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Olivier Bellamy reçoit Jean-François Balmer dans Passion Classique

En littérature, un génie. La cause est entendue. Et dans la vie ? Céline était-il un “pauvre type” comme le prétendait Malraux, ou un brave type comme l’assuraient Arletty, Michel Simon et les patients qu’il soignait gratis ?
Il a écrit des horreurs, mais n’a jamais commises de choses innommables en des temps troublés.
Il a surtout écrit Voyage au bout de la nuit et quelques chefs-d’oeuvre qu’on lira encore dans deux cents ans.
Jean-François Balmer a trouvé les mots justes. Il a parlé de Céline comme d’un musicien, son ambition avouée dans cette lettre étonnante adressée à l’écrivain à la NRF avec le manuscrit de son premier roman publié en 1932.
Revu hier : Coups de feu sur Broadway de Woody Allen. Un garde du corps de génie réécrit la pièce médiocre d’un auteur dramatique. Et tue l’une des pitoyables actrices imposées par la production pour mieux faire briller son oeuvre de nègre. L’art est bien par-delà le bien et le mal.
Voici son programme :

Vivaldi : Juditha Triumphans 1er movement arma caedes vindictae

Quatuor n° 13 de Beethoven 5ème mouvement la cavatine

Tchaikovsky souvenir de florence numero 7 andante sextet en do mineur (musique de “Voyage au Bout de la Nuit”)

Agbetu comos grand tour musiques du 16ème et 17 ème siècle

MADELEINES

Pierre LOUKI “l’éclusier”
Danielle MESSIA ” Paradis des musiciens”
ZAKARI RICHARD “travailler c’est trop dur”
Théodorakis “Les feuilles d’or” ou ” les cerf volants”

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 Olivier Bellamy reçoit Fayçal Karoui dans Passion Classique

Message de Fayçal Karoui après l’émission qui était enregistrée à l’avance et qu’il a pu écouter dans sa voiture : “Je ne finis pas mes phrases, je ne trouve pas mes mots, c’est horrible.” Je l’ai rassuré, bien sûr, il était très bon. Mais on se trouve toujours moche sur les photos, on trouve toujours sa voix bêtasse sur un répondeur, etc. C’est ainsi et c’est tant mieux, sinon gare au narcissisme.
Alors pourquoi parler ? puisque le résultat est si décevant. Pourquoi se montrer ? Pourquoi répondre aux sirènes des médias ?
Pour rechercher de la publicité personnelle. Ou pour défendre une cause, une oeuvre à laquelle on croit. Un peu des deux, sans doute. Ou l’autre en dépit de l’un. Qui sait ce qui trotte dans nos petites têtes. Ou pour partager des émotions. Très simplement, c’est ce que je crois être le bon chemin.
Mais l’interview demande une technique, comme tout art. Certains s’y refusent. “Si après des années de travail assidu, les écrivains n’ont pas réussi à se faire comprendre, ce n’est pas en quelques minutes de conversation qu’ils y parviendront”, estimait Evelyn Waught qui fuyait les journalistes. Voire. Ou à entendre, c’est selon.
Voici son programme :
1. Dans Traviata: Acte 2: “Alfredo, Alfredo, di questo core”, si vous avez la version de Kleiber ce serait merveilleux
2. L’Adagietto dans l’Arlésienne de Bizet
3. Abba « The Winner takes it all »

La Périchole « Mon Dieu que les hommes sont bêtes » (Jane Rhodes)
Berlioz : Damnation de Faust « Ballet feux follets » Orchestre Lamoureux dirigé par Igor Markevitch
Mozart : Concerto n° 20 – 2e mvt (Haskil / Markevitch)
Maurice Ravel dirige le Boléro avec Lamoureux

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 Olivier Bellamy reçoit Brigitte Fossey dans Passion Classique

