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Olivier Bellamy reçoit Roland Giraud dans Passion Classique

C’est un travailleur sérieux et ponctuel, un artisan. Respectueux envers tous, du plus puissant au plus humble. En cours de théâtre, il fut le seul de sa classe à être présent pour assister à une séance de doublage. Son professeur lui a dit : “Toi tu réussiras.” Il a réussi et pourtant la vie ne l’a pas épargné, comme si Dieu, depuis les infortunes de ce pauvre Job, n’avait de cesse d’éprouver les meilleurs de ses enfants.
Voici son programme :

Messie de Haendel
Requiem de Mozart
Miserere by Gregorio Allegri
La Flute Enchantée - Papageno

Madeleines:

Les trois Cloches - Les Compagnons de la chanson
Revoir Paris - Charles Trenet
Quand on n’a que l’amour - Jacques Brel

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Olivier Bellamy reçoit Claire Nebout dans Passion Classique

“La musique me prend comme une mer”, écrivait Baudelaire. Claire Nebout a dansé sur les flots avec son père avant de s’envoler sur du Jean-Sébastien Bach dans des studios de danse classique et de voguer de plateau de cinéma en scène de théâtre. Elle dégage quelque chose de terrien, de solide, d’obstiné, comme ces femmes de marin au visage fouetté par le vent.
Voici son programme :
Fugue de la Toccata BW914 en mi mineur de Bach par Glenn Gould
Prélude à l’après midi d’un faune de Debussy
Kaddish de Ravel par Barbara Hendricks
Trio élégiaque en ré mineur de Rachmaninov

Puis les madeleines
La mémoire et la mer de Ferré
Le cinéma de Nougaro
Tout dit de Camille

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Je comprends les auditeurs qui ont été choqués ou dégoûtés par l’émission avec Karl Zéro autour de ce pervers canadien. C’est sans doute de ma faute si l’entretien n’a pas été bien mené. Et puis Karl Zéro n’est pas un psychologue, il est avide de sensationnalisme.
Mais je reste persuadé, comme Anthony Burgess (Orange mécanique) que la question du choix entre le bien et le mal est centrale, obsédante, dans l’histoire de l’humanité.
Faire le mal pour faire parler de soi n’est pas nouveau. Bien avant l’apparition d’Internet, Erostrate avait mis le feu au temple d’Artémis à Ephèse (l’une des merveilles du monde) pour faire parler de lui. Pari gagné puisqu’on se souvient encore de lui vingt siècles plus tard.
Et si l’artiste est par-delà le bien et le mal, que penser de Néron incendiant Rome pour créer une sorte de chef-d’oeuvre artistique ? Pablo Casals avait bien raison de penser qu’on est d’abord un être humain et ensuite un artiste. Toutes ces questions méritent réflexion. Karl Zéro qui voulait sans doute avant tout faire un coup et vendre son livre n’était peut-être pas la personne idoine pour y répondre. Mais au nom de quoi l’écarter a priori de notre rendez-vous quotidien, d’autant que son livre est intéressant, bien fait, et que son programme musical ne manquait pas d’intérêt.

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Olivier Bellamy reçoit Karl Zéro dans Passion Classique

Tel Jean Genet dans Notre Dame des Fleurs, Karl Zéro aurait-il succombé à la fascination pour le monde de la nuit interlope et ses perversions ? Sauf que l’écrivain n’a plus besoin de descendre lui-même dans les bas-fonds : tout est sur Internet. Il n’y a qu’à chercher, trier, traduire et classer. Les oeuvres complètes de Luka Magnotta sont à disposition des fans qui se comptent par milliers, des psychiatres et des journalistes.
Pour comprendre ce que la Toile peut générer de pire, le livre de Karl Zéro offre un constat saisissant d’une recherche effrénée de la célébrité d’un mannequin raté, vague acteur porno, mignon et malin, devenu star grâce aux réseaux sociaux, puis l’homme le plus recherché de la planète après un crime sordide. Comme on tombe toujours pour les mêmes raisons qui vous ont fait monter, c’est dans un cyber café de Berlin que le fugitif a finalement été pincé. A propos, pour les droits d’auteur, Karl Zéro doit-il partager avec le pervers narcissique devenu “homme de l’année” au Canada ?
Voici son programme :

