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Il a beaucoup écrit et sait reconnaître ses erreurs avec une grande honnêteté. On lui doit des biographies magnifiques et la passion ne l’a jamais quitté. Pour le rugby, la littérature, la musique et la marche du monde.
Je suis allé chez lui, quai des Grands-Augustins, parce qu’il ne quitte plus guère son fauteuil installé devant la fenêtre de sa salle à manger. Il avait oublié le rendez-vous, mais s’est prêté de bonne grâce à l’entretien. Malheureusement, l’appareil n’avait pas fonctionné. Il a fallu que je revienne le lendemain en m’excusant mille fois de lui faire subir un si grand effort. Jean Lacouture a grogné un peu, puis s’est laissé faire comme un vieux chat fatigué de jouer avec les enfants de la maison qui retrouve néanmoins sa souplesse pour taquiner la pelote de laine qu’on lui présente. “Ce sera sans doute ma dernière interview”, m’a-t-il confié avec résignation. En rapprochant Bizet de Mozart, il ne s’est pas trompé !
Voici son programme :

Mozart : Symphonie “Jupiter” n° 41 (2e mvt)
Madeleines :
Symphonie en ut de Bizet
Malbrough s’en va-t-en guerre
« Je crois entendre encore » Bizet (Vanzo)

Bizet : Carmen « Près des remparts » Berganza
Mozart : Concerto n° 20 (2e mvt) Haskil
Mozart : Ouverture de la Flûte enchantée

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Olivier Bellamy reçoit Baptiste Giabiconi dans Passion Classique

La première fois que j’ai entendu parler de Baptiste Giabiconi, c’était dans la bouche de Karl Lagerfeld, avant une émission de télévision que nous devions enregistrer ensemble. Ses mots étaient ceux d’un père éperdu par son talent. Quand je l’ai rencontré, j’ai compris la phrase d’Oscar Wilde : “La jeunesse est un art”. Quand le naturel rejoint l’extrême professionnalisme, c’est comme contempler un lever de soleil et être toujours ébloui qu’il se lève chaque matin à l’heure.
Voici son programme :

Les 3 Madeleines :

-CORRIDA (la première chanson apprise par cœur)
-IMAGINE John Lenon (chanson préférée de ma mère)
-AMSTERDAM Jacques Brel

Les musiques classiques

P.I. Tchaïkovski (Clint Mansell) - dans Black Swan , elle me transporte dans un univers assez spécial : angoisse peur

5 eme symphonie de Beethoven : INCROYABLEMENT INTENSE et magigue

les 4 saisons de Vivaldi : un début très festif , les cordes de ce morceau sont justes sublimes !!!

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Ancien journaliste, il a couvert la fameuse affaire Grégory/Villemin au cours de laquelle Marguerite Duras avait lancé son fameux “Sublime, forcément sublime”. Jacques Expert avait été moins lyrique, mais non moins engagé dans cet incroyable imbroglio judiciaire. Auteur de romans policiers, il se sert d’une expérience précieuse pour désorienter le lecteur et le faire tenir en haleine durant une émission de télévision au cours de laquelle la vérité se révèle.
Directeur des programmes de RTL, il a choisi tout naturellement des tubes qui n’en sont pas moins de beaux moments de musique pour tous.
Voici son programme :

la Traviata (libiamo)
La Tosca, l’air de Vissi D’Arte chanté par la Callas
Valse n°2 de Dimitri Chostakovitch
La passion selon St Matthieu de J.S Bach

Madeleines :
Hotel California (Eagles)
Amsterdam (J.Brel)
I have a dream (Abba)

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Olivier Bellamy reçoit Roger Muraro dans Passion Classique

Il y a chez Roger Muraro une étincelle qui le rapproche de Mozart et de Messiaen, qui le rend naturellement apte à entrer dans cette sorte de galaxie : un enthousiasme enfantin allié à un engagement concentré qui le pousse à dire exactement la chose, en prenant son temps, sans se mettre en scène, sans pose, sans volonté de “communication” au sens rapide, pauvre et moderne du mot. En bref, il préfère passer son temps avec Ravel par exemple ou avec ses élèves que de twitter ses impressions passagères sur des réseaux sociaux, mais quand il est face au public ou à quelqu’un qui l’interroge, il est vraiment lui-même, frais, gai, disponible, entier, neuf.
Voici son programme :

extrait de la Turangalila de Messiaen

Alborada del Gracioso de Ravel

Passepied de la suite Bergamasque par Philippe Cassard.

