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C’est le contraire d’un jeune loup de la finance qui vous promet monts et merveilles et vous laisse ruiné en s’envolant dans son parachute doré.
Breton de naissance et Alsacien d’adoption, président du groupe Crédit-Mutuel-CIC, Michel Lucas détonne dans le milieu feutré et policé de la banque par son allure de marin pêcheur à qui on ne la fait pas. Craint et respecté depuis la grave crise qui a mis le monde à genoux, car sourd aux sirènes des profits faciles et hasardeux, il n’a jamais cessé de voir l’argent comme un moyen au service des hommes de bonne volonté et non pas comme un joujou ou une arme de domination. “Ces canons qu’on donne aux enfants, ces enfants qu’on donne aux canons”, disait Prévert qui n’était pas né d’hier.
Ce n’est pas parce qu’on reste furieusement attaché à à l’âpre réalité des chiffres - deux et deux font quatre, un point c’est tout - qu’on n’est pas capable de bâtir et de rêver. Car à trop construire de châteaux en Espagne avec des avoirs fictifs et une dette abyssale, c’est la mort à crédit qui s’impose.
Entre ceux qui ignorent la tempête et ceux qui accusent la bise d’être glaciale, il devrait y avoir une place pour ceux qui affrontent le grain avec courage et détermination.
Comme le dit mon ami Jorge Chaminé, musicien, poète et philosophe : “Vive les hommes de plein vent !”
Voici son programme :
3 madeleines :
- Chants bretons de Théodore Botrel (disque « la Bretagne de Théodore Botrel » chez Disc’ Rouet –distrimusic international) : choisir une chanson (j’ai le disque)
- Cantiques bretons (disque « Musique sacrée - bombarde et orgue en Bretagne » chez Arfolk – talabarder JC Jegat et organiste Louis Ihuel) : O rouanez karet en avor (o Reine chérie de l’Arvor) : j’ai le disque(http://www.priceminister.com/offer/buy/55533481/Jean-Claude-Jegat-Louis-Ihuel-Bombarde-Et-Orgue-En-Bretagne-Musique-Sacree-33-Tours.html)
- Agnès Baltsa (garifallo st’afti)

4 œuvres de musique classique (dans l’ordre de préférence):
- 1 lied de Schubert : « Der Erlkonig » prioritairement avec Maria Anderson (contralto américaine) ou Dietrich Fischer-Dieskau
- Gaëtano Donizetti : una furtiva lagrima par Ophélie Gaillard (disque Dreams chez Aparte – Harmonia Mundi - http://www.qobuz.com/album/ophelie-gaillard-violoncelle-dreams/0794881939428)
- Schubert : Quintette (Adagio ou Scherzo) par Renaud Capuçon (http://www.renaudcapucon.com/fr/discographie/quintette-pour-piano-et-cordes)
- Pour le 4è morceau, à votre choix : La passion selon St Jean ou St Matthieu (Misae – Allegri – Stabat mater) ; Schubert : Notturno ou Fantaisie à quatre mains (http://www.chartsinfrance.net/Christian-Ivaldi-Noel-Lee/Schubert-Oeuvres-Pour-Piano-a–a109959488.html); Fauré : Requiem (Pie Jesu) ; Malher : fin de la 4è symphonie, Haydn – la création (fin le duo entre Eve et Adam), Richard Strauss : Beim Schlafengehen (la 3è strophe – le 3è des 4 derniers lieder) ou Wiegenlied (Delmel).

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1. Tout va mal, la croissance est en berne, l’hiver n’en finit pas, le moral est dans les chaussettes… Heureusement, Sonya Yoncheva nous apporte un vent de fraîcheur qui… fait monter le thermomètre. S’exprimant dans un français charmant, la soprano bulgare dotée d’une voix somptueuse nous rappelle que le son vient du ventre et que l’on chante aussi avec son sexe. Hum… Voilà qui nous change des discours un peu trop cérébraux.
Et puis superbe concert hier au Grand Théâtre de Provence. Un Leif Ove Andsnes parfait dans le Concerto n° 4 de Beethoven qui nous touche par un jeu d’orfèvre propre à illuminer ce pur diamant de l’intérieur. Et un Orchestre des Jeunes Gustav-Mahler galvanisé par l’octogénaire Herbert Blomstedt dans la Septième Symphonie de Beethoven qui méritait bien son surnom d’”apothéose de la danse” (Wagner). L’enthousiasme des musiciens européens, la justesse de leur style et l’incroyable ferveur beethovénienne avaient de quoi balayer tous les nuages gris qui s’amoncellent au-dessus de nos pauvres têtes.
2.Réponse au message de C. Holdrinet : relisez mon billet après une promenade en plein air, un bon verre de vin chaud et sur fond de musique douce. L’intolérance n’est pas dans ces lignes, elle sursaute de manière éruptive dans vos yeux pour des raisons qui m’échappent totalement. Il y a une petite couleur humoristique à laquelle vous n’êtes pas sensible. C’est votre droit, mais svp, pas de mauvais procès d’intention. Je n’édicte pas des sentences, je réfléchis tout haut. A chacun d’apporter paisiblement sa vision des choses sans sauter au plafond et sans se sentir en permanence agressé. C’est très fatigant et ça pousse à ne plus dire ce qu’on pense. Et je ne parle pas de ceux qui écoutent Bach, mais ceux qui le dirigent. Et puis je suis prêt à entendre ceux qui pensent le contraire et même à partager leur vision, pourvu qu’ils l’expriment sans sauter à la gorge de celui qui prend la peine d’énoncer une idée, quotidiennement, gratuitement, malgré de longues journées, auprès de gens qu’il pense ouverts, bienveillants et aimant échanger.