Actrice dès cinq ans dans un film au thème musical célèbre, Brigitte Fossey ne s’est pas contentée de la passion des mots qui ont guidé son parcours professionnel. La musique est arrivée comme un contrepoint souterrain à la ronde des idées, comme une résonance harmonique au jeu des rôles. Avec ses amis musiciens, elle a gagné peu à peu ses galons de chambriste tout en demeurant la soliste que l’on sait.
Voici son programme :

3 petites Madeleines:
_ ” Carmen ” de G.Bizet/ dir. Georges Prêtre/ Maria Callas: La Habanera
_ ” Le plat pays ” de Jacques Brel
_ tango ” Mi Buenos Aires querido ” :Daniel Barenboim piano,Rodolfo Medeiros bandonéon,

Hector Consol basse
4 morceaux :
_ concerto pour piano n.3 de Rachmaninof: Michael Rudy/ Orchestre de St.Petersbourg/ direction
Mariss Janson
_ Cello Sonata opus 36 de Grieg: Emmanuelle Bertrand et Pascal Amoyel
_ “Sand Chopin , vie et passion”: avec Yves Henry: étude posthume n.3 en la bémol majeur
lettre à Michel de Bourges, Nohant 21/1/1837/
prélude op.28
étude no.14 en mi bémol mineur
_ sonate La Pathétique/ Beethoven/ Giovanni Bellucci, piano

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Olivier Bellamy reçoit Nicolas d’Estienne d’Orves dans Passion Classique

Viré d’une chaîne concurrente et néanmoins amie, selon la formule consacrée, dans des conditions discutables, pour avoir diffusé une version salace d’Il est né le divin Enfant, Nicolas d’Estienne d’Orves est tranquillement passé à autre chose, sans alerter les populations avec des cris d’orfraie. Il a préféré retrouver Orphée sous d’autres cieux et a dormi du sommeil du juste dans les bras de Morphée.
Grand connaisseur de la chanson classique, celle qui voulait dire quelque chose ou qui ne voulait rien dire, mais avec grâce et fantaisie, ce qui n’est pas la manière la plus sotte de dire, et surtout avec un sens de la diction qui semble une vieille lune oubliée dans la chanson d’aujourd’hui, sans parler de l’opéra et de l’opérette. Il se présente comme un “amateur” avant tout, un mot qui lui fait honneur et qui est à manier avec des pincettes depuis l’explosion de M. Hondelatte face à Dave (édifiant !) sur une autre station concurrente, etc.
Voici son programme :

Classiques :

-L’heure exquise de Reynaldo Hahn chanté par Susan Graham

-”Soave sia il vento” du Cosi de Karajan (Schwarzkopf etc.)

-Le septuor à la fin de l’acte de Giulietta des Contes d’Hoffmann d’Offenbach (version Cluytens 2)

-”Morgen” de Richard Strauss, version Damrau/Thielemann

Madeleines :

-”Le complexe de la truite” de Francis Blanche

-”Le lycée Papillon” de Georgius

-”J’aime les bananes” de Ray Ventura et ses collégiens

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Formidable Marcel Amont

Le 26 novembre 2012 à 10:52 par Olivier Bellamy

Olivier Bellamy reçoit Marcel Amont dans Passion Classique

Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’adore écouter des personnes âgées (à 83 ans, on peut dire sans risquer d’être impoli que Marcel Amont appartient à cette catégorie, même s’il a gardé une fraîcheur de jeune homme) me parler de leurs parents, voire de leurs grands-parents. Aucun historien, aucun romancier ne remplaceront la valeur de ces souvenirs vifs d’un monde qui nous semble perdu à jamais. La faconde, l’enthousiasme du chanteur nous font revivre cette époque comme si nous y étions.
Et quelle fantaisie il a su mettre dans son pastiche de l’ouverture de Rossini ! J’en ris encore…
Voici son programme :

Voici les 4 morceaux classiques :
- ouverture du “Barbier de Séville” de Rossini
- “Laisse-moi contempler ton visage” (Faust) si possible par Placido Domingo
- “Sevilla”, “Granada” (Albeniz) par Ségovia
N.B. - Si nécessaire, j’ai les disques 33 tours.