·1er mouvement du concerto en fa mineur de Chopin, avec Arthur Rubinstein

Pour les madeleines :
· 2e mouvement du concerto pour clarinette de Mozart

· 1er mouvement du concerto pour violon de Beethoven avec Isaac Stern

· Final de la Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak

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Olivier Bellamy reçoit Georges-Emmanuel Clancier dans Passion Classique

On aimerait bien tous posséder sa clarté d’esprit, sa richesse rhétorique et sa précision lexicale à 99 ans ! Quelle merveille d’homme ! Il se déplace à petits pas, avec deux cannes, mais s’exprime et ressent les choses comme un jeune homme.
Il a traversé le vingtième siècle avec courage et sensibilité, il a travaillé comme un forçat des rimes et des livres qui ne sentent pas l’effort.
Une précision : j’ai annoncé le “premier nocturne” alors qu’il s’agissait du Nocturne en fa mineur op. 55 n° 1 de Chopin. Yann est en vacances et moi aussi. Erreur de montage que les fidèles auront rectifié d’eux-mêmes.
Voici son programme :

1. Nocturne de Chopin par Thierry de Brunhoff
2. Mozart “orchestral, non chanté” (ouverture de Don Juan par exemple)
3. Invitation au voyage d’Henri Duparc
4. Le marché à Limoges tiré des Tableaux d’une exposition de Moussorgsky
5.
6. St Louis Blues ( Armstrong
7. Banc public Brassens
8. Gréco si tu t’imagines…

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Olivier Bellamy reçoit Etienne-Emile Baulieu dans Passion Classique

C’est un cerveau. Ses travaux sur les hormones, en particulier la DHEA, l’attestent. Mais Etienne-Emile Baulieu (qui a changé son nom de Blum au début des lois anti-juives avant d’entrer dans la résistance) estime que sentir est tout aussi important que comprendre et élaborer. Dans la recherche médicale, comme dans toute création artistique, l’instinct et les intestins ont leur part.
Il a parfaitement su traduire à quel point dans le grand art l’organisation n’est pas la chose capitale. C’est disons le passage obligé pour durer. Mais l’essentiel réside dans la capacité de l’oeuvre d’art à éveiller des émotions, lesquelles ne sont pas forcément les mêmes en fonction des individus et des époques.
Il s’est insurgé aussi contre une obsession égalitaire bien française qui consiste à donner la même chose à tout le monde. Or tout le monde ne devient pas Pasteur ou Beethoven. Et pour sauver M. et Mme Toutlemonde, il faut bien aider Pasteur et Beethoven.
Voici son programme :

Haendel : “Jules César” dirigé par Marc Minkovski

Chopin : “Un nocturne” joué par Thierry de Brunhoff.

Johann Strauss : “La chauve-souris.

Beethoven : “7ème Symphonie” 4e mvt dirigée par Karajan

Barbara : “Ma plus belle histoire d’amour”.

Amy Winehouse : “Back to black”.

Montand : “Chant des partisans”.

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Olivier Bellamy reçoit Yann Queffélec dans Passion Classique

En littérature ou en musique, mais aussi dans la vie, ce sont les transitions qui sont les plus difficiles. Le chef d’orchestre Frenc Fricsay passait une grande partie de ses répétitions à les soigner, car, selon lui, le reste allait tout seul si les articulations d’une symphonie étaient au point.
Dans son Dictionnaire amoureux de la Bretagne, Yann Queffélec a renouvelé le genre en passant d’un “article” à l’autre de manière fluide, linéaire, virtuose, comme s’il s’agissait d’un vrai livre et non d’un dictionnaire. Une idée d’écrivain, mais aussi de musicien. Son père, l’écrivain Henri Queffélec, était un fou de musique, sa soeur Anne Queffélec est pianiste et l’un des grands amours de sa vie n’est autre que Brigitte Engerer. Moment d’émotion lorsque Yann Queffélec nous a rappelé les derniers mots de Brigitte sur son lit de mort : “Quand faut y aller, faut y aller !” Mots de coeur, d’intelligence et de courage. Née en Tunisie et russe d’éducation, Brigitte Engerer avait tout de la femme bretonne.
Voici son programme :

1° Satie – Gnossienne n° 4
2° Brigitte Engerer :” Souvenirs d’enfance” - musique russe - Scriabine - Vieilles chansons françaises
3° Chostakovitch - concerto pour violoncelle - 1er mouvement Rostro
4° La Dame de pique - Tchaïkowsky - L’air de la Comtesse

Pour les 3 “madeleines” :
1° Yann Queffélec/Pierre Bachelet “La ville ainsi soit-il”
2° Marianne Anderson : “Le roi des Aulnes”
3° Alan Stivell : The trees they grow high.

