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Olivier Bellamy reçoit Boris Berezovsky dans Passion Classique

Après la disparition de Brigitte Engerer, quelques personnes se sont portées candidates à sa succession pour diriger le Festival Pianoscope de Beauvais. Après les avoir écoutées poliment, la municipalité a pris la bonne décision, la plus conforme à l’esprit du festival, la plus naturelle et la plus intelligente pour son rayonnement en proposant la direction à Boris Berezovsky qui n’avait rien demandé et qui s’est montré infiniment touché par ce choix.
Cet immense et généreux artiste s’est engagé totalement dans la poursuite du projet auquel Radio Classique est fier de s’associer.
Voici son programme :

Les choix
> TCHAIKOVSKY : 3ème mouvement du concerto n° 2.
Interprète : Shura Cherkassky
>Tout SCRIABINE par NEUHAUS
> SCHUMANN
Concerto pour piano et orchestre en la mineur, opus 54 (1845)
1er mouvement ou final
Interprète : Brigitte Engerer

Les madeleines
> Chant géorgien DAIGVIANES
Interprète Hamlet Gonashvili
> Chant géorgien « GAPRINDI SHAVO MERTSKHALO »
Interprète Hamlet Gonashvili
> MAMA par GENESIS
> RAVEL : foxtrot extrait de L’Enfant et les Sortilèges

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Olivier Bellamy reçoit Hélène Mercier dans Passion Classique

Précision et sensibilité ne vont pas forcément de pair. Lorsqu’Hélène Mercier évoque le souvenir de Brigitte Engerer qui fut sa partenaire musicale la plus fidèle et son amie la plus chère, elle parvient à cet équilibre si délicat. Quand on parle d’un ami disparu, on a tendance à idéaliser la personne ou à parler surtout de soi à travers l’autre. Il est si facile parfois de parler des disparus lorsqu’ils ne sont plus là pour vous corriger. En revanche, il est difficile de les décrire hors des clichés abondamment repris. Avec honnêteté, courage et émotion, Hélène Mercier nous a fait revivre Brigitte Engerer telle qu’elle l’a connue et depuis si longtemps, de manière intime, pas seulement la Brigitte sociable et rigolarde, mais la Brigitte exigeante, angoissée, torturée. Soudain je me suis souvenu que lorsqu’elle riait, Brigitte avait toujours une lueur noire dans l’oeil.
Ce qui en faisait une immense artiste, c’est que la vérité de l’oeuvre passait avant ce qu’elle voulait en faire, mais qu’en même temps toute sa personnalité se fondait authentiquement, charnellement, spirituellement, passionnément dans l’oeuvre qu’elle devait incarner. Il nous reste tous ses disques magnifiques qui témoignent de cette résolution du paradoxe de l’interprète qu’elle est parvenue à résoudre. Au prix de grandes joies et de grandes souffrances, comme tout ce qui compte réellement dans la vie.
Voici le programme :
mvt lent du 2eme concerto de Chopin
les tableaux d’une exposition moussorgski
les scènes d’enfants (Rêverie, L’enfant s’endort)
Mozart Concerto pour deux pianos (Engerer Mercier)

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A 87 ans, Peter Brook est un sage qui a gardé la fraîcheur de l’enfance.
Comme tous les grands créateurs anglais, il a été élevé au lait de Shakespeare, c’est-à-dire qu’il ne sépare pas les genres : “la valeur du pudding, c’est au moment où on le mange.” Le réalisme social, l’intime de la chambre à coucher et la grandeur de l’Homme sont en étroite relation. En même temps, il a toujours été conscient de la valeur des autres cultures et a toujours eu le souci de se confronter aux grands mythes universels. Pas par souci politique, par bonne conscience de “métissage”, mais par conviction instinctive qu’aucune vision du monde ne peut se targuer d’une quelconque supériorité.
Le théâtre, selon lui, n’est pas de révéler une vérité, mais de confronter chacun de nous à la complexité des choses.
Le poids des mots ne s’ampute donc jamais de la puissance de la musique et de la force du silence.
Voici son programme :

Beethoven - Trio des fantômes 2ème mouvement – Beaux Arts Trio

César Franck - Piano et Violin Sonata in A major - 1st mouvement.

