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Olivier Bellamy reçoit Jean-Marie Bigard dans Passion Classique

La première fois que j’ai entendu un sketch de Jean-Marie Bigard, j’ai vraiment ri de bon coeur. Que demander de plus à un humoriste que de pointer du doigt les petites absurdités du monde contemporain ou les faiblesses du genre humain ? Il le fait à sa manière que d’aucuns trouvent vulgaire. On peut aimer le caviar (Raymond Devos par exemple) et ne pas dédaigner une bonne tartine de pâté de campagne de temps en temps. Dans son métier, Jean-Marie Bigard a eu des difficultés pour percer. Le succès (oups, quel lapsus !) ne lui est pas tombé tout cuit dans la bouche. Il a commencé dans de toutes petites salles, pas toujours remplies, avant de jouer à guichets fermés dans des zéniths. C’est un parcours qui mérite le respect.
Voici son programme :

Hey Jude des Beatles
Je me suis fait tout petit devant une poupée de Brassens
Lola de Renaud

Le boléro de Ravel
La chevauchée de la walkyrie Wagner
Concerto n°21 de Mozart
La symphonie N° 10 de Malher

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 Olivier Bellamy reçoit Valentin Erben dans Passion Classique

Pour faire un bon quatuor à cordes, il faut quatre fortes personnalités, mais complémentaires. C’est ainsi qu’en riant, Günther Pichler (1er violon) et Valentin Erben (violoncelle) prétendaient que s’ils avaient tous été comme le premier, l’aventure du Quatuor Alban-Berg n’aurait pas tenu trois jours, mais s’ils avaient été comme le second, l’association aurait tenu très longtemps sans vagues et sans éclats. Pichler était l’aiguillon et Erben l’indispensable baume.Passionnante émission au cours de laquelle Valentin Erben nous a permis de mieux connaître ce qui définit l’esprit viennois, le style français ou le génie allemand.
Voici son programme :

1. Schubert Quintette “La Truite” 1. mouvement (Serkin)
> 2. Schumann 4. Symphonie 1er mouvement. (Klemperer)
> 3. Webern Des “5 pièces op. 5″ Nr.5 (Quatuor Debussy)
> 4. Schubert Quatuor à cordes Sol majeur D 887 (Quatuor Alban-Berg)
> 5. Dutilleux Concerto pour Violoncelle “Tout un monde lointain” (Rostro)
> 6. P. Dukas “L’Apprenti Sorcier”
> 7. Lied “Dass sie hier gewesen” (Schubert)

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 Olivier Bellamy reçoit Jean-Louis Beffa dans Passion Classique

Directeur de l’AROP (Association pour le rayonnement de l’Opéra de Paris), Jean-Louis Beffa possède une vraie passion pour l’opéra et un talent d’animateur hors pair pour que les subventions publiques et le financement privé aillent dans la même direction : qualité, plaisir et responsabilité. C’est aussi un sage qui pense que le bien de l’entreprise, l’avenir du pays, l’énergie de la jeunesse et la participation active des employés doivent impérativement s’allier pour que le pays sorte de la crise et entre de plain pied dans le monde qui nous attend. Sans chercher à vouloir “arrêter les aiguilles” et en changeant “pour que rien ne change”.
Voici son programme :
Si on pouvait arrêter les aiguilles de Berthe Sylva
Hymne à l’amour d’Edith Piaf
Le galop du bal du Guépard par Nino Rota

Classiques

Qui la voce sua soave mi chiamava de l’acte 2 des Puritani de Bellini par Maria Callas dirigée par Serafin (EMI )
L’adagio du concerto pour clarinette et orchestre de Mozart (K622) par Karl Boehm, Alfred Prinz ,Nicanor Zabaleta et Wolfang Schultz (Deutsche Grammophon)
Dio,che nelĺ’alma infondere chanté par don Carlo et Rodrigo ,acte 2 ,premier tableau de Don Carlo version sir Georg Solti chez Decca
La mort d’Isolde “Mild und leise wie et lächelt ” chantée par Birgit Nilsson dans Tristan und Isold version Karl Bohm( Deutsche Gramomophon)

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Olivier Bellamy reçoit Teresa Berganza dans Passion Classique

Je ne sais pas pourquoi, mais il me semble que le paradis serait pour moi de vivre avec des juifs russes et des femmes espagnoles. Des slaves et des méditerranéennes. Jouer du piano, boire et pleurer avec les uns, chanter, danser, manger et rire avec les autres.
D’un coup de foudre avec Teresa Berganza est né ce livre, Un monde habité par le chant(Buchet-Chastel). Tout en elle me ravit : sa sensibilité loquace, sa fantaisie, sa voix qui s’envole dans l’aigu, sa liberté de ton, son charme. Et quelle artiste !

