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Stéphane Guillon est-il drôle ?

Le 29 septembre 2012 à 10:22 par Olivier Bellamy

 Olivier Bellamy reçoit Stéphane Guillon dans Passion Classique

Selon le pianiste Alfred Brendel, l’humour est l’envers du sublime. Mais l’humour porte en lui sa part cachée de sublime, comme le diable est un ange déchu. C’est l’autre face d’une même pièce. Michel Boujenah nous avait dit dans Passion Classique : juste en-dessous de Dieu, il y a les musiciens et ceux qui font rire. Ce qui est à peu près la même idée.
Pourquoi Molière nous fait-il rire quatre siècles plus tard ? Pourquoi Charlie Chaplin est-il si drôle ? Pourquoi Mozart nous touche-t-il autant ? Parce que derrière des mots ou des notes, nous retrouvons une humanité, un mélange de tendresse et de lucidité qui traverse le temps.
Stéphane Guillon est-il drôle ? Développe-t-il une vision de l’Homme à travers les personnages qu’il caricature ?
Non, son ambition est moindre. Il veut dire ce que tout le monde pense tout bas. Ce qui le rapproche finalement d’un Jean-Marie Le Pen. N’ayant pas réussi une carrière de comédien, il s’est mis à vouloir faire du “buzz”. Il aime franchir la ligne jaune, mais pleurniche dans un livre lorsque son patron dit : “Ça suffit !” Il traite Martine Aubry de “pot à tabac”, glose sur le vit de DSK et aimerait qu’on lui reconnaissance des qualités littéraires. Lorsqu’on dit qu’il est un “comique”, il précise : “Non, humoriste”. A insulter la terre entière, on en est pas moins sourcilleux sur le vocabulaire dès qu’il s’agit de soi. Il donne sa place à une vieille dame dans le bus et voudrait qu’on lui reconnaisse des qualités de coeur. Il joue dans une pièce de Kressmann Taylor pour réhabiliter son image, mais a peu de choses à dire sur l’auteur, le style, la force du texte. Il souhaite être invité dans une émission musicale, mais qu’a-t-il partagé avec nous de personnel sur les Quatre Saisons de Vivaldi ou la Neuvième Symphonie de Beethoven ? Que nous a-t-il appris sur l’art, la vie et l’humanité ? Rien. En fait, Stéphane Guillon n’est intéressé que par lui-même. Cela ne l’empêche pas d’être sympathique et même touchant, ce qui n’est pas toujours le cas chez les nouveaux procureurs généraux du rire qui font recette dans les médias en raillant la surface des êtres et des choses sans rien révéler de profond.
Voici son programme :

Amy Winehouse : Rehab
John Lennon : Imagine
Leonard Cohen : Alleluyah

Les 4 Saisons de Vivaldi
9e Symphonie de Beethoven (4e mvt)
Tchaïkovski : Concerto pour violon 1er mvt
Boléro de Ravel

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Télérama n’aime pas Mozart

Le 28 septembre 2012 à 12:05 par Olivier Bellamy

Lu sur telerama.fr :
Mozart, précieux et ridicule sur Radio Classique
ON A ÉCOUTÉ | Mozart ressuscité ? Olivier Bellamy affirme le recevoir dans “Passion Classique” ce jeudi à 18h. Il s’agit en fait d’Eric-Emmanuel Schmitt qui lit, entre autres, des extraits… du livre de Bellamy.

Le 27/09/2012 à 00h00 - Mis à jour le 27/09/2012 à 17h43
Laurence Le Seaux

Olivier Bellamy. © DR
Sur Radio Classique, on n’a peur de rien. Ce jeudi 27 septembre, à 18h, Olivier Bellamy reçoit dans Passion classique Wolfgang Amadeus Mozart. Incarné par l’écrivain Eric-Emmanuel Schmitt (auteur de Ma vie avec Mozart), le compositeur revenu d’entre les morts répond à son interlocuteur en empruntant les phrases d’un certain… Olivier Bellamy. L’émission a germé « d’un entretien que vous avez eu l’extrême gentillesse de bien vouloir m’accorder, qui paraît aux éditions Plon », précise le producteur, conscient que l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même. Pour cette subtile autopromo, il a mixé des extraits de son propre livre, et d’autres de la correspondance de Mozart. Une heure durant, la conversation alterne questions souvent concrètes et réponses courtes, sinon lapidaires.