Voici son programme :

“Chissà se lo sai” Lucio Dalla

“Bohemian Rhapsody” Queen

“La chanson des vieux amants” Jacques Brel

musica classica:

Verdi “Traviata” grand air acte I

Chopin Nocturne

Mussorgsky “Quadri di una esposizione”

Massenet “Thaïs”

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Avez-vous déjà visité les stations du Chemin de Croix et le Golgotha à Jérusalem ? Moi oui, avec un ami israélien qui m’y avait conduit. Le guide était un marchand local, un professionnel du tourisme à la sauvette, et quelque chose ne fonctionnait pas. Il n’était pas un religieux, ne semblait même pas chrétien. C’était comme aller à Disney Land. Or pas de syndrome de Stendhal à Disney Land. Pas d’émotion, pas de recueillement, pas d’éblouissement.
Contrairement à Laurence Equilbey, je pense qu’on ne peut pas diriger la Passion selon Saint-Jean de Bach si l’on n’est pas croyant, ou, même temporairement, frappé par la grâce comme Claudel devant le treizième piler de Notre-Dame de Paris.
C’est la raison pour laquelle le chef d’orchestre Otto Klemperer s’est converti au christianisme : pour diriger la Saint-Matthieu.
D’ailleurs, si Jésus n’est pas le fils de Dieu, cette histoire ne marche pas. C’est l’explication la plus… logique. Sinon, c’est un faits-divers. Sinon, Bach a composé un opéra. Or ce n’est pas le cas. Sinon c’est une histoire de fou. Sinon Jésus est un illuminé, Marie est une folle ou une menteuse, et Joseph est un cocu naïf. Ça ne tient pas la route. Ça ne fait pas une Passion, mais une tragi-comédie. La seule explication, c’est qu’il est le fils de Dieu. Et qu’il a été livré par les siens. L’erreur, le crime succédant au crime, serait de penser qu’il a été tué par “les” juifs. Non, mais il a bien été tué par “des” juifs. Ses frères. Qui ne sont pas coupables devant l’Histoire, car il fallait bien que la prophétie s’accomplisse. “Tout est accompli”… Quand Mel Gibson le filme, ce serait de l’antisémitisme. Et quand Jean l’écrit, c’est un texte saint ?
Si l’on n’y croit pas quand on dirige ou quand on chante cette oeuvre, c’est au mieux une admirable interprétation, mais dont l’essence a été perdue. Comme une mère qui aimerait son enfant par devoir sans croire qu’il est la merveille des merveilles, la lumière de sa vie, l’amour vrai, sacré, fondamental et inconditionnel. Comme le disait le pianiste Yves Nat : “Je prie, donc Dieu existe.”
Voici le programme de Laurence Equilbey :

Madeleines

Gluck Orphee et Euridice Ballet des ombres heureuses Gardiner/EMI

n°1 CD 2, à 1′50 (partie centrale, solo de flûte)

Alfven uti var hage North/Ericson/accentus / naïve

Classiques

Mozart / Concerto n°23 / Adagio / Harnoncourt/sony

Mozart / Messe en ut mineur / Kyrie / Insula Orchestra/Accentus

Farrenc/ Symphonie n°3 / Adagio/Allegro/ NDR/Label Cpo

Beethoven/ Symphonie n°6 / L’orage / Harnoncourt

Berlioz / Nuits d’été / Villanelle / Gens/Ondine

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Il n’en menait pas large. Très ému avant la naissance du Festival de Pâques d’Aix-en-Provence. Arpentant le hall du Grand Théâtre de Provence tel un père imminent dans les couloirs de la maternité. Quand on joue, tout ou presque repose sur vos épaules. Mais quand on compose un programme, quand on rassemble une équipe de talents phénoménaux, quand on conçoit un événement, plus rien ne dépend de vous. Il faut simplement attendre et prier que tout se passe bien. Et tout s’est merveilleusement déroulé. Le bébé est superbe et a poussé son premier cri grâce à Jean-Sébastien Bach (qui n’en était pas à son premier rejeton), à des chanteurs exceptionnels et Laurence Equilbey en sage femme de haut vol. Longue vie au Festival de Pâques à Aix-en-Provence !
Voici son programme :