Voici son programme :

Madeleines
En tirera extrana
Conchita Piquer

Addio del passato
Maria Callas

La romance de l’étoile
Tannhauser avec Fischer Dieskau (Bayreuth 1954)

Choix
La Pathétique de Tchaikovski avec Abbado

Immerleiser de Brahms
M Price

I’m through with Love : Marilyn Monroe

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Olivier Bellamy reçoit Eric Tanguy dans Passion Classique

Dieu a choisi de rappeler Henri Dutilleux à Lui le jour de la naissance de Richard Wagner. A moins que, trop modeste et trop bien élevé pour qu’on le remarque, le compositeur français s’en est allé vers Tout un Monde Lointain à l’ombre d’une autre célébration. Il est parti rejoindre sa femme la pianiste Geneviève Joy qui portait bien son nom. C’est d’ailleurs admirable que si Olivier Messiaen, cet autre géant qui aimait les oiseaux, avait épousé Yvonne Loriod (sic), Henri Dutilleux qui aimait tant la vie s’était uni dans la Joy.
Durant sa longue vie (97 ans), Henri Dutilleux a beaucoup écrit, mais très lentement, à son rythme, une musique pure et forte en s’écartant des totalitarismes de la pensée, des querelles de chapelles, des batailles esthétiques. Il avait conservé la fraîcheur de l’enfance, tel le petit Yniold du Pelléas et Mélisande de Debussy, les yeux pétillants de malice dans son bric-à-brac de l’Ile Saint-Louis à Paris. Quand on venait le voir, sa porte était toujours ouverte pour un admirateur ou un musicien de passage. On en ressortait chancelant par sa bonté, titubant sous le whisky qu’il vous servait généreusement et dont il usait sans modération à la stupéfaction des médecins. Il aimait toutes les bonnes musiques. Georges Moustaki, son voisin, avait été émerveillé de bavarder avec lui dans la rue : il connaissait toutes les chansons de Charles Trénet par coeur.
Tandis que les bouléziens le traitaient avec condescendance, les plus grands musiciens du monde lui réclamaient des oeuvres. Trop poli pour refuser, il demandait du temps, toujours plus de temps. Il avait dit oui à Rostropovitch qui le plaçait aussi haut que Chostakovitch et Prokoviev, il avait dit oui à Isaac Stern, à George Szell, à Seiji Ozawa, à Renee Fleming et à Anne Sophie Mutter pour qui il était le plus grand compositeur vivant.
Après lui avoir laissé le temps de construire son oeuvre, Dieu lui a dit : “Ça suffit maintenant, viens donc un peu composer pour moi.” Il avait été moins patient avec Mozart, Schubert, Chopin et s’en voulait peut-être un peu.

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Olivier Bellamy reçoit Bruno Coulais dans Passion Classique

Pierre Boulez avait dit un jour que les chefs d’orchestre qui voulaient diriger à l’Opéra devaient avoir une certaine culture théâtrale (et, inversement, une certaine culture musicale devrait être requise côté metteurs en scène s’attaquant au lyrique). De la même manière, Bruno Coulais nous rappelle que pour être compositeur de musique de films, il faut bien sûr être un bon compositeur, mais aussi s’intéresser au cinéma, connaître les grands chefs-d’oeuvre du 7e art.
Loin des dogmes, des querelles esthétiques et des chapelles, Bruno Coulais fait son miel de toutes les fleurs sonores. Connaissant parfaitement l’histoire de la musique, admiratif de Boulez comme de Connesson, curieux en tout, attentif à tout, il possède un langage original qui, en toute discrétion, fait le tour du monde. Chapeau l’artiste !
Voici son programme :

Janacek
Dans les Brumes Alain Planes (Andante)

Emil Gilels early recordings
Le rappel des oiseaux Rameau

Couperin
leçons de ténèbres
Première leçon II Aleph…
Alfred Deller

Ravel
Daphnis et Chloé
IX lent. moins lent .très libre
Claudio Abbado London symphony

Madeleines

Léo Ferré
Merde à Vauban

Jacques Dutronc
Il est 5 heures Paris s’éveille

Serge Reggiani
Paris ma rose

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Olivier Bellamy reçoit Daniel Duigou dans Passion Classique