“Madeleines” : “Battling Jo” ou “Luna park” par Y.Montand si possible en public - Trenet ” Y a d’la joie” (NB Je l’ai enregistrée dans les années 70 !) Brassens, au choix, avec une préférence pour “Trompettes de la renommée”.

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Olivier Bellamy reçoit Alexandre Jardin dans Passion Classique

On ne sait si le portrait qu’il dresse de son grand-père, Jean Jardin, directeur de cabinet de Pierre Laval sous l’Occupation, est juste ou non. Laissons les historiens en discuter. Ce qui est sûr, c’est que cette chape de plomb soulevée après un long déni a révélé un homme nouveau, plus libre, plus joyeux, et un écrivain plus proche de l’essentiel.
C’est tellement plus simple d’être soi, nous dit Alexandre Jardin, et de dire sa vérité. Sa vérité n’est pas la Vérité, mais c’est un bon début pour l’approcher les yeux ouverts et l’âme légère. Ah, si nos hommes politiques pouvaient en prendre de la graine !
Quant à son projet de former une nation de lecteurs, c’est une oeuvre magnifique ! Peut-être sa plus belle, si l’on songe que Verdi lui-même considérait comme la plus belle de ses oeuvres la maison de retraite pour les vieux chanteurs qu’il a fondée à Milan, grâce à ses droits d’auteur et tout son patrimoine, où il a choisi d’être enterré auprès de sa femme, et qui existe toujours, et qui accueille aussi de jeunes musiciens, et qui est un lieu vivant, ouvert à tous.
Il nous reste à fonder une nation de mélomanes. C’est ce qu’humblement et sans subventions publiques nous tâchons de faire chaque jour sur Radio Classique.
Voici son programme :

Madeleines :
Georges Delerue (Le dernier métro)
Musique du film « Le vieux fusil » de Robert Enrico
Et Alexandrie Alexandra de Claude François !

Musique Classique :
« Jésus que ma joie demeure » en trois versions différentes (cantate, orgue et piano)
Et le Requiem de Mozart (début)

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Anny Duperey, sensible et forte

Le 22 novembre 2012 à 11:26 par Olivier Bellamy

Olivier Bellamy reçoit Anny Duperey dans Passion Classique

Quand on a perdu ses parents à huit ans et demi et qu’on a été séparée de sa soeur durant l’enfance, il vous reste à recoller les morceaux d’une âme morcelée, à prendre en mains votre propre destin et à faire en sorte d’aider les enfants d’une même famille à se retrouver. C’est ce qu’a fait Anny Duperey à travers le théâtre, l’écriture et l’association SOS Villages d’enfants. Un beau témoignage, sensible et fort.
Voici son programme :

4 madeleines
- Le morceau 1 est un FADO de MARISA - durée 4 mn environ.
- Le 2 est une chanson de GORAN BREGOVIC, “Focu di raggia”, tiré de l’abum
“KARMEN AVEC UNE FIN HEUREUSE” -2,50 mn environ.
- le morceau 3 est une chanson ancienne rare, “LA FOLLE”, chantée par NITTA
JO. ( On voit pourquoi “La folle”…)
- Le 4 est un long morceau de OUM KHALSOUM qui chante “Espoir” - je l’ai découvert sur le film de
Bernard GIRAUDEAU, “L’Autre”, d’après le roman d’Andrée Chedid.

