- Bach : Cantate BWV 128 ou Cantate BWV 138
- Schubert : Sonate pour piano op. 53 D 850 (Finale)
- Haendel : Alcina, aria “Tornami a vagheggiar”

Madeleine (une seule madeleine exceptionnellement) :

- “Les Amants d’un jour” d’Edith Piaf

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Pierre Arditi, la vie

Le 25 septembre 2015 à 11:11 par Olivier Bellamy

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En période de transparence lourde, un éloge du mensonge ne se refuse pas. La pièce de Florian Zeller est une pierre précieuse qui révèle la profondeur de ses feux au fur et à mesure. Elle est servie par des comédiens épatants qui s’amusent et jouent avec nous.

Voici son programme :

Madeleines :

- Guy Béart, “Bal chez Temporel”
- Brel, “Les Marquises”
- Gainsbourg, “Le Poinçonneur des Lilas”

Classiques :

- Elisabeth, reine d’Angleterre de Rossini
- Ode funèbre maçonnique K. 477 de Mozart
- Sonate “Arpeggione” de Schubert
- Petrouchka de Stravinsky

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Un régal, cette trentaine d’entretiens-agapes de l’auteur de 99 F avec des confrères qui ont déjà leur rond de serviette à la grande table de la littérature tels Bret Easton Ellis, Michel Houellebecq, Jay McInnerney ou Jean d’Ormesson. Quant à Frédéric Beigbeder, nul besoin de l’inviter dans Passion Classique, il y a son couvert mis. Champagne pour tout le monde.

Voici son programme :

Classiques :

- Concerto n°2 (3ème mouvement) de Rachmaninov
- Valse n°3 de Chopin
- Début du Requiem de Fauré
- Quatuor n°1 pour piano, violon, alto et violoncelle de Beethoven

Madeleines :

- “Le Telefon” de Nino Ferrer
- “La marche Lilliburlero” du film Barry Lyndon
- “Âme caline” de Michel Polnareff

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Jalil Lespert, le charme incarné

Le 22 septembre 2015 à 11:19 par Olivier Bellamy

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Il fait penser à Mehdi, le fils de Cécile Aubry qui jouait Sébastien mais qui n’a pas fait la carrière attendue. Jalil Lespert a eu plus de chance : il est issu du sérail mais il s’est construit tout seul, à son rythme. Ce qui donne ce mélange de facilité et de sérieux, d’assurance et d’authentique volonté d’apprendre qui forge les destins singuliers et irrigue les longues carrières. Et en plus, il est réalisateur. Tant d’acteurs en rêvent ou font leur film pour échapper à la fatalité d’exister à travers le désir de l’autre. Chez Jalil Lespert, on sent que se dessine un style, petit à petit, qui peut-être deviendra une oeuvre. Humilité et volonté font plus que force ni que rage.

Voici son programme :

Classiques :

- Requiem en ré mineur, de Mozart (utilisé dans Amadeus de Milos Forman)
- La Wally, d’Alfredo Catalani (par Maria Callas, utilisé dans Diva de Beinex et YSL de Lespert)
- Trio n°2 op. 100 D. 929, 2ème mouvement, de Schubert (utilisé dans Barry Lyndon)

Madeleines :

- “I’m on fire”, de Bruce Springsteen
- “Olé”, de John Coltrane
- “Ready or not”, de The Fugees

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Gaspard Ulliel, ange et démons

Le 22 septembre 2015 à 11:05 par Olivier Bellamy

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Quelle est la suprême coquetterie de l’acteur-mannequin ? Réponse : se coiffer comme l’as de pique et s’ingénier à paraître banal quand tous les regards convergent vers vous. En revanche, la voix de Gaspard Ulliel paraît très travaillée dans les graves. Grandir en tant qu’acteur, c’est sans doute faire descendre son centre de gravité et son timbre si l’on est joli garçon tandis qu’un Depardieu peut se permettre le luxe de laisser sa voix s’envoler dans les aigus, se faire caressante, féminine.
Au moment de la comparaison avec Romain Duris, Gaspard Ulliel a parlé de son partenaire comme d’un elfe, ce qui est juste, mais il s’est étrangement placé à ses antipodes. Comment se voit-il lui ? Massif comme Lino Ventura ?

