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Les yeux de Vanessa Wagner

Le 29 juin 2013 à 10:50 par Olivier Bellamy

 Olivier Bellamy reçoit Vanessa Wagner dans Passion Classique

Les yeux de Laura ne sont rien comparés à ceux de Vanessa. On y lit toute la fragilité et la force de l’artiste. Et l’on y entend déjà une musique.
Voici son programme :

Schumann: Liederkreis In der Fremde dans la version de Christian Gerhaher
Schubert Schöne Müllerin Der Muller und der Bach dans la version de Mattias Goerne avec Eschenbach
Bach Sicilienne du concerto in D Minor par Volodos
Schönberg: la nuit transfigurée op4 par Boulez

Madeleines
Chopin 2mt du concerto n°2 par Clara Haskil
Sibelius concerto pour violon par Ferras
Keith Jarret Köln concert first part

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Olivier Bellamy reçoit Tedi Papavrami dans Passion Classique

C’est l’un des violonistes les plus exigeants avec lui-même, les plus cultivés, les plus intègres que j’ai eu la chance de rencontrer.
Tedi Papavrami est à la fois dévoré par la maîtrise instrumentale et l’élévation musicale, mais il est étonnamment ouvert à la littérature (il traduit Kadaré !), le cinéma (il a donné la réplique à Catherine Deneuve dans Les Liaisons dangereuses de Josée Dayan)… Et quel destin ! Trop honnête et raffiné pour s’être servi de cette histoire tragique, qu’il a longtemps gardée tel un douloureux secret, il vient enfin de la raconter dans un très beau livre pudique, sincère, fragile, admirablement construit, comme tout ce qu’il fait et tout ce qu’il est.
Voici son programme :

Madeleines :

Bach concerto pour 2 violons, 2ème mouvement,

Sinding, suite pour violon et orchestre, 2ème mouvement, interprété par Jascha Heifetz

Louis Vierne, Canzona pour orgue,

extraits

Beethoven, sonate op. 111, 2ème mouvement par F.F. Guy

Mahler 6eme Symphonie 3eme mouvement Abaddo

Prokofiev 6eme sonate pour piano, 3eme mouvement, Pogorelich enregistrement DG

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Olivier Bellamy reçoit Lawrence Foster dans Passion Classique

Renvoyé de Montpellier dans des conditions discutables, après le départ de René Koering, Lawrence Foster a été accueilli à Marseille les bras ouverts. Il n’avait pas forcément besoin d’un port d’attache, car il dirige dans le monde entier, mais l’aventure l’a séduit, le désir de l’orchestre de progresser l’a touché et l’histoire fabuleuse de l’Opéra de Marseille ne pouvait que l’intéresser. Malgré un budget limité, au regard d’autres institutions mieux loties, et des conditions parfois difficiles.
Son engagement pour les oeuvres rares, notamment françaises, est assez exceptionnel. Son amour de la musique dépasse toutes les autres considérations. C’est un homme chaleureux, ouvert et passionné. Il a la confiance d’artistes aussi exigeants que Radu Lupu, Martha Argerich ou Daniel Barenboïm. Mais il a aussi travaillé avec Duke Ellington ou Paul Mc Cartney. Ce n’est pas quelqu’un qui est dans la frustration, le désir de pouvoir ou la concurrence. Il aime le talent, l’engagement et l’effort.
Pudique, il n’a pas souhaité raconter l’histoire de cet extraordinaire Concerto pour violon de Beethoven avec Isaac Stern, alors que sa femme était mourante. Dans le mouvement lent, le violoniste et lui avaient du mal à retenir leurs larmes.
Voici son programme :

Decca 4782340 Beethoven Piano Concerto No. 3 Finale

Lawrence Foster/Radu Lupu/London Symphony Orchestra

Pentatone PTC5186360 Kodaly Hary Janos Suite Intermezzo

Pentatone PTC5186327 Schumann Symphony No. 3 beginning of 3rd movement

Apex 2564620322 Romanian Rhapsody in A major, op. 11, No. 1

Lawrence Foster/Orchestre Philharmonique de Monte Carlo

+ 2 choix hors répertoire classique :

Paul McCartney Standing Stones ‘Celebration’

Duke Ellington

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 Olivier Bellamy reçoit Clémentine Célarié dans Passion Classique

Les mots se bousculent, se cherchent, se chevauchent, s’épousent, se séparent et se retrouvent dans la bouche de Clémentine Célarié.
Une actrice formidable. Une femme d’énergie et de sensibilité. On se dit aussi qu’elle doit être une mère épatante et une copine marrante.
Une artiste qui ne cherche pas forcément le succès, mais qui a le goût des rencontres et de l’aventure.
Voici son programme :

Liszt : Rêve d’amour

Debussy : clair de lune.

