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Grégoire Delacourt, côté jardin

Le 22 octobre 2014 à 09:28 par Olivier Bellamy

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Grand succès d’édition et vraie personnalité sympathique ! Grégoire Delacourt est un écrivain sur le tard qui a conservé toute sa fraîcheur. Nulle posture, que des émotions à partager en toute générosité.
Voici son programme :
Les classiques.
Le prologue de Lohengrin, de Wagner.
Il y a certes le Wagner puissant qui fit dire à Woody Allen que lorsqu’il l’entendait, il avait envie d’envahir la Pologne, celui de la Chevauchée des Walkyries dans Apocalypse Now et il y ce prologue incroyable de romantisme, d’élégance.
Le Stabat Mater de Vivaldi, par Andréas Scholl ; notamment le Nisi Diminus.
C’est l’histoire de la perte d’un fils. Cette douleur immense. Vivaldi la raconte avec une pudeur inouïe. La voix de Scholl irradie. C’est très émouvant.
Le String Quartet No.12 in F “American”: ll. Lento, de Dvořák.
J’ai découvert ce morceau grâce à Anna Galiena, la merveilleuse actrice du Mari de la coiffeuse. Elle aimait à l’écouter avant une scène difficile pour elle. C’est une émotion, grave, profonde, terriblement belle. Chaque corde est une parole qui résonne physiquement en moi.
La Nocturne Op.9 No.2, de Chopin.
Je pense que le piano est le plus bel instrument du monde. J’ai eu tant de mal à choisir un morceau. Celui-ci, de Chopin, est la virtuosité même. Comme un texte dans lequel il n’y aurait pas un mot de trop.
Les « madeleines ».
Balanescu Quartet, Aria.
Ce fut une rencontre improbable, au théâtre. C’est le morceau qu’avait choisi Anne Bouvier dans la version théâtrale de La Liste de mes envies, et qui illustrait la perdition de mon personnage à Bruxelles.
Ca a été un choc ; des sons presque comme une arythmie.
C’est cette aria qui m’a accompagné pour l’écriture de mon livre. Qui a dicté l’urgence. Les chapitres courts. Le cœur qui bat plus vite.

Les Paradis perdus, de Christophe.
Christophe, c’est l’un dernier vrai dandy, avec Alain Chamfort sans doute. Le seul auteur que je connaisse qui parle des vêtements qu’il porte dans ses chansons. Il est un parolier étonnant de la mélancolie, des femmes qui s’enfuient, du temps qui s’est perdu. C’est Jean-Michel Jarre qui a écrit la musique.
It’s Wonderful, de Paolo Conte.
C’est une chanson formidable, qu’on rêve d’entendre, d’entre quatre planches, lorsque les gens regarderont le diaporama de votre vie, et qu’ils se diront que partir n’est pas triste, parce que vous en avez bien profité.

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