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Sheila, elle est un soleil

Le 24 décembre 2013 à 18:51 par Olivier Bellamy

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Un soleil qui a connu ses éclipses, ses nuages noirs et menaçants, mais la “Petite fille de français moyens” brille toujours d’un (tempérament de) feu généreux qui donne de l’énergie à ceux qui la suivent et qui réchauffe le coeur de ceux qui l’aiment.
Cinquante ans et des poussières de refrains entraînants, de chansons populaires qu’on sifflote et qui ont marqué plusieurs générations. Sheila est toujours là quand tant d’autres ont disparu.

Voici son programme :

- Grapelli et Django : Minor Swing
- Vivaldi : Les Quatre saisons, L’Hiver
- Chopin : Nocturnes op. 9

- Israel Kamakawiwo : “Over the rainbow”
- Georges Brassens : “Brave Margot”
- Gilbert Bécaud : “L’Absence d’un ami”

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Jouer sans chef, c’est une utopie. Dans la réalité, il faut bien que quelqu’un prenne les décisions, impulse le mouvement, sans quoi c’est le chaos. Mais cela peut être vécu de manière collégiale. Tant de musiciens d’orchestre subissent (pas toujours pour de bonnes raisons) l’autorité d’un chef ou souffrent d’être dans la fosse. Les quatuors à cordes fonctionnent de façon plus démocratique, mais cela n’empêche pas les tensions, les rancoeurs, les séparations.
Tout cela pour dire que les dix ans de l’Ensemble Dissonances sous la houlette non tyrannique de David Grimal représentent un véritable succès musical et humain. Mais cela est possible aussi avec un chef intelligent et respecté de ses musiciens. Ainsi Paavo Järvi et l’Orchestre de Paris ou Tugan Sokhiev avec l’Orchestre du Capitole de Toulouse. Il n’y a pas de règle. Tout est histoire de chimie et de volonté commune d’aller de l’avant. Longue vie aux si consonantes Dissonances.

Voici son programme :

- Schubert : Trio Op.99, mvt lent (par Cortot, Thibaut, Casals)
- Brahms : Trio n°1, 1er mvt (par Suk, Starker, Katchen)
- Thelonius Monk : “Round about midnight”
- Gesualdo motets

 Madeleines :

- Alexandra Grimal : “Heliopolis”, extrait

- Brice Pauset : “Der Geograph”, extrait

- Johnny McLaughlin, Al di Meola, Paco di Lucia : “Mediterranean sundance”

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C’est si mystérieux le pays des larmes, dit-on dans Le petit prince de Saint-Exupéry.
Dominique Blanc avait bien prévu d’évoquer sa relation profonde avec Patrice Chéreau, alors qu’elle retourne au théâtre de l’Atelier où ils avaient dit ensemble La douleur de Marguerite Duras. Chéreau qui l’a choisie, qui l’a formée, qui l’a aimée, qui l’a portée, qui l’a révélée à elle-même.
Mais c’est sur les vers de Phèdre que l’émotion l’a submergée. “Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue / Un trouble s’éleva dans mon âme éperdue.” La beauté de l’alexandrin, le souvenir du travail, la chair des mots ont soudain révélé l’absence comme la chaise vide de Panisse lors de la (seconde) partie de cartes dans César et lui ont à nouveau fendu le coeur. À vif.
Mais Dominique Blanc a petit à petit recouvré ses moyens pour nous parler en profondeur du mystère de l’incarnation et nous a livré une magnifique déclaration d’amour au théâtre. Être une actrice libre, tu sais, c’est pas si facile. Mais c’est si beau.

