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Florence Cassez, libre !

Le 29 janvier 2014 à 14:18 par Olivier Bellamy

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La toute puissance de la télévision peut briser la vie d’une personne. Ainsi, lorsque Florence Cassez est apparue lors d’un faux flagrant délit d’enlèvement et séquestration monté de toutes pièces par la police lors d’un “show” en direct, la majorité des Mexicains ont pensé qu’elle était coupable. La force des images est si forte que les voix de courageux et rigoureux dignitaires mexicains qui ont dénoncé un dossier vide, des faux témoignages obtenus sous la menace et des incohérences flagrantes dans l’accusation n’ont pas été entendues.
Florence Cassez est une victime. Elle a subi sept ans d’emprisonnement pour une faute qu’elle n’a pas commis. Et il se trouve encore des personnes qui la jugent sur ses apparitions télévisées : “trop triomphante”, “peu crédible”, etc. Sans avoir fait l’effort de lire le dossier. Et qui font état de leurs doutes sur les réseaux sociaux. Comme s’il s’agissait d’un match entre deux équipes et qu’on indiquait ses préférences. Avec des arguments fantaisistes : “le peuple mexicain est merveilleux.” Oui, certains croyaient aussi que la Shoah n’était pas possible dans la patrie de Goethe et de Beethoven. Toutes proportions gardées évidemment. Le Mal a des masques multiples, il n’a pas de patrie et il n’est jamais là où on l’attend. À chacun d’être prudent dans ses opinions, de dépasser le stade des impressions premières par la réflexion, car le moindre mot prononcé avec légèreté peut faire très mal.

Voici son programme :

- Schumann : Concerto pour piano, 3e mvt
- Chopin : Étude révolutionnaire
- Tchaïkovsky : Ouverture de ‘La Tempête’

- Jacques Brel : “Le plat pays”
- Johnny Hallyday : “L’envie”
- Stromae : “Formidable”

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Sa voix est ample, souple, profonde. Claire de timbre, elle nous conduit parfois dans les enfers, comme Orphée.
Son rire communicatif trahit une sensibilité à fleur de peau qui pourrait traverser une vallée de larmes si l’heure n’était pas au partage et au plaisir de l’amitié entre les âmes.
De Jules César de Haendel à Didon de Berlioz, Marie-Nicole Lemieux donne chair à des personnages qui nous ressemblent par leurs passions humaines. Sa passion est intacte.

Voici son programme :

- Brahms : Intermezzo op 118 n°2 (par Radu Lupu)
- Beethoven : Concerto pour piano n°4, 2e mvt
- Mozart : Concerto pour violon n°3, adagio
- Bach : Concerto pour 4 clavecins BWV 1065, une version qui déménage!

Madeleines :

- Puccini : La Rondine, ‘Chi il bel sogno di Doretta’ (par Dame Kiri te Kanawa)
- Bach : Cantate BWV 54, Widerstehe doch der Sünde (par Maureen Forrester et les solistes de Zagreb)
- Elgar : Sea Pictures, See Slumber-Song (par Dame Janet Baker et Sir John Barbirolli)

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Frédéric Lopez à coeur ouvert

Le 28 janvier 2014 à 11:57 par Olivier Bellamy

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Faire parler les autres peut être une manière de se dissimuler, voire de se comprendre à travers l’écoute. Et puis vient le moment de la réelle curiosité, de l’empathie. Dans cet art, Frédéric Lopez est passé maître et le succès de ses émissions le confirme.
Il a réglé beaucoup de choses au cours d’une analyse. Il n’est pas dans le jugement, il a les mots justes. La conversation est un art qui réclame avant tout de l’harmonie. L’intérêt véritable, l’écoute active et sincère se perçoit immédiatement. Comme le toucher d’un pianiste ou le timbre d’un chanteur.

Voici son programme :

- Massenet : Méditation religieuse - Symphonie (From Thaïs) (Renaud Capuçon, Die deutsche kammerphilarmonique Bremen, Daniel Hardin)

- Mozart : Requiem in D minor, K.626, Dies irae

- Schubert : Piano trio n°2 In E Flat Major D.929, Andante con Moto (Renaud Capuçon, Gautier Capuçon et Frank Braley)

- Puccini : Tosca, acte II, ‘Vissi d’arte’ (par Maria Callas)

Madeleines :

- Zazie : “Je suis un homme” (dans l’idéal, la version acoustique dans la jungle chez les Korowai, cf DVD “Terre inconnue”)

- Malher : Symphonie n°5, adagietto

- Landscape : “Someone else”

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Il joue sincèrement les modestes, affirme qu’il est un pur autodidacte de la musique, mais il a quand même fichtrement bon goût. Martin Lamotte collectionne les émotions auditives sur son téléphone comme d’autres le remplissent de photos d’eux-mêmes devant les monuments du monde. Petit à petit, il s’est fait une “discothèque” de premier choix à portée d’oreille.