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Née à Fort-de-France en Martinique, Christiane Eda-Pierre est la première cantatrice française et noire de l’histoire. Sans être ni féministe ni militante, elle s’est tout naturellement propulsée au sommet. Par son talent ! Avec naturel et noblesse. “Mes parents m’ont appris très tôt à ne pas avoir honte de ma couleur de peau.” Adorée par son professeur Charles Panzéra, elle est entrée dans la troupe de l’Opéra-Comique avant de faire ses débuts à l’Opéra de Paris puis de triompher partout : Marseille, Bordeaux, Vienne, Salzbourg, New York… Elle aurait pu être l’une des reines du Met, mais ne prisait guère le mode de vie américain. Sa voix somptueuse l’a conduite vers les studios d’enregistrements avec les plus grands chefs. Idéale dans Mozart, pionnière dans Rameau, elle a aussi chanté Bellini, Verdi, Stravinsky…
Aujourd’hui, elle transmet son art aux jeunes chanteurs avec générosité et le même souci d’exigence. Sur Radio Classique, ce fut un moment fort partagé avec une très grande dame.
Voici son programme :

1 – Jonas Kaufmann – Richard Wagner – Wesendonck-Lieder (http://www.deccaclassics.com/fr/cat/single?PRODUCT_NR=4785189)
2 – Alexandre Thareau – Thierry Pécou – L’oiseau innumérable (http://www.harmoniamundi.com/#/albums?id=1266)
3 – La Mer – Debussy – Direction : Charles Munch (http://www.amazon.fr/gp/product/B003VKW18K/ref=pd_lpo_k2_dp_sr_1?pf_rd_p=471061593&pf_rd_s=lpo-top-stripe&pf_rd_t=201&pf_rd_i=B0001TSWLO&pf_rd_m=A1X6FK5RDHNB96&pf_rd_r=1Q0P3A5FEGTQG8YKS6PB)
4 – Macbeth – Verdi – Scène de somnambulisme – Direction : Abbado – Soliste : Shirley Verrett (http://www.deutschegrammophon.com/fr/cat/single?sort=newest_rec&PRODUCT_NR=4497322&SearchString=macbeth&UNBUYABLE=1&per_page=50&flow_per_page=50&presentation=flow)
5 – Ne me quitte pas – Nina Simone
6 – Planté café – Yves Montand
7 – Déshabillez-moi – Juliette Gréco

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 Olivier Bellamy reçoit Clément Sibony dans Passion Classique

On ne peut pas s’empêcher de l’aimer Clément Sibony. Pourquoi le faudrait-il ? Cette jeune pousse du cinéma français, qui a révélé l’étendue de ses capacités dans Déjà mort d’Olivier Dahan, s’affirme comme un authentique talent de film en film et de pièce en pièce. Son jeu subtil campe des personnages vrais, à multiples facettes. C’est aussi un garçon adorable, intuitif, et très naturel. Après l’émission, je lui ai parlé d’une actrice que j’aime tout particulièrement : Frances McDormand (Fargo des frères Cohen, notamment), il m’a dit aussitôt : “J’allais la citer dans mes actrices préférées !” Quand le courant passe, c’est toujours une question de sensibilité et d’affinités communes.


Voici son programme :

La Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak
Prélude de à l’Après Midi d’un Faune de Debussy
Déborah’s theme (from Once upon a time in America) de Sergio Leone

Madeleines :
Pixies: Hey - Album Doolittle
Portishead: Mysterons. Album: Roseland NYC (LIVE)
Bob Marley: Midnight ravers Album “Catch a fire”.

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Olivier Bellamy reçoit Isabelle Autissier dans Passion Classique

Navigatrice et écrivain. Et mélomane, aimant la solitude, mais tout autant la compagnie, parlant à son bateau, au vent, s’émerveillant du jour qui se lève sur les flots, toujours heureuse de partir vers le grand large et connaissant bien le risque, sachant que la mer est toujours la plus forte.
Isabelle Autissier dit souvent “au fond” quand elle parle. Pense-t-elle aux profondeurs ? cimetière de tant de marins, comme pour en conjurer l’ombre tragique… ou à la course de fond ? nécessaire obligation sportive pour déguiser un goût de l’aventure… des fonds qu’il faut réunir pour construire son bateau et réaliser son rêve ? Au risque de se retrouver à fond de cale. Mais heureux, libre et l’esprit aux quatre vents.
Voici son programme :

Gymnopédies satie

wanderer fantaisie schubert

ô solitude (purcell)

duo papageno papagena (flûte enchantée) mozart

Madeleines :

Summertime par Janis Joplin

Salamalekoum ( Senegal acoustic)

Clandestino ( Manu Chao)

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ombre