Dans le rôle du génie autrichien, Eric-Emmanuel Schmitt s’en sort honorablement, se montrant plutôt bon comédien. Son texte ne procure malheureusement pas le même plaisir à l’auditeur : si l’on apprécie le réalisme de la restitution (on apprendra que l’artiste prend du sirop de figue et du lait d’amande pour soigner un rhume), on s’enthousiasme beaucoup moins pour le contenu de cette interview décalée. Par un effet cumulatif sans doute, Mozart-Schmitt semble enfiler les perles avec une étonnante constance. Particulièrement quand l’émission vire à la confession people, débordante de guimauve. « Pendant votre troisième séjour parisien, votre mère a fermé les yeux pour toujours. En plus du chagrin qui vous dévasté, cela fut-il pour vous une source de culpabilité ? », l’interroge Olivier Bellamy. « Dieu l’a rappelée à lui, il l’a reprise comme il me l’avait donnée. (…) Elle est morte sans s’en apercevoir, comme une lumière qui s’éteint. »

Longuement interrogé sur sa vie amoureuse, le compositeur de La Flûte enchantée ou de Don Giovanni se laisse aller à des confidences sucrées : s’il est heureux en ménage ? « Comme la lune a deux faces, le ménage offre beaucoup de joies et de soucis » ; que s’est-il passé quand sa douce Aloysia l’a rejeté ? « J’ai pleuré, je suis sensible. Qui n’est pas fou quand il est amoureux ? » Encore plus croustillants, le souvenir de son mariage (« Au moment où nous avons été unis, ma femme et moi avons fondu en larmes, tout le monde a été touché y compris le prêtre (…), cette contagion venait de l’émotion de nos cœurs »), ou celui du départ de son épouse pour Baden afin d’y prendre les eaux (« Dès le sixième jour il me semblait qu’il s’était passé un an »).

Les aspirations artistiques de Mozart sont gaiement oubliées, et sa technique résumée en quelques secondes – « l’essentiel, c’est la mesure » – à la toute fin de cette Passion classique. Dont les artifices et l’enjouement forcé (on ne compte plus les « cher Mozart » ou « chers auditeurs » lâchés par l’animateur) finissent par écœurer.

Passion Classique, jeudi 27 septembre 2012 à 18h sur Radio Classique.

Et voici ma réponse qui part au courrier aujourd’hui :