Voici son programme :

Madeleines :

- Joe cocker : “Look what you’ve done”

- Ana Moura : “Despiu a Saudade” (album : ‘Desfado’)

Classique :

- Mozart : duo violon alto

- Rodrigo : Concerto Aranjuez, allegro con spirito (par Paco de Lucia)

- Albinoni : Concerto opus 9 n°2, adagio

- Biber : Requiem a eternam A 15

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Il est doué comme il n’est pas permis et a toujours l’air ailleurs. Sa distraction peut lui donner l’air arrogant, mais c’est qu’il se préoccupe peu de son apparence, de son image. Il joue du piano et compose, vit sa vie de musicien comme un mathématicien fait des mathématiques. On le retrouvera peut-être un jour en haillons, dans une forêt, à chercher ses harmonies, insouciant des choses matérielles. Vous aurez peu de chances de le croiser dans un restaurant à la mode ou dans une fête agrippé aux peoples. Il semble faire de grands efforts pour exprimer par des mots ce qui vient tout naturellement sous ses doigts. Preuve qu’il est gentil au fond derrière ses airs d’allumé lunaire. C’est un musicien.

Voici son programme :

- Mendelssohn : Concerto pour violon (début)

- Wagner : Siegfried (la fin du 2e acte, le passage avec la voix de l’oiseau)

- Xenakis : Pléïades (extrait du mouvement dit “Mélange”)

- Boulez : Pli selon pli (le début)

Madeleines :

- Brassens : “Gastibelza”

- Stevie Wonder : “As”

- Dorival Caymmi : “Saudades do Bahia”

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Née à Bamako, elle a grandi à Bruxelles, et c’est le public du Mali qui l’a encouragé à poursuivre dans la voie originale qu’elle s’était choisie pour chanter les couleurs de son âme qui allait bientôt se confondre avec celle du monde dans un langage universel. La France a adopté Rokia Traoré, Peter Sellars a reconnu son talent et le public lui a offert son coeur. Elle est longue la route qui mène à la transcendance de l’art, mais elle est belle la route qui préserve la force de l’esprit en dépit des guerres et de la barbarie.

Voici son programme :

- Offenbach : Les Contes d’Hoffmann, Barcarolle (de préférence la version de Jessye Norman et Ann Murray)

- Arvo Pärt : Spiegel im spiegel

- Un titre du chœur “Mystère des voix bulgares”

- Haendel : Jules Cesar, airs de Cleopatra

Madeleines :

- Miriam Makeba : “Khawuleza”

- Kouyate Sorry Kandia : “Souaressi”

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Avec son ensemble vocal Aedes, il a suivi la route des grands choeurs nordiques et retenu la leçon de ses glorieux aînés, mais Mathieu Romano s’applique aussi à livrer la chair de la musique, pas seulement la pureté des notes et l’égalisation des harmoniques. Ce jeune homme aux semelles de vent ira loin. Il nous emmène surtout aux confins d’un monde extraordinaire qu’un Claudio Abbado, sa vie durant, aura contribué à embellir et que les anges se réjouissent d’accueillir pour qu’il continue sa mission dans d’autres galaxies.

Voici son programme :

- Ravel : Daphnis et Chloé, suite d’orchestre, Lever du jour (dirigé par Pierre Boulez)
- Mozart : Concerto pour piano en La Maj n°23, 1er mvt (par Murray Perahia et l’English Chamber Orchestra)
- Chostakovitch : Quatuor n°8, 1er mvt (par le Quatuor Borodine)
- Strauss : Four last songs, n°1 (par Gundula Janowitz et Herbert von Karajan)

Madeleines :

- BO du film “Star wars episode 1″, piste 2
- Queen : “Who wants to live forever” (live at Wembley)
- Starmania : “Petite musique terrienne” (version originale live 1979)

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Elle vient d’Aubervilliers et lui de Saint-Denis, mais, en dépit de leurs différences de parcours, ils se retrouvent dans le dernier film d’Emmanuel Mouret. Elle a étudié le piano enfant, il vient du rap, elle s’est réfugiée dans la lecture comme la possibilité d’Une autre vie, il relit inlassablement Antonin Artaud qui l’inspire. Elle exprime ses sentiments avec précision, il réagit de manière instinctive. Ensemble, ils forment un duo riche et contrasté.

