Accueil

Olivier Bellamy reçoit Charles Pépin dans Passion Classique

D’abord Charles Pépin est un beau gars. C’est toujours un peu gênant de parler de la beauté quand on a un visage ingrat, comme de parler de l’humour sans être drôle. Ensuite, il est clair et enthousiaste. Et il sait sentir autant que penser ; c’est souvent difficile pour un philosophe d’accueillir le silence et de respecter le mystère, de dire peut-être ou je ne sais pas. D’être poète, c’est-à-dire de deviner sans avoir besoin d’expliquer.
Quand on dit “c’est beau”, on n’a rien dit et pourtant on a dit plus que tout ce qu’on peut en dire. Si le rire éclaire soudain l’obscurité d’un être, la beauté réalise un miracle d’ombre et de lumière. C’est un p’tit coin de paradis où l’enfer a aussi sa place.
Voici son programme :
Concerto pour 4 pianos de Bach
Gnossienne n° 3 de Satie
Etude op. 10 n° 12 de Chopin
Sonate n° 2 pour violon et piano de Bach
Madeleines
“Rock’roll Suicide” de Bowie
“Magician” de Lou Reed
“What I’d say” de Ray Charles

13 commentaires Lien permanent | Rétrolien

 Olivier Bellamy reçoit Laure Adler dans Passion Classique

Laure Adler, c’est d’abord une voix, nocturne, magnétique. Et puis un regard, brûlant comme le soleil d’Afrique. Enfin une intelligence qui n’est pas coupée des sens et de la chair. Son hommage à Nelson Mandela et aussi à Brigitte Engerer nous rappellent que le talent sans un grand coeur éblouit mais ne réchauffe pas.
Voici son programme :

Clara Haskil : Sonate n° 18 (3e mvt) Beethoven
Brigitte Engerer dans Schumann (Carnaval : « Chiarina/Chopin »)
Histoire du soldat Stravinsky
Glenn Gould Bach Invention n° 8
les madeleines
Barbara une petite cantate
Catherine Ringer marcia
Lou Doillon dernier album

4 commentaires Lien permanent | Rétrolien

 Olivier Bellamy reçoit Yves Boisset dans Passion Classique

Yves Boisset regorge d’anecdotes hautes en couleurs : Patrick Dewaere tout imprégné de son rôle du juge Fayard qui fait la leçon à des fumeurs de canabis au restaurant. Savoureux. Ennio Morricone et son air d’employé de bureau. Ou encore Jean Carmet faisant la collection des “boutons de cons” : dans les bistrots, il choisissait le plus con de la bande, discutait avec lui tout en tripotant le bouton de sa veste et haussait le ton jusqu’à le lui arracher. Quant à ses films, à Yves Boisset, ils se laissent revoir sans déplaisir.
Voici son programme :

“L’Italiana in Algeri” de Rossini : Cruda sorte
Ouverture “La Force du Destin” de Verdi
Symphonie n°1 de Mahler – 2e mvt
“Gymnopédie” d’Erik Satie

Madeleines:
“Le Petit Jardin” de Jacques Dutronc
“Take Five” de Dave Brubeck
“Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon” d’Ennio Morricone

3 commentaires Lien permanent | Rétrolien

Olivier Bellamy reçoit Caroline Pigozzi dans Passion Classique

Grand reporter à Paris Match, écrivain connue pour ses enquêtes rigoureuses sur le Vatican, Caroline Pigozzi a animé “Femmes d’exception” sur Radio Classique. Je me souviens de la réponse de Madame Pompidou à la question “quel livre emporteriez-vous sur une île déserte ?” : un dictionnaire. Pas mal vu. Avec esprit de synthèse et le sens du petit détail vrai qui dit beaucoup, Caroline Pigozzi nous révèle la face cachée du Vatican, sans esprit partisan, souci de polémique ou auto-censure. Résultat : un parfum de vérité et une enquête passionnante à l’américaine, avec un zeste de fantaisie italienne en prime.
Voici son programme :

3 Madeleines
- L’Italien de Serge Reggiani
- O sol e mio, Mario Lanza
- Sapore di sale, Gino Poali

4 Classiques
- Pavarotti, Nessun dorma Turandot, Puccini
- La Callas, La Norma, Bellini
- La donna e mobile - Rigoletto, Verdi
- Ave Maria, Schubert

3 commentaires Lien permanent | Rétrolien

Olivier Bellamy reçoit Virginie Efira dans Passion Classique

La presse belge l’a qualifiée un jour de “plus joli décolleté de Bruxelles”. Je confirme. Il faudrait désormais ajouter : l’un des tempéraments les plus vifs du cinéma. Son naturel et sa fraîcheur dans la vie n’ont d’égale que sa justesse dans ses rôles récents : Cookie et Vingt ans d’écart qui sort mercredi sur les écrans. Avec Pierre Niney, Virginie Efira forme l’un des couples les plus séduisants de la comédie romantique actuelle. Le film est savoureux et la distribution époustouflante.
Voici son programme :

Leoncavallo: I Pagliacci. ” Vesti la giubba”. Luciano pavarotti.
Les variations de goldberg de Bach par gould.
L’hiver de… Vivaldi.
“Rain” de Sakamoto Ryuichi ( b.o du ” dernier empereur”)

Madeleines:

River Man. Nick drake.
Old Man. Neil young
Son of Sam Elliot Smith

Ajouter un commentaire Lien permanent | Rétrolien

Olivier Bellamy reçoit Jean-Luc Moreau dans Passion Classique

Il ne viendrait à l’idée de personne de reprocher à Schubert d’avoir écrit autant d’oeuvres en si peu de temps. En revanche, certains commentateurs s’étonnent du grand nombre de mises en scène que Jean-Luc Moreau signe par an. Comme si la quantité n’était pas la marque d’une passion absolue, dévorante, pour son art et d’un talent spécial. Pourquoi Jean-Luc Moreau travaille-t-il si vite ? Parce qu’il le peut. Certains ont besoin de chercher quand lui trouve. Cela n’affaiblit pas la vision des oeuvres et cela arrange bien les directeurs de théâtre qui ont besoin de compter sur quelqu’un de diablement efficace.
Voici son programme :

Madeleines :
Freddy Mercury chantant “show must go on”
Joe Cocker chantant “with à little help from my friend”
GAGARINE chanté par Didier MAAROUANI et les chœurs de l’armée rouge.
Smiles de Charlie Chaplin

Samson François dans un nocturne de Chopin
Stich-Randall dans l’air de la comtesse des Noces de Figaro(Mozart)
Shakespeare songs par le Deller Consort interprète : Alfred Deller.luth Edmond Dupré.
Nathalie Dessay dans “l’air des clochettes”(Lakmé) de DELIBES

Ajouter un commentaire Lien permanent | Rétrolien

ombre