Olivier Bellamy à Laurence Le Saux
Télérama

Paris, le 28 septembre 2012

Madame,

Je viens à l’instant de lire votre compte-rendu assez amusant de l’émission « Passion Classique avec Mozart » diffusée sur Radio Classique hier soir.
Qu’il me soit permis de porter à votre connaissance deux précisions.
1. Vous écrivez que Mozart est un « génie autrichien ». Or il est né à Salzbourg, principauté du Saint-Empire romain germanique et se définit lui-même comme un compositeur allemand.
2. Vous écrivez que les réponses de Mozart (incarné gracieusement par Eric-Emmanuel Schmitt) sont « d’un certain Olivier Bellamy » et vous affirmez deux lignes plus loin qu’elles seraient un « mixage » de mon livre et de la correspondance du compositeur. Ce n’est pas exact. Toutes les réponses sont issues de la correspondance de Mozart à la virgule près. Ainsi, ce que vous jugez « précieux », « sucré » ou « ridicule » est… de la plume du « génie autrichien ».
Qui est « ridicule » en l’occurrence ? Mozart ou vous ?
Je respecte votre « écoeurement » à l’écoute de ce programme qui a remporté un vif succès auprès de nos auditeurs, mais je déplore que votre empressement à le faire savoir sur telerama.fr vous ait malheureusement empêchée d’exercer votre devoir de journaliste : vérifier avant de juger.
Cela m’amuse d’autant plus que Télérama, il y a quelques années, avait publié une interview imaginaire de Mozart, sur le même principe, avec des réponses aussi « people » puisque vous n’êtes pas sans savoir – écrivant dans le premier journal culturel de France – que Mozart parle fort peu de ses « aspirations artistiques » dans ses lettres. Et tant mieux puisque tout est dans sa musique et qu’il suffit de l’écouter pour le comprendre… A condition, comme le dit Mozart lui-même, de ne pas avoir « de longues oreilles ».
Enfin, vous commencez votre article par : « Radio Classique n’a peur de rien ». Assurément. De quoi faut-il avoir peur ? De déplaire aux cuistres ? Ce n’est pas notre façon de voir.
En vous remerciant de vous intéresser aux programmes de Radio Classique que la direction de Télérama ne méprise pas tant que vous puisque votre journal y achète des espaces publicitaires par la voix de Fabienne Pascaud.
Avec ma parfaite considération.

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Michaël Gregorio, un phénomène

Le 28 septembre 2012 à 09:05 par Olivier Bellamy

 Olivier Bellamy reçoit Michaël Gregorio dans Passion Classique

Il est bourré de talent, possède l’oreille de Dionysos, tout en restant ado, naturel, gentil. Un véritable amour de garçon qui ne la ramène pas et qui est très curieux sur le plan musical. Michaël Gregorio mérite son succès et l’affection de ses fans.
Voici son programme :

- Blur Song 2 Voyage en Angleterre 98, Fifa 96
- Radiohead: No surprises, Street Spirit, High and Dry et Fake Plastic Trees en boucle dans mon MD. Lycée, trajets en bus, devoirs!
- Enfance: Johnny B. Good Chuck Berry

Chostakovitch Concerto pour piano n°2 2e mouvement. Andante
Puccini Tosca E lucevan le stelle
Roussel Odes Anacréontiques
Léo Delibes - Lakmé

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Entretien avec Wolfgang Amadeus Mozart d’Olivier Bellamy

Merci à Eric-Emmanuel Schmitt d’avoir bien voulu incarner Wolfy dans ce Passion Classique exceptionnel. J’ai d’abord songé à un acteur et puis je me suis dit qu’un créateur, si proche de Mozart, qui nourrit une longue intimité existentielle avec ce compositeur unique, trouverait des accents plus authentiques, plus naturels.
Jean-Claude Simoën, éditeur chez Plon, écrivain, explorateur, amateur d’art, immensément cultivé et amoureux de musique, m’a proposé de réaliser un “Entretien” dans sa belle collection qui mêle habilement des questions fictives à des réponses authentiques. J’ai tout de suite répondu : Mozart ! Et je me suis mis au travail en relisant toute sa correspondance pour en tirer un livre vivant qui nous fasse passer un moment avec le vrai Mozart, comme si je l’avais vraiment rencontré. Expérience fascinante, inoubliable. J’espère que le lecteur ressentira la même chose.
Voici le programme de cette émission :

Air de Tamino « Dies Bildnies » (Flûte enchantée) par Jonas Kaufmann
Quintette avec clarinette K 581 (2e mvt) Sabine Meyer
Variations Fischer
Concerto pour flûte et harpe (2e mvt) (Abbado)
Sonate en la mineur K 310 (Lipatti)
Concerto pour piano n° 22 – rondo (Perahia)
Pa-pa geno (La Flûte enchantée)
Requiem « Lacrimosa » (Muti)

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 Olivier Bellamy reçoit Philippe Torreton dans Passion Classique

