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Jean Nainchrik, fédérateur de talents

Le 05 juillet 2012 à 09:03 par Olivier Bellamy

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Beau moment d’émotion quand Jean Nainchrik nous a raconté l’histoire de ses parents : père venant de Constantinople, mère revenant de l’enfer en Pologne, les puces de Saint-Ouen… Ils parlaient des horreurs de la guerre à leurs enfants, non pour se plaindre, mais pour les informer des méfaits du rejet de l’autre, et ils riaient, et ils chantaient, pour célébrer la vie.
L’agent d’artistes ou le producteur d’un film n’est pas forcément quelqu’un qui cherche à gagner beaucoup d’argent, mais qui souvent aime fédérer les talents, accompagner une carrière, permettre à une oeuvre de voir le jour. Jean Nainchrik est resté discret sur les moutons noirs de la profession pour mieux célébrer les grands de son métier. Ainsi, dans son dernier livre, Roselyne Bachelot raconte que son père dentiste disait à sa soeur, dentiste également : “Dans la bouche de tes patients, tu vas souvent voir le mauvais travail de tes confrères. Ne les critique pas, car le patient ne se dira pas : “Comme j’ai de la chance de tomber enfin sur un bon médecin”, mais “on ne peut décidément faire confiance à personne”.
Votre conversation, chers amis blogueurs, suite à l’anecdote de Marie d’Alsace, me rappelle ce que m’avait dit un psychologue : de nombreux conflits dans la vie de tous les jours sont causés par le fait que nous avons tous tendance à surestimer les causes de nature au détriment de celles relatives au contexte. Ainsi, lorsque notre voisin, au concert, se lève dès le début des applaudissements et se dirige vers la sortie, notre premier réflexe n’est pas de penser que son enfant est peut-être malade et qu’il doit vite rentrer, ou que sa voiture n’est pas très bien garée et qu’il s’inquiète de la retrouver à la fourrière, mais qu’il s’agit d’un malotru.
Voici son programme :

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Il y a 12 commentaires pour cet article :

1 HOLDRINET, le 05 juillet 2012 à 13:39 :

Votre conclusion à notre conversation Olivier, m’a bien fait rire. Malheureusement les “malotrus” sont partout et indisposent même les psychologues ou psychiatres lorsqu’ils ont quitté leur costume (de psy…!).

Emouvante l’histoire personnelle de
Jean Nainchrik. La naissance du marché Vernaison des puces de St Ouen semble surréaliste. Extra.

2 Nelly, le 05 juillet 2012 à 14:34 :

Souvenirs… ce marché de St Ouen lorsque je travaillais dans le 18ème combien de fois y sommes nous allés le midi, flâner et manger ‘une frite-saucisse’. Maintenant que je regarde peu la télévision hier en me souvenant de l’Homme aux semelles de vent, des Thibault, d’André Morin prêtre, j’ai regardé le premier épisode d’Inquisitio. Irai-je jusqu’au bout de la série?

3 marie-alsace, le 05 juillet 2012 à 23:05 :

La nature humaine est faite de millions de point d’interrogation, c’est en cela qu’elle est attachante et son étude passionnante. Tout comme Claudette, Olivier Bellamy, votre conclusion pacifiste m’a fait sourire. Il faut être parisien pour penser à la fourrière :-)

4 HOLDRINET, le 06 juillet 2012 à 21:08 :

http://www.youtube.com/watch?v=G4nX0Xrn-wo&sns=em

Juste pour sourire… Pas sûre que ça marche.

5 Sandrine, le 07 juillet 2012 à 07:41 :

Merci Claudette pour ce réveil en musique! Très drôle! Bon we à tous.

6 Itié, le 07 juillet 2012 à 11:38 :

Une machine à écrire fort bien mise en scène et interprétée ! Trés drôle , merci Claudette !

7 Solly, le 07 juillet 2012 à 14:04 :

Toujours amusant! Mais tendresse à Jerry et à sa machine virtuelle, art transparent, absurde vérité.

8 Nelly, le 07 juillet 2012 à 14:28 :

Oui Claudette: toujours autant de plaisir avec la machine à écrire. A tous aussi bon we.

9 Patrick Delaunay, le 07 juillet 2012 à 16:01 :

La bonne vieille machine à écrire de Simenon et “papa” Hemingway, et de bien d’autres, trouve là une carrière, une nouvelle vie tout à fait inattendue.
Le texte tapé sur la feuille blanche ? De l’écriture automatique ? non, rythmique.

10 Solly, le 07 juillet 2012 à 22:57 :

Et “Papa” Haydn, à côté de son Philosophe, de son Echo, de son Feu, de son Palindrome, de ses Tempora Mutantur, de son Impériale, de son Maître d’école, de son Distrait, de son Ours, de sa Poule, de sa Reine, de sa Surprise, de son Horloge, de son Roulement de timbale, j’en passe, en eût-il fait une symphonie?

11 Sandrine, le 08 juillet 2012 à 22:38 :

A propos des malotrus : « Un homme d’esprit et d’un caractère simple et droit peut tomber dans quelque piège ; il ne pense pas que personne veuille lui en dresser,…les mauvais plaisants l’entament par cet endroit. Il n’y a qu’à perdre pour ceux qui en viendraient à une seconde charge : il n’est trompé qu’une fois ;… un sot ni n’entre, ni ne sort, ni ne s’assied, ni ne se lève, ni ne se tait, ni n’est sur ses jambes, comme un homme d’esprit » La Bruyère.

12 Solly, le 08 juillet 2012 à 22:53 :

Ce si joli mot de “fantasque”, Sandrine, à propos de D. Visse, très beau haute-contre.
Et joli trait, d’”esprit” comme il se doit avec lui, et si vous permettez avec vous, de M. de La Bruyère.
Sage et fantasque, ainsi rêve-t-on d’être.


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