Voici leur programme :

- Schubert : Impromptu n° 4 op. 90 (par Vanessa Wagner)

Les Madeleines de Joeystarr :

- Jacques Brel : “Ces gens là”
- Jacques Brel : “A jeun”
- Claude Nougaro : “Cinéma”

Choix musicaux de Virginie Ledoyen :

- Sonate de Bach
- Nocturne de Chopin (par György Cziffra)

Les Madeleines de Virginie Ledoyen :

- The Velvet Underground : “Sunday Morning”
- Bob Dylan : “Woman”

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En intellectuelle puissante et sceptique, Catherine Clément ne croit pas en Dieu ou en Diable, mais les dieux et les déesses l’intéressent au plus haut point comme la faune, la flore, l’architecture, les us et coutumes des peuples. Elle est familière de leurs turpitudes comme de leur grandeur et des subtilités de leur caractère. Elle nous prévient qu’ils ont autant besoin de nous que nous dépendons d’eux. Voila qui rétablit l’équilibre : décrivez-les avec précision, connaissez-les intimement, ils cessent de nous faire peur. Elle s’amuse des pouvoirs que nous leur prêtons et nous les présente comme de vieux amis dans une galerie cosmique des ancêtres. Balzac nous a appris la comédie humaine, Catherine Clément nous plonge dans celle tout aussi réjouissante des divinités, qu’elles s’appellent Kundalini, Pan, Jizô ou Dionysos, qui s’ébattent par-delà le bien et le mal et que la modernité laissent de marbre.

Voici son programme :

- Tchaikovski : Eugène Onéguine, le tout début
- Moussorgski : Assassinat du Prince Khovanski dans La Khovantchina
- Bellini : L’arrivée d’Elvira dans l’acte 2 des Puritains
- Une zarzuela chantée par Victoria de Los Angelès

Madeleines :

- Julien Clerc : “La belle est arrivée”
- Birgit Nilsson dans Tristan et Yseut
- Rameau : Les Indes Galantes, ‘Forêts paisibles’

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Philippe Muray disait que c’était la femme la plus intelligente qu’il n’avait jamais rencontrée de sa vie.
Chantal Thomas est aussi extraordinairement sensible, mais elle n’écrit ou ne dit jamais de bêtise. Quand il lui semble que tout a été dit sur la question (Don Juan), elle se tait. Dénuée de toute vanité, elle était surtout contente, à la fin de l’émission, d’avoir fait partager des musiques qu’elle aime. Or je reçois à l’instant le message d’une auditrice transportée par la découverte de Jose de Nebra qu’elle écoute désormais à la manière d’une “drogue dure”. En universitaire éclairée, Chantal Thomas vibre avant tout pour partager le fruit de ses recherches. Son Échange des deux princesses est une sorte de chef-d’oeuvre qui dépasse de loin ce qu’on a coutume de ranger sous le genre des romans historiques.
Nous nous sommes rencontrés lors d’une sorte de causerie littéraire dans un café parisien à la mode où personne n’écoutait ce que nous disions hormis une poignée de passionnés et où la plupart des gens riaient, buvaient du champagne et conversaient. Gêné par ce manque de respect à son endroit, j’ai tenté en vain d’imposer le silence. Elle s’est contentée de répondre que, vivant la plupart du temps au XVIIIe siècle, ce genre de comportement ne l’étonnait guère. On n’aurait pas pu être plus spirituel et faire davantage preuve d’élégance.

Voici son programme :

- Un passage de José de Nebra : Amor aumenta el valor, Los Musicos de Su Alteza, Luis Antonio Gonzalez
- Barroco Espanol, Al Ayre Espanol, Eduardo Lopez Banzo, vol. 1, N° 10 : Juan Frances de Iribarren, “Viendo que Jil, hizo raya”
- Mozart : Ouverture de Cosi fan tutte
- G.F. Handel : Renée Fleming, Orchestra of the Age of Enlightenment, N° 11, Da tempeste il legno infranto, Giulio Cesare

Madeleines :

- Lou Reed : “Walk on the Wild Side”
- Léo Ferré : “Les anarchistes”
- Lady & Bird : “La Ballade de Lady & Bird”

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