Il y a peut-être deux races principales d’acteurs en France. Ceux qui laissent passer le personnage à travers eux et qui sont géniaux comme Gérard Depardieu et Isabelle Huppert. Ce sont de purs interprètes musicaux. Et puis d’autres qui s’engagent corps et âme dans un personnage et qui nous bouleversent comme Philippe Torreton. Il faut l’avoir vu dans Présumé coupable sur l’affaire Outreaux…
Dans Tous cobayes ? il est le narrateur. C’est un film coup de poing qui ne laisse personne indifférent. Un film journalistique au meilleur sens du terme qui décrit une expérience terrifiante sur les OGM. Une enquête poussée. La thèse est brillante, c’est un exploit. En même temps, c’est un film militant. Donc est-ce du cinéma ?
Il se trouve que j’ai vu hier Tell me lies de Peter Brook, film sur la guerre du Vietnam vue d’Angleterre, tourné en 1968 et inédit (il sortira le 10 octobre). C’est un film choral, théâtral, polyphonique, gai et tragique, avec de vrais acteurs, façon documentaire, construit comme une pièce de Shakespeare. Un chef-d’oeuvre. Intemporel. Fait pour durer. Peter Brook viendra nous en parler prochainement dans Passion Classique.
C’est la beauté et la limite de l’engagement : c’est monodique et pas polyphonique. Le spectateur n’a qu’un seul son de cloche. Or la vérité humaine est toujours plus complexe.
Voici son programme :
1/La Spagna:Danza Alta(inst.)
(Francisco de la Torre) - Plage 6

Hesperion XXI , Jordi Savali&La Cape….
Isabel I,Reina de Castilla

2/Chaconne de la Partita numéro 2 en re mineur pour violon
De Bach par Yehudi Menuhin

3/adagio du concerto numero 23 en sol mineur de Mozart
Par Clara Haskil

4/ adagio de la 7e de Beethoven par le L.S.O. Josef Krips

Madeleines musicales

- Jean Ferrat Ma France

- Allain Leprest Il pleut sur la mer

- Higelin et Areski Remember

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Patrice Leconte, musique maestro !

Le 25 septembre 2012 à 14:18 par Olivier Bellamy

Olivier Bellamy reçoit Patrice Leconte dans Passion Classique

1. C’est toujours un plaisir de recevoir Patrice Leconte. Réalisateur de grand talent et mélomane curieux.
2. Pour mettre mon grain de sel dans la conversation soprano/mezzo sur ce blog, je tiens à dire qu’autrefois la frontière entre mezzo et soprano était moins précise qu’aujourd’hui. Les carrières lourdes, les voyages obligent les chanteurs à se spécialiser dans un registre, une couleur, un type de voix particulier, sinon c’est la retraite anticipée assurée. Maria Callas possédait un ambitus de trois octaves et demie, couvrant donc largement mezzo et soprano (dans “Una voce poco fa” avec Serafin, elle fait les fioritures des deux voix dans le même air). Aujourd’hui, les jeunes chanteuses doivent impérativement déterminer (avec leur professeur, quand il est bon) le centre de leur voix, et donc leur registre le plus naturel, celui qui ne fatiguera pas trop leurs cordes vocales. Au disque, c’est différent, un soprano léger comme Julia Migenes a pu enregistrer Carmen ; elle n’aurait pas pu le faire longtemps sur scène. Quant aux aigus de Maria Callas, c’est surtout un problème de micro. Sa “grande vilaine voix” (Serafin) était prise de trop près par les ingénieurs du son d’EMI. Ses aigus étaient beaucoup moins stridents sur les disques live.
3. Ne manquez pas l’émission de jeudi : Wolfgang Amadeus Mozart vient en personne dans Passion Classique à l’occasion de l’Entretien qu’il m’a accordé et qui sort ce jour chez Plon.
Voici le programme de Patrice Leconte :

- Dvorak - STRING QUARTET in F Op. 96 “ American” -
> 2ème mouvement lento.