Programme
Symphonie « La Poule » de Haydn – 1er mvt Bernstein
Schubert : Sonate Arpeggione » 1er mvt
Beethoven : Sonate violoncelle piano n° 3 – 1er mvt Rostro Richter

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Olivier Bellamy reçoit François-Xavier Demaison dans Passion Classique

Dans le dernier film d’Hugo Gélin, François-Xavier Demaison incarne un type fracturé par une histoire d’amour inachevée qui s’est jeté à corps perdu dans son travail. Au cours d’un voyage initiatique, il va se réconcilier avec lui-même et trouver l’amitié au bout du chemin.
Une histoire émouvante qui résonne en harmonie avec sa propre expérience. Travaillant à Manhattan dans un cabinet financier, il a décidé de revenir à ses premières amours, la comédie, après la tragédie du 11 septembre. On connaît la suite.
Voici son programme :

Vivaldi : les quatre saisons par Nigel Kennedy
Bach : la passion selon St. Jean intro
Mozart : l’enlèvement au sérail air de Constance « Marten… »
Brahms : danse hongroise n° 3

Revolver Parallel lives
Beirut éléphant Gun
Higelin tombe du ciel

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 Olivier Bellamy reçoit Enrico Macias dans Passion Classique

Imagine-t-on choisir entre son père et sa mère ? Entre la France et l’Algérie. Ce fut le drame des pieds-noirs et des harkis à l’âme déchirée. Si Enrico Macias veut revenir en Algérie, où il est né, où il a grandi, il lui faut un visa. Les autorités verraient sans doute d’un assez mauvais oeil qu’il y retourne pour y chanter au cas où une certaine nostalgie surgirait à nouveau et provoquerait des troubles politiques. Ce serait sans doute plus simple si l’on avait accepté des deux côtés de regarder les choses en face beaucoup plus tôt et de panser les plaies en famille.
Voici son programme :

1 Albeniz : “Asturias”
Le Boléro de Ravel
La neuvième symphonie de Beethoven
titre Symphonique de Nicolas Bacri

Pour les chansons qui disent lui rappeler des souvenirs :

1 titre de Cheikh Raymond “Fad Al Abe”
Adieu mon pays
L’Algérie de Serge Lama

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 Olivier Bellamy reçoit Nadine Trintignant dans Passion Classique

1. Née pour vivre légèrement dans une famille gaie et pleine de fantaisie, Nadine Trintignant a eu son lot d’épreuves. Sa fille Pauline arrachée à l’existence par la mort subite du nourrisson. Sa fille Marie battue à mort par son amant-bourreau. Et Alain Corneau parti lui aussi après trente-sept ans de vie commune, de voyages, de rires, de tendresse. Elle parle d’eux au présent. Ils l’accompagnent toujours. Ils sont sa force. Cette force qui unit la terre et le ciel, on la retrouve aussi dans le mouvement lent du Concerto n° 23 de Mozart que Marie écoutait sans se lasser. Mozart dit tout. Il parle directement à l’âme.
2. Je serai heureux de parler de Mozart plus longuement aux visiteurs du Salon du Livre de Boulogne le samedi 8 décembre à 17 h, à l’occasion de la sortie de mon “Entretien avec Mozart” édité chez Plon pour lequel Milan Kundera, Jean d’Ormesson, Martha Argerich, Michel Legrand et Brigitte Bardot m’ont envoyé de chaleureux mots de félicitations qui me vont droit au coeur.
Voici le programme de Nadine :

Les 4 Classiques :

- Monteverdi “Les vêpres” orchestré par Jordy Saval CD 2 - prendre de 4mn 10 jusqu’à 7mn 36
- Parveen Sultana by Begome - “Tarana in teeltoal” numéro 5, plutôt la fin du morceau
- Zakir Hussein (elle prendra le disque avec elle)
- Baptiste Trotignon “Song song song” - du bist die ruh

Les 3 madeleines :

- Mozart concerto numéro 23, numéro 2 (l’adagio) par Andras Schiff
- Adio Lugallo bella ( de préférence par un chœur d’hommes)
- Baptiste Trotignon “song song song” Brel-Gainsbourg

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ombre