Etude révolutionnaire de Chopin (Cziffra)

Prélude en mi mineur. Opus 28 n° 4 de Chopin (Argerich)

Pour les madeleines :

Strange Fruit : Billie Holiday

Michael Jackson : Do you remember

Hugues Lebars ‘ Secret jardin..’

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Annie Lemoine, mer courage

Le 26 juin 2013 à 10:26 par Olivier Bellamy

Olivier Bellamy reçoit Annie Lemoine dans Passion Classique

La mer et la mère, deux thèmes d’inspiration que l’on retrouve chez Annie Lemoine. Toujours vive, présente, passionnée.
Voici son programme :

Ravel 2eme mvt Hélène Grimaud
Mozart Concerto n°23 en La majeur 2éme mvt Hélène Grimaud
Bach Siciliana / Evgeny Kissin
Chopin Nocturne Op9 N2 / Horowitz

Bardot “je reviendrai toujours vers toi”
Hardy “L’Amitié”
Robbie Wlliams “My way” au Royal Albert Hall

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Olivier Bellamy reçoit Nicolas Sirkis dans Passion Classique

Il ne vieillit pas, mais il s’étoffe, Nicolas Sirkis. Toujours curieux, ouvert, tout en restant lui-même.
Voici son programme :

Ernesto de Curtis : Frühling und Sonnenschein
Chopin : Nocturne n° 6 en sol mineur
Stabat Mater de Vivaldi
Pierre et le Loup de Prokofiev (Gérard Philipe)
Madeleines
Agnes Obel : Riverside
Patti Smith : Redondo Beach
Véronique Samson : Amoureuse

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Olivier Bellamy reçoit Gabriel Tacchino dans Passion Classique

Unique disciple de Francis Poulenc, Gabriel Tacchino est un pianiste marqué par la grâce dès ses débuts. C’est aussi un homme inquiet, angoissé, rongé par le scrupule. Un vrai artiste. Ses souvenirs avec Poulenc, Karajan, Rampal valent leur pesant d’or. Et la vilaine casserole qui tenait lieu de piano à son maître Jacques Février, mais qui sonnait merveilleusement dès que ce grand pianiste posait les mains dessus.

Voici son programme :

Petites Madeleines :
- Diana Krall « s’wonderful »
- Ellis Regina « Alo Alo Marciano »
- Chopin, 2ème ballade Rubinstein

Autres :
Addinsell Concerto de Varsovie
Ravel Pavane/Jacques Février
Concertos de Bach pour 4 claviers avec Beroff / Collard../Wallez
Mady Mesplé Poulenc « Les Chemins de l’Amour »

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Olivier Bellamy reçoit Alexandra Lapierre dans Passion Classique

Après l’annulation de Julia Varady, trop souffrante pour quitter l’Allemagne et sans doute déprimée depuis la mort de son mari Dietrich Fischer-Dieskau, Michel Edouard Leclerc a été annoncé, mais il a été surpris (comme beaucoup de Franciliens) par la violence de la tempête qui a immobilisé la circulation ce soir là. Alors, en catastrophe, nous avons diffusé Alexandra Lapierre prévue pour début juillet. Elle a écrit un livre remarquable sur la seule femme amirale au temps des l’armada espagnole des conquistadors. Une histoire passionnante et un auteur passionné par son sujet.

Voici son programme :

- Ouverture Espagnole N1 ou N2 (souvenirs d’une nuit d’été à Madrid) de Glinka
- Asturias d’Albeniz par E. Rossfelder
- Une Sévillane
- N’importe quel Fandango de Boccherini

- La maison où j’ai grandi de François Hardy
- Automn in New York, par Billie Hollyday
- Over the rainbow par Melody Gardot

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Avec Macha Makeïeff, Jérôme Deschamps a inventé quelque chose. Ensemble, au théâtre, ils ont créé un ton nouveau, un burlesque du quotidien, où les objets, les bruits, le silence, les costumes racontent autant que les mots. C’est un théâtre cruel, donc tendre de l’intérieur, drôle, donc tragique à la base, de l’art pauvre, donc riche de sensations. Au fond, c’est l’humain qui intéresse Jérôme Deschamps. Il ne faut pas oublier qu’à la base, c’est un acteur fantastique. Rien d’intellectuel dans cette esthétique qui fuit tout autant les concepts modernistes que les bons sentiments, mais un regard frais, original, aigu sur la condition humaine.

