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Antoine Sfeir, le charme de l’intelligence orientale

Le 10 février 2013 à 16:21 par Olivier Bellamy

Olivier Bellamy reçoit Antoine Sfeir dans Passion Classique

1. “On m’a beaucoup parlé de votre émission, mais je ne la connais pas”, m’a dit sincèrement Antoine Sfeir en arrivant. Et puis à la fin : “Eh bien, on montre ses tripes avec vous ! Je vous écouterai désormais !”
Il faut dire que ce grand politologue a tout de suite joué le jeu, dès la première question, acceptant de nous livrer une part de son intimité et partageant une vision humaniste du monde où la voix de la France a un regard et des convictions fortes à défendre.
2. Samedi, j’étais à Angers, ville de mes débuts pour y présenter mon “Entretien avec Mozart” à la librairie Richer, avec le concours d’Antoine Boussin, son directeur qui a brillamment mené l’entretien. J’ai eu le bonheur d’y retrouver tous mes amis. Françoise Deroubaix (l’une des meilleures plumes que je connaisse) avec qui j’ai animé une émission de musique classique sur Radio Oxygène pendant dix ans, Jacky Leclerc qui dirigeait la station en patron avisé et éclairé, Jean-Luc Viala qui animait les matinées avec un talent époustouflant et qui donnait le sourire aux plus grincheux, Minoue et son humour ravageur, Jean Goblet qui dirigeait le bureau angevin de La Nouvelle République du Centre-Ouest avec enthousiasme et autorité, Solange de Ouest-France, Annie Guichard la fille du grand acteur et metteur en scène régional Jean Guichard, Nicole Chardon qui était l’assistante particulière du regretté Jean Sauvage patron du Département, Nicole Vaubourg fidèle au Festival d’Anjou. Et même mon professeur de piano, Simone Carrère qui m’impressionnait beaucoup, qui vivait la musique par tous les pores de sa peau et que ma paresse et mon manque de technique désespérait. Et puis Jo Pinture, peintre de génie, et mes chers amis Claude Eas et Philippe Rouillard. Au moment des dédicaces, des auditeurs sont très gentiment venus me dire quelques mots. Et une dame m’a dit : “Vous ne me reconnaissez pas ? Pourtant, vous êtes avec moi, sur mon canapé, chaque soir à 18 h !” J’en ai bien ri.
Voici le programme d’Antoine Sfeir :

- Messe en si mineur de Bach – Version du Concert des Nations de Jordi Savall (Nº 10 – Qui sedes ad dextram patris)

- Sempre libera (La Traviata) – Version de la B.O. du film Le Maitre de Musique, de Gerard Corbiau

- Nidaa Abou Mrad, Ensemble de musique classique arabe – Album Wasalat (nº 10 – Taqsim Hijaz)

- La Donna e mobile (par les trois ténors Carreras, Domingo, Pavarotti).

Madeleines :

- La mauvaise réputation, de Brassens

- Le Chant des Partisans par Montand

- Blue Moon, par Ella Fitzgerald

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Il y a 3 commentaires pour cet article :

1 Markorel, le 10 février 2013 à 19:17 :

L’humanisme profond d’Antoine Sfeir me touche tout particulièrement. Pour plusieurs raisons. La première est que j’ai trainé mes “rangers” le long de la ligne verte à Beyrouth au début des années 80, jeune lieutenant dans le cadre de la FINUL, et que lorsque Antoine parle si bien de la peur j’ai le sentiment d’entendre par sa bouche des pensées que j’ai toujours eut du mal à exprimer. La seconde est que j’ai la chance de le connaitre à titre personnel, et que je puis vous assurer que l’homme qui s’est livré devant le micro d’Olivier est bien l’homme qu’il est. C’est fort rare en ces temps d’hypocrisie.
Désolé de n’avoir pas parlé de ses choix musicaux, mais pour une fois, lHomme s’est effacé devant l’art … encore que … les deux ne sont-ils pas irrémédiablement liés ?

2 HOLDRINET, le 10 février 2013 à 22:32 :

Je ne connais pas personnellement Antoie Sfeir, mais je partage totalement ce que vous écrivez Markorel. Un homme d’un humanisme, d’une intelligence qui rassurent. Nous le suivons fidèlement dans les débats auxquels il participe. Ses analyses éclairées nous apportent toujours beaucoup. Puisse t’il être entendu plus souvent.
Son programme musical m’a enchantée, et grâce à lui j’ai découvert que Jordi Savall avait dirigé la messe en si.
Quant au “maître de musique”, et ce duo de Traviata avec José van dam…

3 Roberto Livadiotti, le 10 février 2013 à 22:51 :

Antoine Sfeir,un cousin du côté maternel dont j’ai apprécié les émissions sur le Moyen-Orient à la radio ou à la télé. Son choix de la Messe de Bach est très bon,ceux des extraits d’opéras de Verdi,bons aussi,quoique très connus,mais il a reconnu lui-même ne pas avoir de grandes connaissances musicales. Qu’il consulte mon site “rlivadiotti.free.fr” ou “www.brève histoire de la musique” ceci soit dit en toute modestie.


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