Voici son programme :

- Mozart : Les noces de Figaro, “Non so piu” (par Frederica Von Stade)
- Johann Strauss : Roses du Sud (Boston Symphony Chamber)
- Richard Strauss : Elektra, en hommage à Chéreau

Madeleines :

- Janis Joplin : “Summertime”
- Francis Cabrel : “Je l’aime à mourir”
- Cookie Dingler : “Être une femme libérée”

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Jean Imbert, maestro des fourneaux

Le 20 décembre 2013 à 10:54 par Olivier Bellamy

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Beau gosse, vif, gentil, modeste, accro à son portable. On allait dire normal si le mot n’avait pas été aussi galvaudé.
Jean Imbert est une nouvelle star du petit écran, depuis sa victoire à l’émission Top Chef, mais il n’en continue pas moins d’être présent à son restaurant L’Acajou tous les soirs et de choisir les meilleurs produits sans jouer au roi du monde et faire exploser l’addition.
La cuisine continuera d’être une passion française tant qu’on gardera le goût de l’authenticité et que de jeunes créateurs talentueux continueront de se rêver devant un piano de cuisine plutôt qu’à Wall Street.

Voici son programme :

- 2 pac : “Dear Mama”
- Johnny Hallyday : “L’envie”
- Kavinsky : “Nightcall”

- Mozart : Concerto pour Piano n°21
- Dvorak : New World Symphony, part 4
- Tchaïkovski : Le Lac des Cygnes, Ballet, Op 20
- Bach : Suite n°3 in D Major, “Air”

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La nuit attendra est l’un de ses meilleurs livres. Jacques Chancel a attendu longtemps avant de revivre cette nuit terrible de dix mois, suite à l’explosion d’une mine durant la bataille de Dien-Bien-Phu. Il fait revivre cette longue guerre d’Indochine, côté front, côté ivresse (les filles, l’opium), côté intellectuel (lecture de Proust, découverte de Wagner, conversations avec Bodard…) et côté coeur d’un pays qu’il a follement aimé.
Le secret de Jacques Chancel ? Sa curiosité de l’autre, toujours vive, jamais tarie, véritable moteur de toute son existence.

Voici son programme :

- Wagner : L’ouverture de Rienzi
- Mahler : L’adagieto de la symphonie n°5
- Bellini : La Norma (par Maria Callas)
- Kreisler : Liebeslied (par Renaud Capuçon)

Madeleines :

- The Beatles : “Michèle”
- Léo Ferré : “Avec le temps”
- Frank Sinatra : “My way”

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Bon, si Dieu a dit à Philippe Geluck qu’il aimait bien Jean-Sébastien Bach et votre serviteur (dans cet ordre, quand même), il n’y aucune raison de douter de sa parole.
J’avoue pourtant avoir été effleuré d’un doute à la lecture de sa Bible selon le Chat. Cela me paraissait peu crédible qu’il soit allé voir un humoriste belge, certes talentueux, mais fils de communistes, certes repenti, mais belge, cela dit sans propos discriminatoire pour nos voisins du nord. Il y a quand même suffisamment d’évêques et de prêtres non inquiétés par la justice des hommes (encore que la justice des hommes doit compter pour bien peu là-haut) et même en respectant la voie hiérarchique : le pape François qui, bien qu’il ne soit pas romain de souche, est quand même le représentant de Saint-Pierre sur terre.
Et bien j’avoue que ce doute est tombé d’un coup d’un seul quand notre frère Philippe m’a fait cette confidence et cela pour des raisons très objectives. Si ce n’est pas une preuve de l’existence de Dieu ça, je ne sais pas ce qu’il vous faut ! C’est à désespérer Nazareth !

Voici son programme :

Les madeleines :
- Le chant des partisans russes
- Mozart : La Flûte Enchantée
- Mozart : Concerto pour clarinette, Adagio

- Chostakovich : Valse Jazz
- Bach : Sonate BWV 1027, Adagio
- Chopin : Nocturne op 9 – I en si bémol mineur
- Lambarena, Bach to Africa : Lasset Uns nicht Zerteilen (2e titre du CD)

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Certains êtres sont touchés par la grâce. Ils ne se mettent jamais en avant, ils iraient plutôt se cacher dans le trou d’une souris, ils rayonnent malgré eux, de l’intérieur. Ils ne sont jamais dans le calcul ou la frustration, au contraire, ils donnent tout et remercient d’avoir tant reçu. Tel est le cas de Felicity Lott. Mozartienne de rêve, straussienne idéale et interprète bénie des dieux de la mélodie française et de l’opérette. Chez elle, le sublime et la fantaisie ne sont pas deux mondes à part, mais les deux faces d’une même pièce. Et cette pièce ne se monnaye pas, elle est un talisman pour tous ceux qui la touchent, elle est l’écu d’or de la musique.