Schubert Trio for violin, violoncello & piano n°2 in E flat maj op 100 part II andante con moto

Chopin Prelude n°15 in D Flat maj

Debussy Suite Bergamasque

Madeleines :

“Lazzarella” par Domenico Modugno (1ere version années 50)

“It Mek” par Desmond Dekker

“Quizas quizás quizás” par Nat King Cole

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Olivier Bellamy reçoit Hélène Delavault dans Passion Classique

Mezzo-soprano, diseuse, conteuse, chanteuse, actrice, Hélène Delavault déborde de talents et suit son bonhomme de grand chemin à l’écart des grands circuits et avec un engagement intact. Elle sait aussi rendre hommage à ses maîtres comme le pianiste Pierre Froment ou la soprano Andréa Guiot.
Voici son programme :

1- Bach Concerto Brandebourgeois No 2 BWV 1047 (1er mvt)
Karl Richter Münchner Bach Orchester Pierre Thibaud, trompette (Archiv)

2- Bizet Air de Micaëla de « Carmen » Andréa Guiot

3- Schumann « Widmung » + (éventuellement) « Der Nussbaum »
Bryn Terfel et Malcolm Martineau (Deutsche Grammophon)

4- Jean Wiener Java (de 4 Petites pièces 1947)
+ ou Lentissimo (de Trois moments de musique 1981)
Denis Pascal

Les Madeleines :

1- Schumann Kreisleriana
Pierre Froment

2- « Die Forelle » de Schubert par Elisabeth Grümmer

3- « Poupée de cire, poupée de son » Gainsbourg
Hélène Delavault et arrgts Yves Prin (du CD « Femme…femmes ! »)
ou
« Sorcière » mus F. Chopin, paroles H. Delavault

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 Olivier Bellamy reçoit Alice Taglioni dans Passion Classique

Délicieuse actrice de comédies dramatiques, Alice Taglioni est aussi pianiste. Née dans une famille où l’on jouait à quatre mains ou en quatuor lors des réunions de famille, elle n’a jamais rompu le lien qui la rattachait à la musique. Qu’y a-t-il de plus beau et de plus stimulant pour l’esprit que de déchiffrer des sonates de Schubert ou des préludes de Bach en rentrant le soir à la maison plutôt que de s’affaler sur le canapé et regarder des idioties à la télévision ?
Voici son programme :

Piano quintet de Brahms en F minor opus 34.
N’importe quelle suite pour violoncelle de Bach par Anner Bylsma.
Scene d’enfant de Schumann, 1er morceau.
Terzetto soave sia il vento de Cosi fan tutte conduit par Gardiner

Les Madeleines :

Dolly de Gabriel Fauré (4 mains).
Intro My Funny Valentine par Keith Jarret Trio.
Melodie Hongroise de Schubert au piano.

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Alain Sachs fait le Jacques

Le 24 janvier 2013 à 10:33 par Olivier Bellamy

 Olivier Bellamy reçoit Alain Sachs dans Passion Classique

Après le succès de sa Vie parisienne de poche, montée avec trois sous, mais débordant d’inventivité, de jeunesse et de talent (comme quoi, on peut faire bien avec peu : “il suffit pour ça d’un peu d’imagination” comme chantait Charles Trénet), Alain Sachs remet le couvert avec Offenbach. La même troupe de chanteurs-acteurs-danseurs-instrumentistes est investie dans un nouveau spectacle ficelé à partir d’une cinquantaine d’airs tirés d’une vingtaine d’oeuvres du Grand Jacques. Il n’en faut pas plus pour faire, chère Vénus, cascader, cascader la vertu…