3 madeleines:
Grumiaux dans le 5eme concerto de Mozart avec C’Davis(mvt lent),

schubert trio op99 stern/istomin/rose,

Mozart messe en ut

Extraits

Schumann Concerto mvt lent Kremer/Orch de chambre d’europe Harnoncourt teldec

Strauss alpen symphonie par Gustav Mahker Jugend Orchester +F.Welzer Most emi

Schubert sonate d 960(final) Radu Lupu decca

Paganini Caprices n24 par James Ehnes

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Nicolas Bedos, tout contre

Le 27 mars 2013 à 10:18 par Olivier Bellamy

 Olivier Bellamy reçoit Nicolas Bedos dans Passion Classique

Certes, il est agaçant. Esprit vif, bouche gourmande, yeux de velours, chemise échancrée. Le talent qui se sait talentueux, le charme qui se sait charmant. L’insolence comme carburant, la séduction pour huiler le moteur et l’ego telle une marque déposée. Mais il est aussi cultivé, attentif aux autres et prêt à tout donner le temps d’un tour de piste, avant de retourner bosser. Car il bosse et fréquente moins les bimbos et les boîtes de nuit qu’il n’aime à le laisser supposer. Certes il parle beaucoup de lui, mais uniquement quand on l’asticote, car tout le monde a envie de l’asticoter. Mélange de crâne assurance et de doute fébrile. D’agressivité carnassière dissimulée derrière un humour redoutable. Bref le copain idéal à condition de le laisser occuper tout l’espace et de ne pas lui présenter sa petite amie.
Voici son programme :

Bagatelle num 1 pour 2 violons (Dvorâk)
Roméo et Juliette La Danse des chevaliers (Prokofiev)
Le Crépuscule des Dieux (Wagner) par Karl Muck (morceau 3)
Musique du film The Hours (Philip Glass)

Madeleines:

The Genius next Door (Regina Spektor)
Pardons (Jacques Brel)
Try Me (Esther Philipps)

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Olivier Bellamy reçoit Didier van Cauwelaert dans Passion Classique

Le roman de Didier van Cauwelaert ne séduira pas ceux qui ont des idées toutes faites sur la période nazie ou qui ont une vision tranchée du bien et du mal. Il ne s’agit pas d’humaniser des monstres, non, mais d’apporter un regard nuancé sur certaines personnes que l’Histoire a condamnées alors qu’elles ont tenté de résister de l’intérieur, autant qu’il leur était permis de le faire. Tel est le cas de l’héroïne de La femme de nos vies pour qui la recherche scientifique et le devoir d’obéissance n’ont jamais éteint la petite flamme d’humanité qui brûlait en elle, dans une conjoncture de barbarie organisée et de folie totalitaire. C’est ce que ne comprennent pas (comment le pourraient-ils s’ils en ont souffert dans leur chair ?) ceux qui reprochent au pape François son attitude prétendument molle durant les exactions de la dictature argentine.
La deuxième chose, c’est le poids de l’infamie qui pèse sur les descendants des “hontes de l’Histoire” désignées sans preuves. On a beau savoir que la responsabilité est individuelle (même à plusieurs) et pas collective, et en aucun cas génétique, les préjugés et le besoin de trouver des coupables ont la vie dure.
L’autre grand thème du livre, c’est ce destin incroyable d’un jeune garçon vacher, considéré comme attardé mental, promis à la chambre à gaz, sauvé par un camarade juif. Il feint d’être surdoué pour rester vivant et surtout pour honorer une promesse faite à son sauveur dont il conserve le nom, et deviendra un grand physicien. Son dernier acte d’amour et d’humanité sera pour réhabiliter la mémoire de celle qui l’a protégée aux yeux de sa petite fille.
Admirable et fascinante histoire que Didier van Cauwelaert suit avec maestria, sans effets de style, d’une langue vive, précise et sensible.
Voici son programme :
4 classiques :
1) Danse hongroise n°5 de Brahms (London Festival Orchestra) - direction Alfred Scholz ?
2) Danse du sabre de Khatchatourian
3) Le Trouvère de Verdi - enregistrement Callas et Di Stefano (si extrait avec Di Stefano, choisir l’air « Di Quella Pira »)
4) Orphée aux Enfers d’Offenbach, par Natalie Dessay
Ou La Barcarolle des contes d’Hoffmann, toujours par Natalie Dessay

3 madeleines :
1) Le Passe-Muraille, 2e CD air n°22 « Sérénade au mur » de Michel Legrand et Didier van Cauwelaert
2) La maîtresse d’école de Brassens, repris par Maxime Leforestier (album 12 nouvelles de Brassens)
3) Salut les amoureux de Joe Dassin.