3 MADELEINES :
>
> - Dany Elfman - L’ETRANGE NOEL DE Mr JACK (film) - plage 1
>
> - Ismail Darbar - DEVDAS (film) - plage 19
>
> - Philip Glass - POWAQQATSI (film) - plage 1
>
> 4 TITRES CLASSIQUES:
>
> - Dimitri Schostakovitch - Symphonie N°10 - plage 2 (allegro)
>
> - Schubert - SONATE EN LA MAJEUR D.959 - 2ème movement “andantino”.
>
> - Leos Janacek - IDYLA - 1er mouvement “Andante”.

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 Olivier Bellamy reçoit Charlotte de Turckheim dans Passion Classique

La première fois que j’ai rencontré Charlotte de Turckheim, c’était il y a plus de quinze ans. J’étais jeune journaliste au Quotidien de Paris et l’attachée de presse m’avait organisé un déjeuner avec l’actrice dans un restaurant chic du quartier de l’Alma. C’était assez rare, car généralement les interviews se passaient dans une loge mal chauffée, un café bruyant, voire dans un taxi en route pour l’aéroport quand il s’agissait d’une star américaine surbookée.
Le déjeuner s’est déroulé dans la bonne humeur, bonne chère, bon vin… Au moment du café, Charlotte de Turckheim a aperçu Fabrice Luchini à l’autre bout du restaurant et s’est levée pour lui dire bonjour. C’est ce moment qu’a choisi le maître d’hôtel pour m’apporter une note plutôt salée. Je ne me voyais pas apporter une note de frais à Philippe Tesson, car le journal était en grave difficulté financière. Je ne me voyais pas non plus régler ce montant astronomique : je tirais le diable par la queue et vivais dans un 20 m2 (où les livres et les disques occupaient la plus grande place) au 6e sans ascenseur. Deux mois de pâtes en perspective. Quand Charlotte est revenue pour prendre congé, car un taxi l’attendait (moi j’avais le temps, le métro ne m’attendait pas), j’ai trouvé le courage, rouge jusqu’aux oreilles, de lui dire : “Comment fait-on pour la note ?” Elle a paru surprise : “Comment ça se passe d’habitude ?” Moi : “Généralement, je ne paie jamais.” Et elle : “Moi non plus”. Et nous avons éclaté de rire. Très gentiment, elle a sorti sa carte goldissime en me disant : “Il faudra que je pense à utiliser cette histoire dans un sketch”. L’attachée de presse s’est ensuite pris un bon savon par Armelle Héliot qui dirigeait le service culture du journal et à qui j’avais raconté la mésaventure.
En voyant plus tard le film “Une journée chez ma mère”, j’ai bien ri lorsque la châtelaine se plaint d’impôts trop lourds à son jardinier qui lui répond qu’il n’en paie pas. “Mais comment faites-vous ?” lui demande-t-elle. Et lui : “Je gagne peu d’argent.” Et elle : “Mais quelle bonne idée !” Tordant, non ?
Voici son programme :

Pour les titres classiques :
“Violin Sonota La Follia, Opus 5, No. 12″, Arcangelo Corelli (BO Jefferson à Paris)
Wagner : Ouverture de Tannhauser
Prélude de Lohengrin

Pour les madeleines :
“Volver Volver”, Chavela Vargas
Raul Paz
Gente De Zona

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Olivier Bellamy reçoit Titoff dans Passion Classique