Mozart – sonate piano N° 8 K310 2ème mouvement – Alfred Brendel

Edith Piaf – je ne regrette rien

Ella Fitzgerald – Let’s do it

Billie Holliday – Summertime

Violetta Parra – Gracias a la vida

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 Olivier Bellamy reçoit Jacques Séguéla dans Passion Classique

L’utilisation de la musique classique dans la publicité est un vrai sujet.
Hélas, peu de publicitaires ont le génie d’un Stanley Kubrick pour faire coller parfaitement un morceau d’oeuvre à des images. La plupart du temps, on se contente de fouiller dans un puits à tubes des morceaux interchangeables pour vendre du papier toilette, des pâtes ou une belle cylindrée. Rares sont les réussites, à l’instar de la CNP, dont l’histoire est exemplaire. Le concepteur du projet a cherché pendant plusieurs mois une musique qui collerait parfaitement à son sujet. Il cherchait une valse pour imiter le mouvement de la vie, de la naissance à la mort puis à la naissance nouvelle. Un vendeur de la Fnac a attiré son attention sur un disque qui venait de sortir : des oeuvres rares de Chostakovitch influencées par le jazz et dirigées par Riccardo Chailly. Il a écouté avant de tomber en arrêt devant la Valse n° 2… Cette musique entraînante et nostalgique est devenue un tube grâce à la publicité. André Rieu en a fait ses choux gras par la suite. Et Stanley Kubrick l’a même utilisée pour son dernier film Eyes Wild Shut.
Toutefois, n’oublions jamais que si l’air de la Reine de la Nuit est si populaire auprès de personnes qui n’ont jamais eu la chance d’aller à l’opéra, c’est grâce à une certaine marque de riz. Et si plus on est de fous, plus il y a de riz, donc de musique, alors oui “y a de la joie !”
Voici le programme de Jacques Séguéla :

Madeleines:
- Femmes je vous aime de Julien Clerc
- Quelqu’un m’a dit de Carla Bruni
- Il y a de la joie de Charles Trenet

Musiques classiques :
- Clair de lune de Debussy
- Boléro de Ravel
- Lac des Cygnes
- Le vol du bourdon

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Olivier Bellamy reçoit Eric-Emmanuel Schmitt dans Passion Classique

Peu d’écrivains et encore moins de philosophes reconnaissent à la musique un pouvoir qui dépasse celui des mots.
Ecrivain fêté dans le monde entier, philosophe de formation et pianiste amateur, Eric-Emmanuel Schmitt s’est octroyé un modèle : Mozart. Pour dire l’indicible, pour traquer l’invisible, autant se choisir celui parmi tous les grands maîtres dont l’art échappe totalement à l’analyse.
Beethoven estimait lui aussi que la musique était supérieure à toute sagesse et à toute philosophie. Et pour Paul Valéry, le musicien est un être “complet”. Physiquement, de manière émotionnelle, spirituelle, intellectuelle, charnelle, cet art nous transperce et nous aide à vivre. Il fallait bien que cela soit dit une bonne fois pour toutes.
Voici son programme :

Menuet dit de Boccherini

- Georges Thill chantant « O Souverain, ô juge, ô Père” du Cid de Massenet

- 2ème mouvement de la Symphonie de Bizet (solo de Hautbois)

Les morceaux de Mozart

- Quintette de Cosi fan Tutte, Acte 1, scène 2 – « Di scrivermi ogni giorno »

- « Laudate Dominum » pour Soprano et chœur -Extrait des vêpres

- Dernier mouvement du Quintette avec clarinette.

- 1er mouvement de la Symphonie nr 25 en sol mineur

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 Olivier Bellamy reçoit Alain Baraton dans Passion Classique

Avec son Dictionnaire amoureux des jardins, le successeur de Le Nôtre à Versailles a écrit un livre solaire. Alain Baraton n’a pas seulement la main verte, il a “l’oeil d’un peintre et l’âme du poète”. Il entend les roses respirer, dialogue avec Monet à Giverny, croise Maupassant au Luxembourg et s’émerveille de la liberté du coquelicot.
Voici son programme :

Charles Trénet : Le jardin extraordinaire
Les 4 saisons de Vivaldi (L’été – 3e mvt)
Casse-noisette de Tchaikovski (pas de deux)
Ave Maria de Schubert

Les 3 madeleines :
Stand by your man par Tamy Wynette
Le Plat Pays de Jacques Brel
Sorry seems to be the hardest de Elton John

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Romain Sardou, un conteur

Le 04 octobre 2012 à 14:05 par Olivier Bellamy

Olivier Bellamy reçoit Romain Sardou dans Passion Classique

Romain Sardou aime raconter des histoires, c’est sa passion.
Dans La Main rouge, il nous plonge dans l’Amérique des colonies au XVIIIe siècle. L’utopie de ce pays s’est forgée à ce moment-là, non sans violence comme on le sait. Il nous a déniché une histoire incroyable que même les Américains ignorent : la création de la Géorgie imaginée par des lords anglais comme un paradis égalitaire.
En musique, Romain Sardou est tout aussi disert. Il parle fort bien de Luther, de la fugue, du contrepoint, avec des images limpides et fortes.
Voici son programme :