Voici son programme :

- Lully
- Suite de Bach : violoncelle
- Noces de Figaro
- Musique religieuse (si possible Ensemble Athénaïs Anima Christi chez Bayard musique)

Les Madeleines :

Pierre Perret : Lily
Barbara
Les Frères Jacques

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Nicolas Duvauchelle, authentique

Le 22 janvier 2013 à 09:34 par Olivier Bellamy

 Olivier Bellamy reçoit Nicolas Duvauchelle dans Passion Classique

Amélie Nothomb avait choisi tout Schubert. Nicolas Duvauchelle a choisi tout Wagner. On peut aimer beaucoup de choses différentes, mais, au moment du choix, décider de se concentrer. L’oeuvre d’un créateur est si vaste en soi, pourquoi se disperser ?
Les plus critiques des partenaires de Nicolas Duvauchelle louent son engagement intérieur sur le plateau et sa gentillesse, sa simplicité en dehors. Il ne joue pas à l’acteur, il est. Honnête, sensible, porteur de démons, avec une gueule d’ange, il ne nous a pas déçus. A l’écran, il dégage quelque chose de vrai et d’intense. Il vit comme tout le monde et ne ressemble à personne. Un acteur-né.
Voici son programme :

Classiques :

Wagner - Le Crépuscule des Dieux Marche funèbre de Siegfried
Wagner : Les Adieux de Wotan (Fischer-Dieskau)
Wagner – Crépuscule – Promenade sur le Rhin

Madeleines :

Pink Floyd - Wish You Were Here
John Frusciante - The will to death
Elliott Smith - Coming up Roses

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 Olivier Bellamy reçoit Michel Boujenah dans Passion Classique

Avec un personnage de cette trempe, on ne peut rien prévoir, ni cadrer, ni diriger. Michel Boujenah dit ce qui lui passe par la tête et c’est toujours libre, souvent inattendu, jamais ennuyeux.
L’émission ayant été enregistrée la veille, il avait laissé son portable allumé. Cela ne portait pas à conséquence puisque nous pouvions nous interrompre et reprendre. Mais avec Yann Lauvray qui s’est chargé du montage, nous avons préféré laisser ce passage amusant où sa fille appelle en plein interview. De toutes façons, ceux qui n’aiment pas Michel Boujenah auront un peu de grain à moudre et ceux qui l’aiment se régaleront de ce moment où la vie se mêle au travail.
Voici son programme :

Ma passion selon Saint Matthieu de BACH
Un air de la TOSCA
Un morceau de DEBUSSY

La Bohème

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 Olivier Bellamy reçoit Andréa Ferréol dans Passion Classique

Elle joue la mère de Maria Callas au théâtre Dejazet et on l’imagine heureuse de réunir son amour de l’opéra et sa passion pour le théâtre. De préparer ses répliques en écoutant “Vissi d’arte”, d’entrer sur scène sur “Casta Diva”… Andréa Ferréol a aussi créé des “Flâneries” à Aix-en-Provence, sa ville natale, qui réunissent chaque année tous les arts et invitent le promeneur à la contemplation sensible.
Voici son programme :

CLASSIQUES :
VISSI D’ARTE ( la Tosca ) LA CALLAS

LA DANZA ( tarantella Napoletana ) 2eme rappel pour la journée MALIBRAN CECILIA BARTOLI

Philippe JAROUSSKY (Orlando Furioso de Vivaldi)

PARIGI O CARA ( traviata ) DUO entre JONAS KAUFMANN et ANNA NETREBKO

MADELEINES :

L’EAU A LA BOUCHE (Serge GAINSBOURG )

QUE RESTE-T-IL DE NOS AMOURS ? CHARLES TRENET

HOW DEEP IS THE OCEAN ? ELLA FITZGERALD

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ombre