Voici son programme :

Kathleen Ferrier:
• Ach Golgotta… Sehet, Jesus hat die Hand, tiré de la Passion selon saint Matthieu - Symphonique de Vienne, Herbert von Karajan 7 mn
• II Geistliches Wiegenlied - Kathleen Ferrier, Max Gilbert, Phyllis Spurr - 5 mn
• Sapphische Ode, Op. 94 n° 4 - Kathleen Ferrier, Phyllis Spurr –2 mn 50
• Kindertotenlieder : Nun will die Sonn’ heil aufgeh’n - Kathleen Ferrier, Walter & Wiener Philharmoniker – 4mn 50

Tatiana Nikolaieva:
- Bis à Salzbourg, - Sonate n° 25 op. 79 : Andante Beethoven
Album Bach/Chostakovitch/Beethoven/Recital Salzboug/Tatiana Nikolayeva

Les pêcheurs de perles
A Favart avec Sonia Ioncheva

Ciboulette
à Favart

La Panne d’essence
Sylvie Vartan et Frankie Jordan

Sœur Sourire
Dominique

Dactylo Rock
Les chaussettes noires

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Olivier Bellamy reçoit Roselyne Bachelot dans Passion Classique

Personnage populaire et complexe, beaucoup plus cultivée et subtile que son image médiatique ne laisse apparaître, Roselyne Bachelot s’autorise un droit d’inventaire dans sa famille politique et une liberté de point de vue qui fait grincer bien des dents. Cela a sans doute commencé avec son père, Jean Narquin, député gaulliste à Angers, cela s’est poursuivi avec Nicolas Sarkozy au travers d’un livre (A feu et à sang) où elle réglait quelques comptes en assumant sa différence, et cela se profile avec Verdi dont elle promet de déconstruire le mythe, sans cesser de l’aimer et de l’admirer. Emportée par sa fougue et son tempérament passionné, puisse-t-elle faire entendre sa voix sans tomber dans l’excès d’un combat anti-machiste et moraliste qui ne serait que l’autre face d’une caricature qu’elle prétend dénoncer et, par là même, tout aussi caricaturale. Mais cela ne nous empêche pas, à notre tour, de l’aimer et d’admirer son courage.

Voici son programme :

Madeleines :

• Rose-Marie : je suis au théâtre d’Angers, j’ai 8 ans et mes parents lors d’un séjour de ma tante Rose-Marie nous ont emmenés voir cette opérette avec Marcel Merkes et Paulette Merval, les rois du genre. Air fameux : « c’est toi, Rose-Marie, les fleurs de la prairie, s’inclinent lorsque tu passes devant ta grâce ». Mon choc, ce n’est pas l’ « œuvre », mais mon premier contact avec un théâtre. Aucun enregistrement ne remplacera le contact physique avec une salle et l’émotion qui étreint à chaque fois qu’on rentre dans ces lieux magiques.

• Le film Senso de Luchino Visconti : premier contact avec Verdi. Le film est sorti en 1954, mais je le vois quelques années plus tard. Je dois avoir 14 ans. Emotion esthétique totale. Acteurs, costumes, maîtrise des mouvements de figurants. Et ma découverte de Verdi avec la fameuse scène d’ouverture du film à la Fenice : Le Trouvère : Di quella pira

• Clara Haskil : mon premier 33 tours offert pour le Noël de mes 10 ans. Elle joue Schumann –évidemment- et j’ai failli arrêter le piano car vraiment, j’ai pensé que je n’en jouerai jamais vraiment bien ! Prendre Arabesque ou les Scènes d’enfants que je travaillais à l’époque

Morceaux classiques :

• Le temps, l’horloge de Henri Dutilleux avec Renée Fleming : hommage au musicien angevin disparu il y a quelques semaines. Si vous trouvez le poème « Enivrez-vous » de Baudelaire, j’étais à la création le 7 mai 2009 avec Fleming et Ozawa. Henri était là.

• Le vaisseau fantôme : Die Frist ist um par Bryn Terfel. Bon, c’est l’année du bicentenaire ! et après Dutilleux, il faut un tube…

• Zaïde : Ruhe sanft ou Tiger , avec Natalie Dessay, une œuvre dite mineure de Mozart, mais deux beaux numéros musicaux. Le divin maître « en roue libre »…

• Prélude à l’après-midi d’un faune Claude Debussy ; en cette année d’anniversaire du Sacre du Printemps, ne pas oublier que c’est lui qui ouvre le bal de la musique « moderne ». Un compositeur anti-conformiste, une œuvre mystérieuse et envoûtante. « L’extrême complication est le contraire de l’art » disait-il … A méditer.

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ombre