Voici son programme :

Œuvres classiques :

1) Franz Liszt - Sonate pour piano en si mineur S.178 (par Martha Argerich)

2) Chopin - Scherzo n°2 op. 31 et Prélude n°15

3) Villa Lobos - Bachiana Brasileira n°5

4) Geminiano Giacomelli - La Mérope, “Sposa, non mi conosci” (par Cécilia Bartoli)

Madeleines :

1) Schubert - Impromptu n°1 op. 90

2) Brian Eno - Another Green World,  ”Golden Hours” ou “In Dark Trees”

3) 24 Carat Black - Ghetto, “Misfortune’s Wealth”

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Après un premier livre autobiographique qui a déboulonné la statue d’un héros national (son père, l’alpiniste Maurice Herzog), Félicité Herzog s’essaie à la fable, un genre difficile entre tous.

Voici son programme :

4 musiques classiques :

* Symphonie n°5, “Adagietto”, Gustav Mahler
* Les Planètes op. 32, IV (”Jupiter, the bringer of Jolity”), Gustav Holst
* “Méditation de Thaïs”, Jules Massenet
* Roméo et Juliette, Acte 1 : “Je veux Vivre”, Charles Gounod (Maria Callas)

3 madeleines :

* “Fever” Peggy Lee
* “I’ve got a little list” The Mikado - Gilbert et Sullivan
* “Riders in the storm » The Doors

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A la fin de l’émission, Simon Liberati m’a dit une chose qui m’a laissé perplexe. Si j’ai bien compris et si je me souviens bien, c’était quelque chose qui voulait dire : ça a mieux terminé que ça a commencé. Entendez, entre nous deux. C’était moins brutal et plus évasif, mais c’est ce que j’ai entendu. De deux choses l’une, soit il est habitué à être flatté d’entrée de jeu et considéré comme le Salinger français (depuis que Frédéric Beigbeder l’a tiré de l’ombre) et mon attention bienveillante, courtoise, mais facilement désinvolte, l’a irrité. Soit il a senti, derrière mon sourire amical, que je m’étais fait violence pour terminer son livre qui m’a paru bien longuet et souvent ennuyeux, malgré les dithyrambes des Inrocks, revue si peu fiable puisqu’elle n’a jamais parlé d’un seul de mes propres livres (rires).
Mais le bonhomme m’a semblé intéressant, sympathique, honnête. Parisien certes mais ce n’est pas un gros mot. L’injure, à ce propos, tient toujours debout tandis qu’il ne vient plus à l’idée de personne de traiter quelqu’un de “provincial”, ce qui vous mettrait tout le monde à dos et sonnerait comme le “salauds de pauvres” de Jean Gabin dans “La Traversée de Paris”. Aujourd’hui, ce qui est furieusement tendance, c’est de courir les plateaux de télévision tout en montant une université populaire en région et de cultiver ses rutabagas bios. Mais cela est une autre histoire.

Voici son programme :

Classiques :
- Beethoven , 15ème Quatuor à cordes, mouvement lent (Quatuor Busch)
- Beethoven, 3ème Symphonie, “Marche funèbre” (Furtwängler en 1944)
- Mozart, Don Giovanni, une scène de l’Acte II avec Don Juan (John Brownlee, Festival de Glyndebourne en 1936, direction Fritz Busch)
- Donizetti, Lucia, « Quando rapito » (Callas en public)

Madeleines :
- “To Know him is to love him” (The Teddy Bears)
- “God save the queen” (Sex Pistols)
- “Rock’n roll suicide” (David Bowie)

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ombre