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Clément Bénech, un art subtil

Le 01 septembre 2013 à 15:23 par Olivier Bellamy

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Les lecteurs de livres, influencés par le cinéma et les séries télévisées, autant que par une certaine idée dix-neuviémiste du “romanesque”, recherchent souvent une histoire foisonnante, à multiples rebondissements, offrant un délassement exotique propre à les distraire de leur quotidien et aiment retrouver un mélange savamment dosé de passion, d’action et d’introspection qui ressemble à la recette d’un cocktail. À ce jeu, Clément Bénech ne répond pas. L’histoire de son Été slovène tient en deux lignes et demie. Tout l’art de l’écrivain consiste à décrire précisément des sensations volatiles, des impressions vagues. Il nous joue la petite musique d’un amour qui se meurt tout doucement, à travers d’imperceptibles glissements de terrain. Son style tourne le dos au pathos, à l’apitoiement, au sentimentalisme et il n’est pas sûr qu’il soit apprécié à sa juste mesure. Mais la littérature, imperméable au qu’en-lira-t-on, accueille l’un de ses enfants naturels sous son aile protectrice et reconnaît ce bâtard dont la modernité n’a que faire avec un large sourire.

Voici son programme :

- Haendel, Suite en sol mineur, HWV 434, Menuet

- Bach, Sixième prélude, BWV 851

- Barber, Adagio for strings

- Bach, Ich ruf zu dir, Herr Jesu Christ, transcription piano (Horowitz)

3 madeleines :

- Oxmo Puccino, “J’ai mal au mic”

- Jean-Louis Aubert, “Voilà c’est fini”

- Babyshambles, “Albion”

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