Ah, Marseille ! La Bonne Mère, la statue du David, la clameur qui s’élève du stade vélodrome les soirs de match, l’odeur du thé à la menthe rue Vincent-Scotto, les minots qui se prennent pour Zidane dans les quartiers nord, les “pouffiasses” qui tournent autour de l’Opéra, le farniente sur la plage du Prophète, les joueurs de pétanque qui se disputent le point, l’anisette sur le Vieux-Port, les courses au Sodim, la tchatche des chauffeurs de taxi, les marches de la gare Saint-Charles, le sens de la famille et ce goût pour le temps perdu qui nous donne l’impression d’avoir l’éternité devant soi. Et le souvenir de Frédéric Chopin rentrant de Majorque, malade, soutenu par George Sand, et jouant à l’orgue de l’église Notre-Dame-du-Mont aux obsèques du ténor Adolphe Nourrit défenestré à trente-sept ans…
Il y a tout cela dans la fausse nonchalance de l’ami Titoff qui aime rire et faire rire ses amis.
Voici son programme :

Mozart : Concerto pour flute et harpe – 2e mvt
Chopin: Nocturne N° 15 par E. Leonskaja
Satie : Gymnopédie n° 1
Bach : Fugue en do mineur par H. Grimaud

Madeleines
Gilbert Montagné : On va s’aimer
Prince : Girls and Boys
Robe Base & DJ EZ Rock : It takes two

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Olivier Bellamy reçoit Alfredo Arias dans Passion Classique

Il n’a pas la tête de l’emploi. Après avoir vu les spectacles baroques d’Alfredo Arias, on s’attendrait à voir une sorte de savant délirant, mélange de professeur Tournesol et du général Alcazar, parlant avec les mains et marchant sur les pieds des dames. Pas du tout. C’est un petit homme élégant et fin. On oublie qu’il y a du mathématicien chez le poète, de l’architecte chez le plus imaginatif des metteurs en scène et que pour attraper la lune avec son lasso, il vaut mieux se lever tôt le matin que passer ses nuits chez Castel.
Voici son programme :

4 morceaux classiques :

- LES INDES GALANTES de Jean-Philippe Rameau

4eme entrée : Les Sauvages

Direction musicale : William Christie

- THE RAKE’S PROGRESS d’Igor Stravinsky

- LES MAMELLES DE TIRESIAS de Francis Poulenc

- MORT A VENISE de Benjamin Britten

Pour les 3 madeleines musicales
- Bola de Nieve
- La Lupe
- Olga Guillo

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 Olivier Bellamy reçoit Catherine Pégard dans Passion Classique

Si le château de Versailles fascine à ce point le monde entier, c’est que tous les arts s’y trouvent réunis : l’architecture, la peinture, la sculpture, la poésie, le théâtre et bien sûr la musique. La musique était partout du temps de Louis XIV : à la chapelle, dans la chambre du Roy, pour les soupers du Roy, dans les salons, dans les jardins… Comment ne pas penser aux motets de Lully, aux symphonies de Delalande, aux pièces d’orgue de François Couperin, aux messes de Campra. Puis ce sera Mondonville, Rameau, Gluck… La musique a toujours façonné l’âme de Versailles.
On ne peut se réjouir que Catherine Pégard, présidente du domaine national, authentique mélomane et femme de culture, ait voulu créer une saison musicale digne du génie des lieux. On n’en attendait pas moins d’une ancienne chroniqueuse de Radio Classique qui, là aussi, a laissé son empreinte.
Lire le très bel article de Philippe Beaussant de l’Académie française et “Vingt-quatre heures de la vie de Marie-Antoinette” par Catherine Pégard, dans le hors-série du Figaro Versailles secret.
Voici son programme :

Madeleines
Chopin – Valse no 7 par Samson François
Barbara – Drouot
Gluck – Orphée - Air : Che faro senza Eudirice par Kathleen Ferrier (live à Amsterdam / dir Bruck)

Titres :

Hasse – Didone Abandonnata - Air: Chiama mi pur cosi par Valer Barna-Sabadus
Wagner – Tristan - mort d’Isolde par Waltraud Meier direction Daniel Barenboim
Haendel – Serse – Air : Ombra mai fu par Cecilia Bartoli
Dvorak – Concerto pour violoncelle par Pierre Fournier / Szell

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