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André Lorant, Budapest, Balzac et la musique

Le 19 mai 2012 à 08:21 par Olivier Bellamy

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1. Né en 1930 à Budapest, André Lorant a porté l’étoile jaune en 1944. Considéré comme “ennemi de la classe ouvrière” en 1956, il a émigré en France et s’est passionné pour le roman balzacien dont il est devenu l’un des grands spécialistes. Auteur encyclopédique, écrivain à la puissance de travail légendaire, Balzac ne s’est pas contenté de dépeindre la société de son temps mieux qu’aucun de ses contemporains, il a abordé tous les genres (réalisme humain, social et poétique, fantastique, mysticisme…) avec une force prométhéenne. Sans Balzac, il n’y aurait peut-être pas eu Flaubert, Proust ou Dostoïevski (qui avait tout lu à seize ans). Il a été le Beethoven de la littérature.
André Lorant nous a magnifiquement parlé de la vie musicale à Budapest après la guerre : Annie Fischer, Klemperer…
2. C’est avec tristesse que nous apprenons la disparition du baryton Dietrich Fischer-Dieskau qui a aussi bien chanté l’opéra allemand, le lied, que l’opéra italien. Et également celle de la pianiste France Clidat, surnommée “Madame Liszt”, que nous avions reçue dans Passion Classique.
Voici son programme :
Les “madeleines”:

• HOMMAGES: évocation d’Annie Fischer Sonate Waldstein de Beethoven, Rondo
• Klemperer à Budapest: La Flûte enchantée (acte I, extrait du quintette n°5, scène de la flûte et du carillon, disque n°1, plage 6 (à partir de 4’40)
° Fidelio acte I, n°3, (quatuor en canon) , disque 1, n°6, 4’ (Klemperer)

- prière de Moïse de Rossini, disque n°2, 2O – 5’

L’avant-dernière scène de Don Giovanni, Mitropoulos, 3e disque, n°7 –5’

3e symphonie (2nd mouvement, début de la partie médiane) (Thieleman)

6. Robert le Diable, de Meyerbeer (cabalette d’Isabelle, June Anderson)

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Il y a 5 commentaires pour cet article :

1 Lily, le 19 mai 2012 à 10:14 :

Un invité de qualité, ses choix musicaux le sont tout autant. J’aurais aimé connaître sa petite trilogie d’antan, la vie l’amour la mort.
Deux immenses musiciens classiques disparaissent. Exemplaires sans frime.
Souvenirs, serrements de cœur, respect.
Comme d’habitude, les JT n’en ont soufflé mot.

2 Patrick Delaunay, le 19 mai 2012 à 11:51 :

Balzac, Beethoven, Rodin, Stendhal, Meyerbeer, le Diable… Que demande le peuple !?
Honoré, maître du roman passionnant, comme Fedor.
Deux titans.

3 HOLDRINET, le 19 mai 2012 à 12:08 :

Grande émission, en qualité d’échange, ponctué d’un programme musical que j’ai particulièrement aimé.

J’ai divers enregistrements de F. Dieskau,
immense baryton. Il me bouleverse particulièrement dans les Lieder de Schubert.
Joli panel de génies, Patrick!

4 Roberto Livadiotti, le 19 mai 2012 à 13:43 :

Emission très intéressante avec A.Lorent qui a écrit sur Balzac,ce titan du roman,et des choix musicaux très bons et peu communs,avec Beethoven,titan de la musique,Mozart et Rossini,un Richard Strauss annoncé dans le programme,mais qu’on n’a pas entendu et par contre un Meyerbeer dont j’aurais pu m’en passer.

5 Roberto Livadiotti, le 21 mai 2012 à 13:47 :

En ce moment on peut écouter sur la chaîne Mezzo, “Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg” de Wagner,opera magnifique et très lyrique.


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