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Olivier Bellamy reçoit Leif Ove Andsnes dans Passion Classique

Le pianiste Leif Ove Andsnes le dit bien : enfant, on aime Beethoven pour son énergie, puis on devient sensible à son humanité. Les malheurs du monde touchaient profondément ce grand sourd misanthrope et, pour alléger le fardeau pesant sur les âmes simples, il a composé de la musique avec un courage qui défie l’imagination, comme le rappelle souvent Daniel Barenboïm.
Le pianiste norvégien possède à la fois un talent hors du commun et une simplicité désarmante qui aurait pu l’amener à devenir pêcheur dans un fjord si l’aile de la musique ne s’était pas posée sur son front grâce à la Quarantième Symphonie de Mozart à l’âge de deux ans.
Voici son programme :

3 pieces I enjoy:
-Bach Cantata no 60 “O Ewigkeit, du Donnerwort” first movement. Suzuki, cond , BIS record
-Verdi from Requiem 3.Liber scriptus Giulini, Ludwig etc on EMI (one can fade out after around 4 min)
-Ravel Alborada del gracioso Lipatti EMI
“Madeleines”:
-Mozart Symphony no 40 , 1st mov, may bewith English Ch Orch and B Britten cond
-Piazolla from the album Zero Hour , first track
-Shostakovich: Scherzo from Symphony no 10 Karajan/Berlin Phil DG

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La tornade Nicoletta

Le 21 mars 2013 à 10:29 par Olivier Bellamy

 Olivier Bellamy reçoit Nicoletta dans Passion Classique

Quelle santé ! Quelle énergie ! Quelle tchatche ! Non seulement le soleil n’est pas mort, mais il nous enterrera tous. Longue vie à Nicoletta !
Voici son programme :

Classiques :
L’oratorio de Noel de Bach
Symphonie N°9 de Beethoven
Kindertotenlieder de Malher
La casta diva par La Callas extrait de la Norma

Madeleines :
Amazing Grace - Elvis Presley
La toccata de Bach repris en jazz par Jacques Loussier
L’eau à la bouche - Serge Gainsbourg

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 Olivier Bellamy reçoit Dominique Bluzet dans Passion Classique

Cordial, simple, chaleureux, Dominique Bluzet a une haute idée de sa mission. Que ce soit au Théâtre du Gymnase à Marseille ou au Grand Théâtre de Provence à Aix-en-Provence, il s’attache à rendre le sublime populaire. Pas seulement pour remplir sa salle, mais pour créer un lien profond entre les âmes. Radio Classique s’associe au Festival de Pâques aixois et nous serons sur place la semaine prochaine. Passion Classique sera en direct du Grand Théâtre de Provence de mardi à vendredi. Venez nous y retrouver nombreux.
Voici son programme :

Brahms – Concerto pour violon / Renaud Capuçon – Orchestre Philharmonique de Vienne

- Tchaïkovski – Concerto pour violon – Allegro modérato / Nicola Bendetti

- Bach – Passion selon Saint Matthieu

- Beethoven – Symphonie N°9 / Simon Rattle - Orchestre Philharmonique de Vienne

- Come together / The Beatles

- West side story / Bernstein

- Les dessous chics / Gainsbourg-Birkin

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Olivier Bellamy reçoit Françoise Laborde dans Passion Classique

Les journalistes aussi ont leurs secrets. Celui de Françoise Laborde était bien gardé, paradoxalement, puisqu’à deux reprises, en plein direct à la télévision, elle a été submergée par l’émotion au point de ne plus pouvoir dire un mot. Sa mère venait de manifester les premiers signes de la maladie d’Alzheimer. Et bien qu’elle semblât affronter ce drame avec solidité, son corps l’a trahie. Et la peur de faillir à nouveau ne l’a plus quittée. Avec émotion et humour, Françoise Laborde raconte son histoire d’une plume souveraine.
Voici son programme :

Classiques :
Nemanja Radulovic : Les Trilles du Diable - L’hiver n°5
Valentina Lisitsa : Rêve d’amour
Philippe Jaroussky : Stabat Mater
Cécilia Bartoli : Voi che Sapete

Madeleines :
Claude Nougaro: Nougayork
Jacques Brel : La quête
Rocio Jurado : Pregon Canastero (Bulerias del Pilya)

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