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Felicity Lott, si vraie, si touchante

Le 14 décembre 2013 à 10:01 par Olivier Bellamy

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Certains êtres sont touchés par la grâce. Ils ne se mettent jamais en avant, ils iraient plutôt se cacher dans le trou d’une souris, ils rayonnent malgré eux, de l’intérieur. Ils ne sont jamais dans le calcul ou la frustration, au contraire, ils donnent tout et remercient d’avoir tant reçu. Tel est le cas de Felicity Lott. Mozartienne de rêve, straussienne idéale et interprète bénie des dieux de la mélodie française et de l’opérette. Chez elle, le sublime et la fantaisie ne sont pas deux mondes à part, mais les deux faces d’une même pièce. Et cette pièce ne se monnaye pas, elle est un talisman pour tous ceux qui la touchent, elle est l’écu d’or de la musique.

Voici ses madeleines et le programme que nous avons choisi :

- Serge Reggiani : “La femme qui est dans mon lit”
- Jacques Brel : “La chanson des vieux amants”
- The Beach Boys : “I get around”

Madeleines :

- Offenbach : La Grande-duchesse de Gérolstein, ‘Dites-lui’
- Strauss : Der Rosenkavalier Trio (avec Otter/Bonney/Kleiber)
- Reynaldo Hahn : L’heure exquise

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Il y a 3 commentaires pour cet article :

1 Itié, le 14 décembre 2013 à 10:10 :

Très belle semaine .
Merci Olivier !

2 Erica Roche, le 11 janvier 2014 à 18:36 :

Puisque je suis encore là, je m’en voudrais de ne pas commenter cette belle émission sur Felicity Lott, car j’avais demandé à plusieurs reprises qu’elle en soit l’invitée. FL et moi, nous avons un passé commun (elle n’en sait évidemment rien du tout). Nous avons toutes les deux le même âge à 1 mois près, nous avons fait les mêmes études, et nous étions toutes les deux assistantes anglaises dans des écoles françaises pendant la même année scolaire , elle près de Grenoble et moi près de Lyon. Je ne la connaissais que de réputation par la” radio moquette” des autres assistants de l’époque - cette jeune fille dotée d’une voix si extraordinaire que son professeur de chant à Grenoble avait très lourdement insisté pour qu’elle épouse une carrière lyrique. Professeur et prophète, en somme. J’ai eu l’occasion de l’entendre en récital et aussi d’assister à “La Grande Duchesse de Gerolstein”. Mais je l’ai préférée je pense dans “La Belle Hélène” - superbe production qu’Olivier semble avoir loupée car il en a à peine parlé. Elle maitrise également à la perfection cet art si typiquement anglais de l’autodérision. Je sais qu’en France on dit souvent qu’il ne faut jamais se dévaloriser, mais l’autodérision est un moyen fabuleux de cacher sa propre timidité tout en attirant la sympathie de son interlocuteur . Un grand bravo à la charmante Felicity Lott, superbe interprète.

3 Lucie Gardot, le 12 janvier 2014 à 15:48 :

Merci pour cette anecdote de jeunesse de Dame Félicity Lott,comme quoi des assistantes anglaises dans des écoles françauses peuvent faire carrière dans le chant lyrique ou la banque ;-)


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