Avoir le courage de prendre du recul pour penser par soi-même et rester vivant. Tel est le credo de l’écrivain Daniel Duigou qui a choisi de vivre en ermite dans le sud du Maroc, prêtre parmi les musulmans, occidental entre arabes et berbères, libre penseur au milieu de la réalité toujours difficile quand on l’affronte de face. Retraite n’est pas fuite, mais acte délibéré de s’éloigner de la tour de Babel pour mieux appréhender le monde.
Voici son programme :

Classique
Monteverdi. Extrait de Vêpres de la Bienheureuse Vierge Marie
Schubert Lied par Elisabeth Schwarzkopf
JB Bach par Glenn Gould
Pergolèse. Stabat Mater
Puccini. La bohême.

Madeleines
Leonard Cohen. Suzanne
Idir. A Vava Oniva
Starmania. Le monde est stone

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Olivier Bellamy reçoit Didier Decoin dans Passion Classique

Il sait si bien raconter des histoires, Didier Decoin, qu’on l’écouterait toute la nuit.
Ses personnages sont comme ses enfants dont il relate avec tendresse les frasques et les ressorts.
Il a l’art d’humaniser tout ce qu’il touche. La petite histoire rejoint la grande. Qu’attendre de plus d’un authentique écrivain ?
Voici son programme :

Concerto pour violon en ré majeur op. 35 de Tchaïkovski

Sanctus de la Messe de sainte Cécile de Charles Gounod

4ème mouvement de la symphonie n°5 de Chostakovitch (de préférence sous la direction de Léonard Bernstein)

La Bohème de Puccini : Mi chiamano Mimi, dans l’interprétation d’Anna Netrebko

2 – Les « madeleines » :

English Waltz de Miklos Rozsa, extrait de la B.O. du film The Private life of Sherlock Holmes

La Complainte de la Butte par Cora Vaucaire

Jeanne par Laurent Voulzy

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Mireille Dumas en miroir

Le 19 mai 2013 à 09:30 par Olivier Bellamy

Olivier Bellamy reçoit Mireille Dumas dans Passion Classique

Elle s’est livrée avec franchise et élégance. Mireille Dumas a plus l’habitude de recueillir les confidences que de s’épancher, mais elle a accepté de jouer le jeu. J’avais donc l’impression d’être la Mireille Dumas de Mireille Dumas. En trente ans de télévision, elle aura réussi à réunir de façon virtuose l’intime et l’universel sans jamais quitter ce fil ténu qui autorise la résonance d’un destin particulier auprès d’un large public.
Voici son programme :

Air de Casta Diva dans Norma (la Callas)
- Duo des fleurs de Lakmé
- Nessun dorma de Turandot de Puccini (Pavarotti)
- La poupée d’Olympia les contes d’Hoffman d’Offenbach

Pour les « madeleines » :
Enfance : la vie en Rose (Piaf)
Obligatoire : C’est extra Léo Ferré
Incontournable : Stand up get up Bob Marley

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Pas besoin d’être oenologue ou vigneron, musicologue ou instrumentiste pour être ému et prendre du plaisir en goûtant un grand vin ou en écoutant un beau morceau de musique, fruits du travail de l’homme touché par une sorte de grâce. C’est ce qu’a voulu nous faire partager Denis Dubourdieu qui place la sensibilité devant la technique qui n’est qu’un moyen.
Belle visite à Bordeaux où j’ai été ravi de rencontrer des auditeurs passionnés, à la librairie La Machine à Lire, merveilleux lieu de culture et d’échange, puis au nouvel auditorium de la ville admirablement conduite par Alain Juppé qui prépare un Dictionnaire amoureux de Bordeaux.
Voici son programme :

Les Morceaux de Musique classique

1: sonate K 466 en fa mineur de Domenico Scarlatti, Marcela Roggeri
2 : suite pour violoncelle n° 1 en sol majeur de J.S. Bach, BWV 1007, Anne Gastinel
3 : introduction et rondo capricioso Camille Saint Saens, James Ehnes, orchestre symphonique du Québec
4 : Scènes de la forêt, op. 82. L’oiseau prophète de Robert Schumann par Maria Joao Pires

Les madeleines musicales

1: Ave verum de Mozart K618 par The Choir of Trinity College (Cambridge) Alicia de Larocha, Sir Colin Davis

2: Riders on the storm : The Doors, Jim Morrison

3: Symphonie n°5 de Mahler : adagietto, Orchestre National de Bordeaux Aquitaine, Alain Lombard

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ombre