3 Madeleines :

Glenn Gould
“So You Want to Write a Fugue?” for Four Voices and String Quartet
The Glenn Gould Silver Jubilee Album

Poulenc
Dialogues Des Carmélites: Acte 3: Tableau 4: Place De La Révolution: Salve Regina
Kent Nagano & Orchestre de l’Opéra de Lyon, 1992

Tartini
Sonata for Violin and Continuo in G Minor, B. G5 - “Il Trillo del Diavolo”: II. Allegro
Anne-Sophie Mutter & Trondheim Soloists
(Ce serait bien d’avoir aussi sous la main la version solo d’Andrew Manze éditée chez Harmonia Mundi en 1997)

4 Morceaux :

Kim & Reggie Harris
Follow the Drinking Gourd
Steal Away: Songs of the Underground Railroad

Dario Marianelli
A Postcard to Henry Purcell
Pride & Prejudice (Music from the Motion Picture)

Schubert
Winterreise, D. 911, Op. 89: Auf dem Flusse
par Ian Bostridge & Leif Ove Andsnes

Gabriela Montero
Spontaneous Composition Based on Toccata in D Minor (BWV 556)
Bach and Beyond

Et un cinquième pour finir :) :

Return to Forever
Hymn of the Seventh Galaxy
Album live : Returns (feat. Al Di Meola, Chick Corea, Lenny White and Stanley Clarke)

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 Olivier Bellamy reçoit Alexandre Tharaud dans Passion Classique

Jean Cocteau était si impliqué dans la promotion du Boeuf sur le toit, ce cabaret mythique qui réunissait le tout-Paris littéraire, musical et artistique, qu’à la mort de Radiguet (l’auteur du Diable au corps prématurément disparu) une mauvaise langue l’a surnommé “le veuf sur le toit”.
Qui d’autre qu’Alexandre Tharaud, aujourd’hui, pouvait faire revivre l’esprit des Années folles avec une telle justesse, sans nostalgie, en réunissant des talents aussi divers et légitimes pour retrouver ici et maintenant la fraîcheur du gai Paris ?
Qu’il joue Rameau au piano avec une tendresse pour Marcelle Meyer, la musique du Groupe des Six sous l’affectueux parrainage de Madeleine Milhaud ou Chopin en passant de la pointe d’argent au piano à soufflet, il garde ce mélange de sérieux et de légèreté, d’esprit critique et de sincérité en des proportions quasi idéales.
Voici son programme :

Pour les madeleines:
1/ MALHER Symphonie n°5 Adagietto (par Sinopoli, DG)
2/ MILHAUD Madame Bovary (avec la voix de Madeleine Milhaud, NAXOS, ou autre disque avec la voix de Madeleine)
3/ LOUIS GANNE Hans le joueur de flûte – Michel Dens

Les 4 classiques:
1/ MADELEINE PEYROUX Don’t cry baby (Universal)
2/ SERGIO FIORENTINO / FRANCK Prélude Aria et final (ou autre pièce par lui)
3/ BACH Variations Goldberg (Zhu Xiao Mei, MIRARE)
4/ GERSHWIN Gerswhin cocktail (par Wiener et Doucet, EMI)

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 Olivier Bellamy reçoit Jean-Pierre Coffe dans Passion Classique

En valorisant le travail des artisans du goût contre l’industrie Tricatel, en fustigeant la mal-bouffe par des saines colères, en démontrant qu’on peut bien manger et boire sans se ruiner, Jean-Pierre Coffe a fait oeuvre d’éducateur. Non seulement il a défendu David contre Goliath, mais il sait nous rappeler des choses simples et vraies à l’écart des écolos idéologues, des hygiénistes de tout poil et des professeurs de vertu : oui, on peut boire, fumer, baiser, en dépit du qu’en-dira-t-on. Oui, un petit coup de blanc avec un bout de pâté à dix heures du matin n’a jamais tué personne. Oui, la musique fait partie des grands plaisirs de la vie comme un verre d’Yquem, l’odeur des câpriers ou un bon pot-au-feu. Oui la grande chanson française tout comme l’opérette bien chantée vaut tout l’or du monde. Si Jean-Pierre Coffe n’existait pas, on ne pourrait plus l’inventer : on a perdu la recette. Qu’il vive donc longtemps, en buvant, etc.
Voici son programme :

Classiques :

- La fille du Régiment
- La Traviata Natalie Dessay ( Sempre Libera)
- Rusalka
- Gloria de Poulenc

Madeleines :

- Dis moi que tu m’aimes de Judith Magre
- En 1900 de Suzy Delair
- La petite boîte en fer blanc de Juliette ou Tu ronfles de Juliette

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