Voici ses madeleines et le programme que nous avons choisi :

- Serge Reggiani : “La femme qui est dans mon lit”
- Jacques Brel : “La chanson des vieux amants”
- The Beach Boys : “I get around”

Madeleines :

- Offenbach : La Grande-duchesse de Gérolstein, ‘Dites-lui’
- Strauss : Der Rosenkavalier Trio (avec Otter/Bonney/Kleiber)
- Reynaldo Hahn : L’heure exquise

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Alors voilà, c’est l’histoire d’un médecin interne de 28 ans qui raconte les malheurs et les bonheurs de l’hôpital avec humour, tendresse et humanité. Il a d’abord créé son blog pour rapprocher malades et personnel soignant, puis il a écrit un livre qui est un vrai succès de librairie.
Baptiste Beaulieu est un garçon gentil, modeste et cultivé qui n’oublie jamais la personne derrière la maladie et qui sait rendre hommage au travail des infirmières et des aide-soignants.

Voici son programme :

- Debussy : Clair de Lune (par Ivan Moravec)
- Vivaldi : Concerto pour mandoline en C majeur, RV 425
- Poulenc : L’invitation au château (par Éric Le Sage)
- Nyman : The heart asks pleasure first

Madeleines :

- M83 : “Outro”
- James Newton Howard : “Solomon Vandy”
- Bob Dylan : “Blowin in the wind”

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Il doit terroriser clients, experts et fonctionnaires territoriaux. Le souffle du Mistral n’est rien face à la tempête qui vrombit dans son crâne. Le minimalisme architectural lui donne des boutons, la mondialisation du plus petit dénominateur commun le fait rugir, le milieu parisiano-bobo-mediatico-bien-pensant le rendrait violent.
Ce fort en thème est une grande gueule qui ne s’en laisse pas conter, qui met les pieds dans le plat, qui n’a pas peur de dire son fait à qui veut l’entendre. Fanfaron comme un Marseillais, content de lui, hâbleur, il aime aussi qu’on lui résiste.
Ce bâtisseur à la tête “d’un voleur de poules” danse comme un fada sur les Rolling Stones, mais il devient aussi tendre comme un agneau devant la noblesse d’un artisan ou la beauté d’un air de Pergolese. Insupportable et indispensable !

Voici son programme :
1/ Giovanni Battista Pergolesi : Stabat Mater
2/ Requiem de Verdi
3/ Requiem de Mozart
4/ Walkyrie de Wagner

Madeleines :
1/ Alan Vega du groupe Suicide : “Cheree”
2/ The Rolling Stones : “Sympathie for the devil”
3/ The Doors : “Wasp”

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Michael Lonsdale, plus près de Toi

Le 12 décembre 2013 à 14:00 par Olivier Bellamy

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C’est un homme de théâtre et de prière. Un être de foi et une voix. Les théâtres et les salles de concert sont aussi des églises comme nous l’a rappelé le pianiste Menahem Pressler.
Michael Lonsdale nous apporte son talent, sa simplicité et sa ferveur. À notre tour d’émettre une prière : que cet artiste rare soit longtemps parmi nous.

Voici son programme :

- Levon Minassian : Doudouk

- Haendel : Didon et Enée, Mort de Didon

- Nina Simone : My baby just cares for me

- Vivaldi : Concerto pour deux mandolines

- Ravel : Concerto pour la main gauche

- Franz Liszt : Rêve d’amour

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